Il y a 50 ans, ce qui deviendrait rapidement la profession de l’inhalothérapie voyait le jour au sein de la Société canadienne des techniciens en radiologie. Un an plus tard, Canadian Inhalation Therapy publiait son premier numéro. Depuis la création de la profession, la recherche, l’évaluation et le transfert du savoir sont fondamentaux pour mieux comprendre l’inhalothérapie et améliorer les soins aux patients.

Dr Jason Nickerson
Nous visons toujours les mêmes objectifs, soit de faire progresser les connaissances mondiales sur les interventions cliniques efficaces et les moyens d’améliorer les soins aux patients atteints de maladies respiratoires. En rétrospective, nous avons été précurseurs et avons cultivé les idées novatrices, la recherche et les observations qui ont suscité des améliorations significatives au travail des inhalothérapeutes et à l’intégration des services d’inhalothérapie au système de santé canadien. Nous avons de quoi être fiers de nombreuses réalisations, qui devraient nous inciter à continuer de chercher à atteindre les normes les plus élevées en recherche médicale, en innovation et en partage d’idées importantes.
Notre travail est loin d’être terminé. De plus en plus d’inhalothérapeutes font des études supérieures et de la recherche. Qui plus est, une population croissante d’inhalothérapeutes pose des questions importantes sur ce que nous faisons, la façon dont nous le faisons et le contexte dans lequel nous fonctionnons. Le Journal permet l’exploration rigoureuse et systématique de chaque secteur et la présentation de nouvelles idées et observations à un groupe de cliniciens et d’esprits inquisiteurs. De bien des façons, le Journal vise à briser le statu quo. Pour aborder des sujets aussi vastes, il faut nécessairement une équipe éditoriale ouverte à de nouvelles idées, mais axée sur la qualité, généreuse dans ses indications éditoriales tout en étant protectrice de l’intégrité de la recherche publiée.
Sur un plan plus pratique, le Journal existe grâce aux efforts des auteurs qui font des travaux importants et soumettent leurs résultats ou leurs observations à la publication. Sans leur engagement, non seulement le Journal mettrait la clé sous la porte, mais la profession et la prestation de soins en santé respiratoire sécuritaires, compétents et efficaces ne pourraient évoluer.
Le Journal d’aujourd’hui est la culmination de tous ces volets. Les efforts de l’ensemble de la profession, du comité de rédaction et des collaborateurs contribuent de manière impressionnante et importante à la science et à l’exercice de l’inhalothérapie et de la médecine respiratoire. Au cours des 50 prochaines années, nous devrions poursuivre dans cette voie, et le congrès annuel à Montréal, au Québec, devrait en être le point de départ.
Chaque année, la qualité et la complexité des travaux présentés au congrès augmentent. Cet événement est une occasion unique de partager des idées et la genèse de nouveaux programmes et de modes de soins novateurs. Le salon des exposants, où sont présentés les progrès des instruments médicaux et des produits, en est le signe le plus évident. Cependant, le programme scientifique fait aussi ressortir les innovations au système de santé. Le congrès permet de réseauter et de partager, mais doit permettre de lancer ces idées dans le monde grâce à la publication de projets pilotes, de rapports de cas, d’évaluations de technologies de santé, d’essais cliniques et d’observations importantes à tous ces égards et plus encore. Comme par les années passées, le Journal publiera les résumés des affiches présentées, non pas sous forme de produit final, mais pour inciter les auteurs à proposer des manuscrits intégraux pour partager les subtilités de leurs travaux et leurs observations.
En plus de publier des recherches, le Journal doit cultiver un environnement qui incite les inhalothérapeutes à faire des observations judicieuses sur la profession, la science sur laquelle elle repose et les politiques de prestation des soins au Canada et dans le monde. Il faut faire entendre d’importantes critiques sur le travail que nous publions et présenter les aspects de la santé qui ont été trop peu explorés dans notre domaine. Tandis que la profession et le Journal continuent de prendre de l’expansion, nous devons insister davantage sur les déterminants sociaux de la santé, la santé mondiale et l’équité en santé pour améliorer la qualité des soins, et ce, d’une manière équitable et approfondie, au profit des patients du Canada et du reste du monde.
Pour réaliser cet objectif et plus encore, nous devons continuer de bâtir la communauté de chercheurs et de cliniciens réfléchis qui ont présidé à la création de la Société et du Journal au Canada, et chercher des moyens pour que les inhalothérapeutes s’investissent dans la profession. Le Journal est conçu pour être ouvert et indépendant, permettre une analyse et un commentaire francs sur la profession, l’état de la recherche, l’éthique de la santé et les enjeux politiques. Il est possible d’y participer tout autant par un projet de recherche détaillé que par une lettre à l’éditeur. Nous accordons le poids voulu à chaque soumission et nous efforçons de soutenir le perfectionnement de chaque inhalothérapeute et l’avancement de la science qui sous-tend notre profession.
Les 50 prochaines années doivent être sous l’égide de la croissance et du soutien de la part du milieu de l’inhalothérapie au Canada et dans le monde, afin que nous continuions de jouer un rôle important dans les soins aux patients atteints de maladies respiratoires. Du point de vue du Journal, il est essentiel que les inhalothérapeutes participent à la discussion en publiant des recherches et des observations importantes. Nous sommes là pour vous donner la parole et pour favoriser l’évolution des individus et de la communauté. Nous sommes impatients de voir ce que l’avenir nous réserve.
