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. 2011 Nov;16(9):572–573. [Article in French]

Les recommandations relatives au vaccin contre l’influenza administré aux enfants et aux adolescents pour la saison 2011–2012

Marina I Salvadori; Société canadienne de pédiatrie, comité des maladies infectieuses et d’immunisation
PMCID: PMC3223900

Le Comité consultatif national de l’immunisation et la Société canadienne de pédiatrie favorisent la vaccination annuelle contre l’influenza de TOUS les enfants et adolescents de six mois et plus. Lorsque cette solution n’est pas réalisable, il faut donner priorité aux personnes très vulnérables aux complications liées à l’influenza et à celles qui sont susceptibles de transmettre l’infection aux personnes très vulnérables aux complications. Ce groupe se compose des personnes suivantes :

  • Les enfants de 6 à 23 mois

  • Les membres des familles qui attendent un nouveau-né pendant la saison de l’influenza

  • Les femmes enceintes, pour leur propre protection et celle de leur nouveau-né

  • Les enfants ayant des maladies cardiaques ou pulmonaires, y compris le risque d’aspiration, la fibrose kystique ou l’asthme, et les enfants atteints d’autres maladies chroniques, comme le diabète, les maladies métaboliques, les maladies rénales, l’anémie et les hémoglobinopathies

  • Les enfants atteints d’un cancer ou d’une maladie liée à l’immunodéficience ou à l’immunosuppression

  • Les enfants qui reçoivent un traitement prolongé à l’acide acétylsalicylique

  • Les enfants présentant une obésité morbide

  • Les enfants autochtones

  • Les résidents d’établissements de soins de longue durée

Les adultes et les enfants qui sont des contacts familiaux de personnes très vulnérables, les personnes qui s’occupent d’elles et tous les dispensateurs de soins devraient également se faire vacciner.

Le vaccin contre l’influenza contient les trois mêmes composants antigéniques que celui de l’an dernier. Certaines personnes vaccinées demeureront immunisées d’une saison à l’autre, mais pas toutes. Il est donc recommandé de revacciner tout le monde, même si ces personnes ont déjà été vaccinées ou ont contracté une influenza documentée l’an dernier.

Le Comité consultatif national de l’immunisation apporte un changement important. En effet, il recommande désormais que tous les groupes d’âge, y compris les enfants de six à 35 mois, reçoivent 0,5 mL du vaccin contre l’influenza par dose (1), plutôt que 0,25 mL par dose comme c’était le cas auparavant. Cette modification s’explique par le fait que la dose de 0,5 mL procure une légère amélioration de l’immunité par rapport à celle de 0,25 mL, sans pour autant accroître les effets indésirables.

La première fois que les enfants de moins de neuf ans se font vacciner contre l’influenza, ils doivent recevoir deux doses du vaccin pour être protégés. Les doses sont administrées à au moins quatre semaines d’intervalle et doivent toutes deux contenir 0,5 mL du vaccin. Un enfant de moins de neuf ans qui s’est fait vacciner la saison dernière (2010–2011) a besoin d’une seule dose du vaccin cette saison-ci.

Le vaccin FluMist (Medimmune, États-Unis) est un vaccin vivant atténué administré par voie intranasale (2). De multiples études démontrent qu’il est d’une efficacité supérieure statistiquement significative par rapport au vaccin trivalent inactivé injectable contre l’influenza confirmée par culture chez les enfants. Ses principaux effets secondaires sont une légère rhinite chez la plupart des vaccinés et une exacerbation de la respiration sifflante chez ceux qui présentent un asthme sévère. Cette année, le Comité consultatif national de l’immunisation favorise le vaccin FluMist pour les enfants et les adolescents en santé de deux à 17 ans. Il est toutefois fort peu probable que ce vaccin soit facilement accessible par l’entremise de programmes financés par le gouvernement, en raison de problèmes d’approvisionnement et de questions contractuelles. Le vaccin FluMist est contre-indiqué chez les personnes atteintes de maladies qui compromettent le système immunitaire ou d’asthme sévère (défini comme une respiration sifflante active ou l’utilisation de glucocorticoïdes en aérosol ou par voie orale) ou qui ont présenté une respiration sifflante exigeant un soutien médical dans les sept jours précédant la vaccination.

Pour les patients allergiques aux œufs, il est bon de se reporter au récent document de principes de la Société canadienne de pédiatrie sur le sujet, à l’adresse www.cps.ca/Francais/enonces/ID/ID11-06.htm. (3)

Footnotes

COMITÉ DES MALADIES INFECTIEUSES ET D’IMMUNISATION

Membres: Jane C Finlay MD; Susanna Martin MD (représentante du conseil); Jane C McDonald MD; Heather Onyett MD; Joan L Robinson MD (présidente)

Représentants : Upton D Allen MD, Groupe canadien de recherche sur le sida chez les enfants; Janet Dollin MD, Le Collège des médecins de famille du Canada; Charles PS Hui MD, Santé Canada, Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages; Nicole Le Saux MD, Programme canadien de surveillance active de l’immunisation; Larry Pickering MD, American Academy of Pediatrics, comité des maladies infectieuses; Marina I Salvadori MD, Comité consultatif national de l’immunisation; John S Spika MD, Agence de la santé publique du Canada

Conseillers : Robert Bortolussi MD; Noni E MacDonald MD; Dorothy L Moore MD

Auteure principale : Marina I Salvadori MD

Les recommandations contenues dans le présent document ne sont pas indicatrices d’un seul mode de traitement ou d’intervention. Des variations peuvent convenir, compte tenu de la situation. Tous les documents de principes et les points de pratique de la Société canadienne de pédiatrie sont régulièrement révisés. Consultez la zone Documents de principes du site Web de la SCP (www.cps.ca) pour en obtenir la version complète à jour.

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Articles from Paediatrics & Child Health are provided here courtesy of Oxford University Press

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