Skip to main content
CMAJ : Canadian Medical Association Journal logoLink to CMAJ : Canadian Medical Association Journal
. 2026 Apr 27;198(16):E634–E635. [Article in French] doi: 10.1503/cmaj.251058-f

Alopécie androgénogénétique chez la femme

Eric McMullen 1, Ammar Saed Aldien 1, Cathryn Sibbald 1, Jeffrey Donovan 1,
PMCID: PMC13121038  PMID: 42049260

L’alopécie androgénogénétique chez la femme est un trouble courant de perte de cheveux non cicatricielle

La prévalence de l’alopécie androgénogénétique chez les femmes augmente avec l’âge; 12 % des femmes présenteront des symptômes au plus tard à 29 ans, 25 % au plus tard à 50 ans et de 41 % à 50 % à l’âge de 70 ans ou plus1. Parmi les facteurs de risque, mentionnons l’hérédité et les affections endocriniennes (p. ex., syndrome des ovaires polykystiques, hyperplasie surrénalienne, tumeurs ovariennes ou surrénaliennes)1,2.

Le diagnostic de l’alopécie androgénogénétique chez la femme est clinique

Les patientes présentent initialement une perte de cheveux diffuse ou au centre du cuir chevelu accompagnée d’une miniaturisation progressive des follicules pileux; ce tableau clinique diffère de celui de l’alopécie androgénogénétique chez l’homme, qui apparaît habituellement au niveau des tempes ou de la couronne1,2. Le diagnostic différentiel comprend l’effluvium télogène, une perte de cheveux diffuse souvent provoquée par le stress psychologique, la perte de poids ou la carence en fer2,3.

D’autres examens et consultations peuvent clarifier le diagnostic

Un test de traction des cheveux peut aider à écarter l’effluvium télogène. Lorsqu’on tire sur une petite mèche du cuir chevelu et que 6 cheveux ou plus s’arrachent facilement, le test est positif, mais dans le cas de l’alopécie androgénogénétique, il est généralement négatif ou localisé au centre du cuir chevelu2,3. On doit effectuer d’autres examens (p. ex., dosage de la ferritine ou de la thyréostimuline) seulement si l’on soupçonne d’autres diagnostics2. Les taux d’androgènes sont généralement normaux; leur dosage est donc inutile2. L’orientation en dermatologie est recommandée si le diagnostic n’est pas clair afin d’écarter les autres affections, telles que les alopécies cicatricielles, ou si la perte de cheveux est accompagnée de prurit, de sensation de brûlure ou de douleur2. La biopsie capillaire n’est habituellement pas indiquée1.

Le traitement vise à ralentir la progression

Les traitements de première intention comprennent le minoxidil topique (solution à 2 % 2 fois par jour, ou mousse à 5 % 1 fois par jour) et la spironolactone orale (jusqu’à 100 mg 2 fois par jour)1,2. Les options de deuxième intention comprennent le minoxidil oral, le finastéride, le traitement au laser de faible intensité, l’injection de plasma riche en plaquettes et la prise de contraceptifs oraux1,2. La plupart du temps, il faut compter de 6 à 12 mois avant d’observer une réponse au traitement, qui peut être accompagnée d’une chute de cheveux transitoire initiale2. Lors d’un essai randomisé contrôlé, l’efficacité moyenne du minoxidil topique à 5 % était de 42 sur 100 selon une échelle analogique visuelle, selon l’évaluation par les chercheuses et chercheurs, ce qui indique une amélioration modérée4. Un examen systématique de la monothérapie par spironolactone a révélé une densité capillaire accrue dans 43 % des cas5. L’association de traitements peut améliorer l’efficacité. On peut indiquer une greffe de cheveux en cas d’alopécie localisée. La plupart des traitements pharmacologiques sont contre-indiqués pendant la grossesse1.

L’alopécie androgénogénétique chez la femme entraîne des conséquences psychologiques

Le dépistage de la dépression et de l’anxiété est justifié, car l’alopécie androgénogénétique chez la femme est associée à un stress psychologique6.

Voir la version anglaise de l’article ici : www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.251058

Footnotes

Intérêts concurrents : Cathryn Sibbald déclare avoir reçu des honoraires de consultation des sociétés AbbVie, Leo Pharma, Incyte, Sanofi, UCB Pharma et Arcutis; elle occupe un poste de direction au sein de Camp Liberté. Jeffrey Donovan déclare avoir reçu des redevances de l’entreprise UpToDate, des honoraires de consultation des sociétés Pfizer et Vichy, et des honoraires de la société Vichy. Le Dr Donovan participe aussi au conseil d’administration de la Scarring Alopecia Foundation et occupe le poste de directeur du programme de formation Evidence-Based Hair Fellowship. Aucun autre intérêt concurrent n’a été déclaré.

Cet article a été révisé par des pairs.

Traduction et révision : Équipe Francophonie de l’Association médicale canadienne

Références

  • 1.Fabbrocini G, Cantelli M, Masarà A, et al. Female pattern hair loss: a clinical, pathophysiologic, and therapeutic review. Int J Womens Dermatol 2018;4:203–11. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]
  • 2.Starace M, Orlando G, Alessandrini A, et al. Female androgenetic alopecia: an update on diagnosis and management. Am J Clin Dermatol 2020;21:69–84. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
  • 3.Chien Yin GO, Siong-See JL, Wang ECE. Telogen effluvium — a review of the science and current obstacles. J Dermatol Sci 2021;101:156–63. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
  • 4.Lucky AW, Piacquadio DJ, Ditre CM, et al. A randomized, placebo-controlled trial of 5% and 2% topical minoxidil solutions in the treatment of female pattern hair loss. J Am Acad Dermatol 2004;50:541–53. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
  • 5.Aleissa M. The efficacy and safety of oral spironolactone in the treatment of female pattern hair loss: a systematic review and meta-analysis. Cureus 2023;15:e43559. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]
  • 6.Huang CH, Fu Y, Chi CC. Health-related quality of life, depression, and self-esteem in patients with androgenetic alopecia. JAMA Dermatol 2021;157:963–70. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]

Articles from CMAJ : Canadian Medical Association Journal are provided here courtesy of Canadian Medical Association

RESOURCES