Skip to main content
Paediatrics & Child Health logoLink to Paediatrics & Child Health
. 2008 Sep;13(7):631–632. [Article in French]

L’orientation sexuelle de l’adolescent: Ce que les parents devraient savoir

PMCID: PMC2603522

L’adolescence est une période au cours de laquelle les jeunes explorent leurs relations avec leurs camarades, tant à titre d’amis que de partenaires romantiques ou sexuels potentiels. Malgré l’excitation, le flirt, les rendez-vous et l’expérimentation sexuelle peuvent être sources de stress chez les jeunes. Ce peut être encore plus difficile lorsqu’un jeune est attiré par une personne du même sexe.

Qu’est-ce que l’orientation sexuelle?

L’orientation sexuelle définit l’attirance sexuelle ou affective d’une personne, que ce soit vers des personnes du même sexe ou du sexe opposé. Les jeunes ont une orientation sexuelle même s’ils ne sont pas sexuellement actifs.

Il existe de nombreuses possibilités d’orientation entre l’hétérosexualité et l’homosexualité, mais en général, on compte 3 catégories:

  • Les hétérosexuels: Personnes surtout attirées par des personnes du sexe opposé. Les hommes hétérosexuels sont attirés par des femmes, et les femmes hétérosexuelles le sont par des hommes. On appelle parfois les hétérosexuels des « hétéros » ou des « straights ».

  • Les homosexuels: Personnes surtout attirées par des personnes du même sexe. Les femmes attirées par d’autres femmes sont connues sous le nom de lesbiennes, tandis que les hommes attirés par d’autres hommes le sont sous le nom de gais. Le terme « gai » inclut parfois les homosexuels des deux sexes.

  • Les bisexuels: Personnes attirées par des personnes des deux sexes.

Comment savoir si mon adolescent est gai?

Le processus d’affirmation de l’identité sexuelle est souvent désigné par le terme « sortir du placard ». Il peut s’amorcer par:

  • des fantasmes ou des rêves homosexuels;

  • le fait que la personne s’aperçoit qu’elle est attirée par une personne du même sexe;

  • le sentiment d’être différent de ses amis ou de ses camarades de classe;

  • une expérience sexuelle.

Ces sentiments peuvent provoquer une incertitude chez le jeune, laquelle peut s’aggraver en raison de:

  • la réprobation sociale qui accompagne l’homosexualité;

  • un manque de connaissances;

  • un manque de modèles homosexuels;

  • le peu d’occasions de socialiser avec d’autres adolescents qui ont des sentiments similaires.

Il peut être très difficile pour des adolescents de décider d’annoncer leur identité homosexuelle à leurs parents. Ils peuvent haïr l’idée de « mentir » en ne se confiant pas à eux, tout en s’inquiétant de leur réaction.

Parfois, les parents soupçonnent que leur enfant est gai. Ils peuvent toutefois se tromper. Attendez que votre adolescent soit prêt à se confier. Certains adolescents ne sont pas prêts à annoncer leur orientation sexuelle avant l’âge adulte. Si une bande dessinée ou une émission de télévision porte sur l’homosexualité, vous pouvez en discuter et réussir à faire savoir à votre fille ou votre fils que vous l’aimez, quelle que soit son orientation. Certains adolescents se confieront à un frère, à une sœur ou à un cousin avant d’en parler à un parent, et ils choisiront souvent de se confier à un seul parenten premier.

Parfois, les parents amènent leur adolescent chez le médecin parce qu’ils veulent « un diagnostic ». Ils n’arrivent pas à croire ce que leur dit leur adolescent. Il n’y a pas de prise de sang ou d’autre test pour établir qu’une personne est gaie.

Y a-t-il des enjeux médicaux reliés à l’homosexualité?

Le fait d’être gai ne s’associe à aucun risque pour la santé. Cependant, en raison de la réalité d’être gai dans notre société, les adolescents gais sont plus vulnérables à la dépression et au suicide. Quiconque a des relations anales non protégées, qu’il soit gai ou hétérosexuel, court un fort risque d’infections transmises sexuellement (ITS). Les adolescentes lesbiennes risquent moins de contracter une ITS que les adolescents hétérosexuels, mais elles ont peut-être des relations sexuelles avec des hommes (pour toutes sortes de raisons), ce qui accroît leur risque.

  • Tous les adolescents sexuellement actifs, qu’ils soient gais ou hétéros, devraient subir des tests réguliers de dépistage des ITS.

  • Les filles de 9 à 13 ans devraient se faire administrer le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH). Pour qu’il soit le plus efficace possible, ce vaccin doit être administré avant le début de toute activité sexuelle.

  • Toutes les filles qui ont des relations hétérosexuelles ou qui ont partagé des jouets sexuels avec une personne qui a eu des relations sexuelles avec un homme devraient subir le test Pap (un test au cours duquel on prélève des cellules sur le col de l’utérus, qu’on examine au microscope pour s’assurer qu’elles sont normales et saines) 2 à 3 ans après leurs premières relations sexuelles, afin de s’assurer de l’absence de cancer de l’utérus. Une lesbienne sexuellement active qui n’a adopté aucun de ces comportements devrait tout de même subir un test Pap au début de la vingtaine.

  • Des pratiques sexuelles plus sécuritaires, telles que l’utilisation du condom, contribuent à réduire le risque d’autres infections. Encouragez votre adolescent à discuter de toutes les possibilités sexuelles sécuritaires avec un dispensateur de soins.

Comment aider mon adolescent à se sentir plus à l’aise de parler de sexualité?

  • La chose la plus importante, c’est de faire savoir à votre adolescent que vous l’aimez.

  • Soyez disponible et ouvert si votre adolescent désire parler d’orientation sexuelle, mais ne leur imposez pas le sujet.

  • Encouragez votre adolescent à parler de santé sexuelle à un pédiatre ou un autre dispensateur de soins.

Où obtenir du soutien?

  • De nombreuses villes du Canada sont dotées d’une succursale de PFLAG Canada (Parents and Friends of Lesbians And Gays), un organisme unilingue anglais qui aide de nombreux parents à qui les enfants ont divulgué leur orientation sexuelle.

Autres renseignements

Footnotes

Ces renseignements ne devraient pas remplacer les soins et les conseils médicaux de votre médecin.

Ce dernier peut recommander des variations au traitement tenant compte de la situation et de l’état de votre enfant.

Cette information peut être reproduite sans permission et partagée avec les patients et leur famille.

Elle est aussi disponible dans Internet, à <www.soinsdenosenfants.cps.ca>.


Articles from Paediatrics & Child Health are provided here courtesy of Oxford University Press

RESOURCES