Les revues médicales existent pour avoir un impact. Apparemment axiomatique, le concept selon lequel les travaux publiés ont un impact sur les patients, les processus, le développement des médicaments et des dispositifs et une myriade d’autres facteurs pertinents est au cœur des activités des revues scientifiques. Cependant, comme il fallait s’y attendre, il est complexe de définir et de mesurer cet impact.

Dr Jason W Nickerson
Les publications universitaires négocie l’impact. Plus l’impact est élevé, plus la devise est précieuse. Plus la devise est précieuse, plus le produit est recherché. Dans le langage des revues scientifiques, le facteur d’impact est la norme de référence, qui reflète le nombre moyen de citations que l’article publié a suscité au cours des deux années précédentes. Il existe d’autres mesures d’impact, qu’il s’agisse de celles d’un article ou de l’indice de productivité d’un universitaire ou d’un chercheur. Quelle que soit la mesure, l’impact dépend fondamentalement du fait d’être vu, d’être lu et d’être cité.
Ces dernières années, notre équipe de rédacteurs, notre nouveau comité de rédaction et notre directeur de rédaction se sont attachés à améliorer la qualité du Journal, à respecter des pratiques éditoriales exemplaires et à solliciter des articles et des réviseurs qui, à notre avis, amélioreront l’exercice de l’inhalothérapie au Canada et dans le monde. Le produit de ces travaux est à la fois visible et tangible : faciliter des ateliers sur la recherche en inhalothérapie, aider les auteurs à réagir aux commentaires issus de la révision par les pairs, faire du mentorat auprès des nouveaux auteurs pour que leurs travaux paraissent dans des publications de qualité, entre autres.
En coulisse, nous avons travaillé à accroitre la visibilité du Journal auprès des inhalothérapeutes et de l’ensemble dans les domains de la recherche. En plus de continuer à être indexé dans CINAHL, EMBASE et SCOPUS, le Journal peut maintenant être consulté à partir de Google Scholar et a été accepté dans HINARI, une base de données de revues en libre accès de l’Organisation mondiale de la Santé qui favorise l’accès aux publications scientifiques pour les usagers des pays à faible et à moyen revenu. Nous continuons de chercher d’autres possibilités d’indexation afin d’accroitre notre visibilité.
Les lecteurs remarqueront également que le Journal est désormais officiellement en libre accès, afin que les résultats des recherches que nous publions (et que les auteurs réalisent) soient très visibles, faciles à consulter et accessibles à tous les lecteurs, quelle que soit leur capacité de payer. Ce processus est régi par une attribution non commerciale de Creative Commons (CC-BY-NC), qui protège les droits des auteurs et du Journal, afin que les sources soient bien citées et que les travaux ne soient utilisés que pour des fins non commerciales, à moins d’une autorisation explicite. Cette démarche contribue au maintien de l’intégrité des travaux publiés et en garantit la diffusion auprès de ceux qui les utilisent.
Ces initiatives ont eu l’effet cumulatif de créer un journal plus consistant et plus visible, à la portée et à l’impact manifestes. Elles visent à garantir que les articles qui nous sont soumis soient accessibles à tous ceux qui peuvent les intégrer aux soins des patients et à favoriser l’élaboration de nouvelles technologies et de démarches pour améliorer la santé respiratoire des patients du Canada et d’ailleurs. Nous continuons d’ailleurs à édifier le Journal pour qu’il ait un impact maximal dans tous les volets de l’inhalothérapie. De toute évidence, nous cherchons à ce que le Journal ait un impact mesurable par la quantification des citations et d’autres mesures, mais nous avons également une perception plus globale de notre responsabilité, qui s’étend à l’établissement de liens entre les cliniciens, les chercheurs et le milieu de la recherche en inhalothérapie afin de mieux transformer le savoir que nous publions en changements pour la pratique clinique. En fin de compte, c’est l’impact durable que le Journal et les inhalothérapeutes devraient rechercher.
