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. 2026 Feb 2;198(4):E142–E143. [Article in French] doi: 10.1503/cmaj.250818-f

Prise en charge de l’urticaire chronique spontanée

Ammar Saed Aldien 1, Moshe Ben-Shoshan 1, Elena Netchiporouk 1,
PMCID: PMC12880864  PMID: 41628941

L’urticaire chronique spontanée touche de 1 % à 3 % de la population

L’urticaire chronique spontanée n’est pas une allergie et n’est pas associée à un risque d’anaphylaxie; il s’agit plutôt d’une maladie inflammatoire chronique de type 2 due à l’activation auto-immune des mastocytes1,2. Les facteurs aggravants non causaux comprennent le stress, la pression cutanée, les infections et les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens1.

Le diagnostic est basé sur les observations cliniques

Cette affection se manifeste par une urticaire prurigineuse durant moins de 24 heures, ou par un angiœdème sans symptômes généraux ni ecchymoses sur une période de plus de 6 semaines1,2. Un hémogramme, le taux de protéine C réactive et la vitesse de sédimentation des érythrocytes permettent d’exclure d’autres causes. Une urticaire douloureuse ou persistante, des ecchymoses, de la fièvre, un angiœdème isolé ou des signes d’inflammation généralisée doivent faire craindre une vascularite urticarienne, une pemphigoïde bulleuse, un angiœdème à bradykinine ou des syndromes auto-inflammatoires1,2. Les tests d’allergie ne sont pas systématiquement indiqués. Dans certains cas, une biopsie cutanée ou un dosage de l’inhibiteur de la C1 estérase peuvent être nécessaires pour établir le diagnostic1,2.

Les antihistaminiques de deuxième génération constituent le traitement de première intention

Le traitement doit être pris quotidiennement à titre préventif (p. ex., 10 mg de cétirizine)1,2. Les doses peuvent être augmentées chaque semaine et atteindre jusqu’à 4 fois la dose initiale (p. ex., 40 mg de cétirizine au coucher), en fonction de la tolérance1,2. Des doses plus élevées comportent des risques de sédation et d’allongement de l’intervalle QT1. Le traitement doit viser à maîtriser totalement les symptômes3. Les antihistaminiques de première génération sont déconseillés, en raison des risques liés à l’innocuité, des effets sédatifs indésirables et de l’absence de bienfaits supplémentaires2.

De courts traitements par des corticostéroïdes peuvent être utiles en cas de poussées graves

Les corticostéroïdes oraux (p. ex., 20 à 50 mg de prednisone par jour) peuvent être utilisés pendant un maximum de 5 jours, mais pas sur une longue période1,2. Ils ne modifient pas l’évolution de la maladie et ne doivent pas retarder l’instauration du traitement de première intention1,2.

L’orientation vers un ou une spécialiste en cas de symptômes réfractaires doit être envisagée

Un score d’activité de l’urticaire de 16 ou plus sur une période de 7 jours justifie l’intensification d’un traitement1,4. La patientèle doit être orientée vers un service de dermatologie ou d’allergologie si les symptômes persistent après 2 à 4 semaines d’un traitement optimisé ou si le diagnostic reste incertain5. Une consultation urgente est nécessaire en cas de présomption de vascularite, de symptômes généraux ou d’angiœdème menaçant les voies respiratoires5. Les traitements de deuxième intention comprennent l’omalizumab (efficacité d’environ 70 %), la ciclosporine et le dupilumab6, d’autres traitements étant en cours d’élaboration1,2,5.

Le JAMC vous invite à soumettre vos textes pour la rubrique « Cinq choses à savoir … » en ligne à https://mc.manuscriptcentral.com/cmaj.

Voir la version anglaise de l’article ici : www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.250818

Footnotes

Intérêts concurrents : Moshe Ben-Shoshan déclare avoir reçu des frais de consultation et des honoraires des sociétés Novartis, Sanofi et Celltrion. Le Dr Ben-Shoshan a également siégé à un comité de surveillance de la sécurité des données pour les sociétés Novartis et Sanofi, et a été membre du conseil d’administration de l’organisme Allergies Alimentaires Canada et de la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique. Elena Netchiporouk déclare avoir reçu des frais de consultation et des honoraires des sociétés Sanofi-Genzyme, Novartis et Medexus, et déclare également avoir été directrice régionale de l’Association canadienne de dermatologie au Québec. Aucun autre intérêt concurrent n’a été déclaré.

Cet article a été révisé par des pairs.

Traduction et révision : Équipe Francophonie de l’Association médicale canadienne

Références

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