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. 2022 Mar 7;36(1):S31. [Article in French] doi: 10.1016/j.nupar.2021.12.058

Activité physique, habitudes alimentaires et qualité du sommeil avant et pendant le confinement lors de la COVID-19

M Ali Turki 1, H Ghomari-Boukhatem 1, M Bouchenak 1,
PMCID: PMC8900955

Abstract

Introduction et but de l’étude

L’incidence des restrictions pendant la COVID-19, sur les comportements alimentaires et les changements des modes de vie à la maison n’est pas définie. Le but de cette étude est d’évaluer l’activité physique, les habitudes alimentaires et la qualité du sommeil chez une population adulte en Algérie.

Matériel et méthodes

Un questionnaire a été mis en ligne entre avril et mai 2021. Au total, 290 sujets ont participé à l’étude. Les questions ont été présentées de façon différenciée, liées aux réponses « avant » et « pendant » le confinement. Le sondage en ligne comprenait 31 questions.

Résultats et analyse statistique

Soixante-huit pour cent des participants était des femmes, 69 % étaient âgés de 18–25 ans et 87 % étaient célibataires. Un niveau d’instruction supérieure caractérisait 44 % des participants et 61 % étaient des étudiants. 24 % ont contracté la COVID-19. Trente-trois pour cent ont déclaré un gain de poids, alors que 26 % ont rapporté une perte de poids, 29 % un maintien de leur poids et 13 % ne savaient pas s’il y a eu un changement de leur poids. En effet, le calcul de l’IMC montre que 21 % des participants sont en surpoids, 11 % présentent une maigreur et 68 % sont normo-pondéraux. Pour les activités physiques 19 % des participants ont déclaré ne pas pratiquer d’AP pendant le confinement, contre 26 % avant le confinement. Le pourcentage des participants qui pratiquent une activité physique tous les jours a augmenté pendant le confinement (34 %) comparé à celui avant le confinement (13 %). Pendant le confinement, 45 % des participants ont passé plus de cinq heures par jour à l’ordinateur pour leurs études ou le travail, contre 17 % avant le confinement et 54 % ont passé plus de cinq heures par jour sur des écrans pour le divertissement contre 13 % avant le confinement. De plus, les habitudes alimentaires se rapprochaient des habitudes alimentaires « malsaines ». Le % de ceux qui sautaient des repas a diminué, passant de 68 % avant le confinement à 35 % pendant le confinement. La prise du petit déjeuner est notée chez 56 % des participants avant le confinement contre 67 % pendant le confinement. Une augmentation du nombre de participants consommant principalement des repas faits maison pendant le confinement (90 %) et une réduction importante de ceux consommant principalement la restauration rapide (4 %) sont observées. Les fruits ne sont pas consommés quotidiennement par 70 % des participants, 48 % ne consomment pas de légumes chaque jour, et 56 % ne prennent pas de lait ni de produits laitiers chaque jour. Toutefois, 40 % des participants prennent des produits sucrés au moins une fois/j, et 15 % ont déclaré avoir consommé des produits salés et gras (burger, frites…) chaque jour. Les troubles du sommeil étaient fréquents chez 57 % des participants pendant la pandémie avec 38 % des participants interrogés qui ont déclaré se sentir paresseux et moins énergiques pendant le confinement.

Conclusion

Bien que le confinement soit une mesure de sécurité importante pour protéger la santé publique, les résultats indiquent que les participants à cette étude se caractérisent par des changements négatifs dans leur mode de vie, des choix alimentaires déséquilibrés, une réduction de l’activité physique et des problèmes de sommeil pendant la pandémie de COVID-19.

Déclaration de liens d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


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