
Peter Paré, Editor-in Chief

Katherine Thain, Editorial Assistant
C’est avec une certaine trépidation et beaucoup d’humilité que j’accepte le rôle de rédacteur en chef (ReC) de la Revue canadienne de pneumologie (RCP). Quelques légendes canadiennes de la médecine pulmonaire m’ont passé le relais, soit le docteur Nicholas Anthonisen, ReC sortant et, avant lui, le docteur Norman Jones, premier ReC.Un duo auquel il est difficile de succéder !
Norman Jones a été ReC de 1994, à la création de la Revue, jusqu’au numéro 6 du volume 8, en 2001. Il a édité 47 numéros de la RCP et, en 2000, a lancé une tradition que je ne tenterai pas d’émuler, la publication d’un éditorial à chaque numéro. Nick Anthonisena été ReC à compter de 2001 et a supervisé la publication de 70 numéros de la Revue, rédigeant un éditorial dans la quasi-totalité d’entre eux, pour un total de 61 éditoriaux. Ces éditoriaux étaient d’une étonnante diversité et ont porté, entre autres, sur les sujets suivants : les valeurs canadiennes de la fonction pulmonaire normale, la bronchiolite oblitérante chez les greffés, les hospitalisations attribuables à la pneumonie au sein des Premières nations, l’utilisation de la corticothérapie par aérosol contre la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), la prise en charge et l’issue du mésothéliome malin en Anatolie, en Turquie, et la valeur des rapports de cas dans les publications médicales.
Que Nick ait pu fournir des commentaires érudits, informés et divertissants sur des sujets aussi variés témoigne de son esprit universel en médecine pulmonaire. Nick a mené une longue et éminente carrière au Canada après avoir quitté le Dartmouth College (États-Unis) en 1964, pour travailler à la division de la médecine pulmonaire de l’Université McGill, à Montréal, au Québec. C’était un chercheur-clinicien actif et mon directeur de programme de formation en pneumologie à McGill en 1974. Il est ensuite devenu chef de la division de pneumologie puis, plus tard, doyen à l’université du Manitoba, à Winnipeg, où il demeure professeur émérite et clinicien. Il a eu un apport majeur à notre compréhension de la pathogenèse et de la prise en charge des maladies pulmonaires, notamment la MPOC, par sa direction de quatre des essais pneumologiques cliniques les plus décisifs et influents jamais menés (1–4).
Sous la direction des docteurs Jones et Anthonisen, la RCP a pris de l’envergure et est devenue un important moyen de communication et de formation pour le corps médical du Canada et du monde. Comment évalue-t-on l’envergure d’une revue médicale ? Le facteur d’impact (FI) fait partie des paramètres utilisés. Le FI est une mesure de la fréquence des citations d’articles originaux dans les autres publications médicales. Il est calculé en divisant le nombre de fois où les articles publiés au cours des deux années précédentes sont cités pendant l’année courante. Par exemple, si une revue a un FI de 2 pour l’année 2010, les articles qui y ont été publiés en 2008 et 2009 ont été cités en moyenne deux fois en 2010. Il se peut que toutes les citations proviennent de quelques articles seulement. C’est pourquoi le résultat reflète l’impact de la revue et non celui de chaque article ou de leurs auteurs. Le FI actuel de la RCP est de 1,347 parce qu’en 2010, les 75 articles publiés en 2008 et 2009 ont été cités 101 fois (c’est-à-dire 101/75=1,347). C’est une augmentation par rapport au facteur de 1,0 en 2009. La RCP arrive au 36e rang sur les 46 revues spécialisées en pneumologie figurant dans le Web of Knowledge d’ISI. Les premières places sont occupées par The American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine (la « revue bleue »), avec un facteur de 10,191, Thorax, de 6,525, Chest, de 6,519, et l’European Respiratory Journal, de 5,922.
Le FI est facile à mesurer, mais a une validité limitée (5,6). Parmi les problèmes, on constate des variations marquées selon les disciplines, l’autocitation (les auteurs citent leurs propres publications à une fréquence excessive) et les manœuvres des revues pour réduire le nombre d’articles pouvant être cités inclus dans le dénominateur du FI (par exemple, les éditoriaux ne sont pas considérés comme « citables », mais les exposés de synthèse le sont et peuvent accroître considérablement le FI).
Le produit du nombre de personnes qui participent aux soins aux patients et qui lisent le journal multiplié par l’effet positif de cette lecture sur les soins aux patients dont ils s’occupent serait un paramètre qui mesurerait vraiment l’impact d’une revue. Il n’existe pas de tel paramètre, mais on sait combien de personnes reçoivent un exemplaire imprimé de la RCP. La revue est distribuée à 13 000 dispensateurs de soins au Canada, dont les 615 membres de la Société canadienne de thoracologie (SCT, dans le cadre des avantages aux membres), 370 autres praticiens qui ont des compétences ou un intérêt en pneumologie, 700 qui s’intéressent à l’otorhinolaryngologie, 300 qui s’intéressent aux allergies, 650 qui s’intéressent à l’infectiologie, 500 médecins d’urgence, 200 gériatres et 9 000 médecins de famille qui, selon leurs ordonnances, s’intéressent aux troubles respiratoires. On peut également accéder à la RCP par voie électronique. En mai 2011, on dénombrait 14 173 pages vues, 4 677 visites, 2 413 visiteurs uniques et une durée moyenne de 3 minutes 42 secondes par visite.
Pour autant que je sache, aucun paramètre n’évalue en quoi la réception et la lecture d’une revue influent sur la pratique clinique. La RCP a publié un nombre croissant de guides de pratique clinique (GPC). On s’attendrait que la diffusion de ces publications auprès d’un grand nombre de praticiens aurait un impact considérable sur la pratique clinique et les soins aux patients. Cependant, malgré les ressources importantes allouées à l’élaboration des GPC, peu de données mesurent l’impact des GPC sur le processus de la pratique et les issues des patients. Une analyse systématique effectuée en Hollande en 2009 (7) a révélé que 17 des 19 études qui évaluaient les effets des lignes directrices sur le processus ou la structure des soins démontraient des améliorations marquées, tandis que six des neuf études dans lesquelles on mesurait les issues de santé des patients révélaient des améliorations significatives, mais tout de même modestes. Si les GPC n’ont pas d’impact sur les changements de comportement, il faudra les diffuser de manière plus efficace. Un groupe du College of RespiratoryTherapists of Ontario a recommandé des lignes directrices sur une mise en œuvre réussie (8).
Parmi les autres mesures de rendement d’une revue, soulignons le délai entre la soumission et la révision, entre la soumission et l’acceptation et entre l’acceptation et la publication. Norman Jones a analysé ces données pendant les deux dernières années de son mandat, compte tenu de 161 soumissions. Le délai moyen entre la soumission et la révision était de 4,4±2,5 semaines, entre la soumission et l’acceptation, de 16±9 semaines, et entre la soumission et la publication, de 30±12 semaines. La différence de 14 semaines entre les deux derniers intervalles correspond au délai entre l’acceptation et la publication (3,5 mois). Le taux de rejet s’élevait à 18 %, et 26 % des soumissions étaient des rapports de cas.
Nick Anthonisen a évalué ses 18 premiers mois comme ReC en juin 2003. Pendant cette période, il a reçu 84 articles originaux, y compris des rapports de cas (56 par année). De ce nombre, 66 provenaient du Canada, et 18 (21 %), de l’extérieur du Canada. Le taux de rejet s’élevait à 25 %, et Nick déplorait le délai de six mois entre l’acceptation et la publication d’un article.
Nick a analysé de nouveau le rendement en 2005. En 2004–2005, 70 manuscrits ont été soumis, dont 26 n’étaient pas d’origine canadienne (37 %), et 33 % ont été rejetés. Le délai entre la soumission et la révision et la décision était demeuré remarquablement court, mais le délai moyen entre l’acceptation et la publication était passé à six mois. Malheureusement, ce paramètre de rendement ne s’est pas amélioré. En 2010, le délai moyen entre l’acceptation et la publication était de sept à dix mois. C’est trop long.
Lorsque je suis devenu ReC le 1er mai 2011, la RCP est passée à un processus de soumission entièrement électronique. Tandis que je rédige ces lignes (le 9 juillet 2011), nous avons reçu 37 soumissions (un taux de 190 par année). De ce nombre, 75,7 % sont d’origine non canadienne et 14 sont des rapports de cas (37,8 %). Il est trop tôt pour prédire le taux de rejet, mais puisqu’il y a six numéros par année et une moyenne de huit à dix articles par numéro, le taux de rejet s’élèvera probablement à 75 %, un bond remarquable depuis les 18 % déclarés par Norman Jones en 2001 !
Ce bref historique reflète les tendances suivantes : augmentation des soumissions et augmentation du pourcentage de soumissions d’origine non canadienne (deux bonnes nouvelles !), pourcentage croissant de rapports de cas (bonne nouvelle ?) et allongement du délai entre l’acceptation et la publication (mauvaise nouvelle !) Comment réduire cet intervalle ? De deux façons : accroître le nombre d’articles publiés ou rejeter plus de manuscrits. Le nombre de pages d’articles qui sont publiés dans la version papier de la Revue est limité et dépend des revenus publicitaires générés par Pulsus. C’est en grande partie ces revenus qui soutiennent l’importante infrastructure nécessaire pour éditer et publier la RCP. La limite actuelle est fixée à 56 pages par numéro. Les collaborateurs peuvent « acheter » des pages supplémentaires, et c’est ce que fait la SCT pour publier ses lignes directrices et ses documents de principes. Ainsi, l’augmentation du nombre d’articles publiés pour réduire le délai entre l’acceptation et la publication ne se limite pas à la préparation de quelques numéros très épais pour se débarrasser des articles accumulés, à moins de dénicher de nouvelles sources de financement.
Cependant, on peut accroître le nombre d’articles publiés « seulement par Internet ». La RCP a adopté cette pratique dans le numéro de maijuin (volume 16, numéro 3) 2009, et le pourcentage d’articles publiés de cette façon a augmenté. On recensait 105 pages d’articles de la RCP publiés « seulement par Internet » en 2010, sans publicité. En effet, Santé Canada interdit la publicité médicale par Internet parce que le site est accessible au public tout autant qu’au corps médical. Nous avons l’habitude d’offrir la publication « seulement par Internet » aux auteurs, en leur offrant la « carotte » d’une publication plus rapide. Fait surprenant, la plupart préfèrent attendre la publication papier. Je trouve cette tendance surprenante, parce qu’il me semble que le monde évolue vers des publications presque exclusivement électroniques. J’ai laissé tomber toutes mes revues imprimées, sauf la RCP, bien sûr ! Je reçois la table des matières des revues auxquelles je suis abonné, et j’accède aux résumés et aux articles par le site Web des revues ou par ma bibliothèque universitaire, qui est abonnée à la plupart des revues que je lis. Il peut sembler évident que la voie de l’avenir serait de passer à une revue uniquement électronique, mais cette transition ne tient pas compte du financement. Sans publicité électronique, la seule possibilité consiste à facturer les abonnés ou les auteurs. Les revues virtuelles à libre accès transfèrent les coûts de révision, d’édition et de tenue du site Web aux auteurs. Les avantages évidents sont des délais rapides et un accès universel, mais bien des gens veulent encore la copie papier de la revue pour l’envoyer à leur mère ou la lire au lit !
De toute évidence, l’avenir des publications médicales est en transformation. Pour réduire le délai entre l’acceptation et la publication, nous planifions travailler avec Pulsus et la SCT pour favoriser plus de publicité (et donc plus de pages par numéro ou plus de numéros par année), de continuer d’offrir une publication plus rapide par Internet et d’être plus rigoureux quant à la qualité seulement des articles acceptés.
La RCP est la revue officielle de la SCT, qui nomme les rédacteurs et détermine la politique éditoriale. En avril, j’ai élaboré une vision sur la manière dont j’améliorerais la RCP si je devenais ReC et l’ai présentée au comité de rédaction. Ma philosophie et mes objectifs sont résumés ci-dessous.
Je pense que la RCP est un outil de communication et de formation important pour le milieu canadien de la pneumologie. Je pense qu’il devrait être surtout un journal clinique voué à la recherche, aux lignes directrices et aux problèmes cliniques liés aux maladies pulmonaires et à la santé pulmonaire chez les humains. Pour accroître le lectorat et l’impact de la revue, je chercherais à réaliser ce qui suit pendant mon mandat :
Mettre en œuvre le processus de soumission et de révision électronique.
Nommer un nouveau groupe d’éditeurs adjoints qui ont des compétences précises dans des secteurs cliniques ciblés et qui participent activement à la sélection des articles de la Revue, rédigent des éditoriaux et révisent les articles dans leur domaine de compétences.
Nommer un adjoint à la rédaction qui travaillera avec le ReC et les éditeurs adjoints afin de faciliter le fonctionnement de la Revue.
- Accroître l’étendue du groupe de collaborateurs et de lecteurs grâce à des partenariats avec des groupes précis :
- le milieu des soins intensifs,
- le milieu du sommeil respiratoire,
- le milieu de la pédiatrie pulmonaire,
- le milieu de la chirurgie thoracique,
- les milieux de la réadaptation pulmonaire et de la thérapie pulmonaire.
Mettre en œuvre un rapport des congrès cliniques-radiologiques-pathologiques auquel collaboreraient régulièrement des groupes précis au pays.
Publier des analyses de qualité par d’éminents scientifiques cliniciens canadiens sur d’importants enjeux diagnostiques et thérapeutiques cliniques et d’actualité
Mettre sur pied une tribune d’associés en pneumologie dans laquelle des cliniciens d’expérience dispensent des « perles » aux stagiaires.
Accroître le rôle de la Revue comme outil de diffusion des lignes directrices élaborées par la SCT et d’autres groupes de surspécialité pertinents.
Certains de ces objectifs sont déjà adoptés, et je profite de l’occasion pour vous présenter la nouvelle adjointe à la rédaction, madame Katherine Thain. Katherine, qui travaille à temps partiel avec moi et les éditeurs adjoints, est doctorante à l’université de la Colombie-Britannique, à Vancouver, et désire déterminer si une carrière en publication médicale l’intéresserait. Nous avons nommé un nouveau groupe d’éditeurs adjoints possédant des compétences précises, y compris les personnes suivantes :
Asthme : Louis-Philippe Boulet, Université Laval, Québec (Québec)
MPOC : Denis E O’Donnell, université Queen’s, Kingston (Ontario)
Maladie pulmonaire interstitielle : Charlene Fell, université de Calgary, Calgary (Alberta)
MPOC et muscles respiratoires : François Maltais, Université Laval
Maladies vasculaires pulmonaires : Evangelos Michelakis, université de l’Alberta, Edmonton (Alberta)
Médecine de réadaptation : Dina Brooks, université de Toronto, Toronto (Ontario)
Tuberculose : Kevin Schwartzman, Université McGill, Montréal (Québec)
Fibrose kystique : Liz Tullis, université de Toronto
Maladie pulmonaire pédiatrique : Felix Ratjen; université de Toronto
Santé environnementale et santé au travail : Catherine Lemière, Université de Montréal, Montréal (Québec)
Cancer du poumon : Stephan Lam, université de la Colombie-Britannique
Imagerie pulmonaire : Jonathon Lepisic, université de la Colombie-Britannique
Pneumologie et techniques interventionnistes : Alain Tremblay, université de Calgary
Un éditeur adjoint supplémentaire, le docteur George Rakovich, de l’Université de Montréal, rédige des lignes directrices en vue d’un forum de formation en pathologie et en imagerie cliniques dont il sera responsable. Nous inviterons tous les programmes de pneumologie et de chirurgie thoracique à y participer. Nous avons demandé aux comités directeurs de la Société canadienne du sommeil et de la Canadian Critical Care Society de recommander des éditeurs adjoints dans leur discipline, et nous explorons la possibilité de relations plus officielles entre ces sociétés et la RCP.
Je tiens à profiter de l’occasion pour remercier les éditeurs adjoints et les membres du comité de rédaction sortants pour leur générosité. Bon nombre sont au service de la Revue depuis sa création, il y a 18 ans. Il s’agit de Margaret Becklake, Raymond Bégin et Moira Yeung, membres du comité de rédaction, et de Art Slutsky, Zoheir Bshouty, Donald Cockcroft, Yvon Cormier, Mark FitzGerald, Richard Hodder, Michael Kay, Kieran Killian, Malcolm King, Jean Luc-Malo, Rob McFadden et Bruce Rubin, éditeurs adjoints, dont certains demeureront au comité de rédaction.
En effet, je souhaite la bienvenue aux nouveaux membres du comité de rédaction, soit Avrum Spira, de l’université de Boston (Massachusetts, États-Unis), un Canadien expatrié qui est rapidement en voie de devenir l’expert mondial de la génomique de la MPOC et du cancer du poumon, Benjamin Raby, de l’université Harvard (Massachusetts, États-Unis), également Canadien et une étoile mondiale de l’étude de la génétique des maladies pulmonaires, et Greg King, de l’université de Sydney (Nouvelle-Galles du Sud, Australie), Canadien honoraire et expert de la physiologie et de l’imagerie pulmonaire. Nick Anthonisena également accepté de siéger au comité de rédaction pour lui faire profiter de sa sagesse et de ses points de vue.
Je suis enthousiaste à l’idée d’assumer ce poste important et de travailler avec Pulsus et ce groupe si remarquable de scientifiques, cliniciens et éducateurs.
RÉFÉRENCES
- 1.Nocturnal Oxygen Therapy Trial Group Continuous or nocturnal oxygen therapy in hypoxemic chronic lung disease: A clinical trial. Ann Intern Med. 1980;93:391–8. doi: 10.7326/0003-4819-93-3-391. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
- 2.The Intermittent Positive Pressure Breathing Trial Group Intermittent positive pressure breathing therapy of chronic obstructive pulmonary disease. Ann Intern Med. 1983;99:612–20. doi: 10.7326/0003-4819-99-5-612. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
- 3.Anthonisen NR, Connett JE, Kiley JP, et al. Effects of smoking intervention and the use of an inhaled anticholinergic bronchodilator on the rate of decline of FEV1. The Lung Health Study JAMA. 1994;272:1497–505. [PubMed] [Google Scholar]
- 4.Anthonisen NR, Manfreda J, Warren CP, et al. Antibiotic therapy in exacerbations of chronic obstructive pulmonary disease. Ann Intern Med. 1987;106:196–204. doi: 10.7326/0003-4819-106-2-196. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
- 5.Grant B. “New impact factors yield surprises”. The Scientist. Juin. 2010. le. < http://classic.the-scientist.com/blog/display/57500/> (consulté le 8 juillet 2011).
- 6.Wikipedia < http://en.wikipedia.org/wiki/Impact_factor> (consulté le 11 juillet 2011).
- 7.Lugtenberg M, Burgers JS, Westert GP. Effects of evidence-based clinical practice guidelines on quality of care: a systematic review. Qual Saf Health Care. 2009;18:385–92. doi: 10.1136/qshc.2008.028043. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
- 8.Randall G, Taylor DW. Clinical practice guidelines: The need for improved implementation strategies. Health Manage Forum. 2000;13:36–42. doi: 10.1016/S0840-4704(10)60731-4. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
