Notre association vit actuellement une période des plus enthousiasmantes, alors qu’elle assure sa transition d’un simple organisme géré par des bénévoles, vers un regroupement à la main d’œuvre professionnelle plus complexe. L’AUC, qui auparavant s’occupait principalement d’organiser le congrès annuel, se concentre à présent tout au long de l’année sur des initiatives telles que le Bureau de l’éducation (BE), le JAUC, les brochures info-patients et nos guides de pratique. De ce fait, la complexité de l’organisme et les coûts engendrés ont augmenté de façon considérable, mais ne reflètent que la maturité grandissante de l’AUC et les attentes plus grandes exprimées par ses membres.
Qui dit croissance dit occasions et défis. Les occasions ne manquent pas. À preuve, le BE établit maintenant sans conteste l’AUC comme organisateur d’activités d’EMC qui peuvent s’étaler sur toute l’année. Le JAUC, quant à lui, récolte notre fierté et recèle encore un potentiel insoupçonné. Pour ce qui est des brochures info-patients, leur fort impact sur l’éducation des patients est indéniable.
Côté défis, ils concernent principalement l’avenir. Où allons-nous et quel genre d’organisme voulons-nous devenir? Par exemple, sur quel genre de services devrions-nous nous concentrer? Quel type de congrès annuel sert le mieux nos adhérents? Devrions-nous augmenter nos activités politiques au niveau fédéral, comme l’a fait l’AUA? Quelle direction devrait prendre le BE? Que pouvons-nous faire pour attirer les quelques 150 urologues canadiens qui ne font pas encore partie de notre association? Comment pouvons-nous augmenter notre visibilité auprès de la profession médicale et du public? Et qu’en est-il de notre stabilité financière?
Curieusement, il est remarquable de constater que l’AUC ne s’est jamais arrêtée, jusque-là, à établir un processus de planification stratégique formelle pour examiner ces questions de manière systématique. C’est pourquoi nous avons l’intention de le faire cette année lors de notre réunion de l’exécutif, et nous avons d’ailleurs engagé un consultant en planification stratégique à cet effet. Lors des prochains mois, nous mènerons une série d’entrevues auprès des dirigeants qui ont servi, servent ou serviront l’AUC, ainsi que de nombreux membres de l’exécutif. D’autre part, bon nombre de nos membres recevront également un questionnaire à remplir. Ce processus, qui nous permettra de rassembler des perspectives diverses, culminera par une journée entière de retraite à la veille de la rencontre de l’exécutif en janvier 2009, et à laquelle s’ensuivra un rapport formel. Nous espérons que ce document servira de boussole ces 5 prochaines années, et permettra d’insuffler maturité et santé dans l’AUC. Celleci saura encore mieux répondre aux besoins de ses membres dans de nombreux domaines comme la formation, le soutien dans l’exercice, la planification de la main d’œuvre et les publications.
Certains membres ont exprimé, et avec raison, une préoccupation quant à la croissance du Bureau central et à l’augmentation des coûts qui en découlent automatiquement. Comme vous le savez certainement, l’AUC partage ses bureaux avec la Société Internationale d’Urologie (SIU), et votre exécutif a exercé la plus grande circonspection dans l’évaluation de la performance du Bureau central, et dans l’application d’un arrangement de frais partagés, sain pour notre avenir. Nous sommes très satisfaits de cet arrangement, autant raisonnable que juste. Ainsi, nous bénéficions à la fois de l’expérience et des multiples talents du personnel de l’AUC, et des leçons apprises dans la gestion de la SIU, qui sont des atouts formidables.
