Résumé
Problématique
L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) a organisé une conférence de presse pour dévoiler les résultats d’une étude sur les produits, services et moyens amaigrissants (PSMA). Les médias ont amplement couvert l’événement. Nous désirons analyser «comment les messages émis par les institutions de santé sont transmis par les médias et décodés par la population.»
Méthodologie
La conférence de presse, le communiqué de presse ainsi que les 43 documents provenant de divers médias écrits et électroniques, ont fait l’objet d’une analyse comparant le discours émis de l’ASPQ à celui transmis par la presse. Tous ces documents ont fait l’objet d’une analyse basée sur le concept de l’unité d’information. La compilation des unités d’information permet de produire des tableaux indiciels mesurant la fréquence, la partialité, le poids-tendance et la tendance-impact du contenu. De plus, deux entrevues de groupe ont été réalisées auprès de personnes utilisant des PSMA afin d’examiner la notoriété et la perception des messages.
Résultats
Nous comparons le message émis et le message transmis. L’analyse comparative du message émis par l’ASPQ et du message transmis par les médias révèle que pour tous les sujets étudiés, sauf celui des PSMA en général, les médias ont été plus partiaux que l’ASPQ. Les médias ont non seulement amplifié le message émis, mais ont aussi transmis un message très défavorable au regard des PSMA. Par ailleurs, les messages véhiculés par les médias reprennent de manière assez fidèle le message émis lors de la conférence de presse. Quant à la réception du message, les entrevues de groupes («focus group») effectués auprès des personnes concernées par l’utilisation des PSMA nous révèlent que les messages sont passés inaperçus.
Conclusion
Cette analyse entre les messages émis, transmis et reçus nous suggère des pistes pour ajuster notre message et identifier les composantes devant être privilégiées lors d’une prochaine conférence de presse.
Abstract
Background
The results of a study on weight loss products and services were released during a press conference organized by the Association pour la santé publique du Québec (ASPQ). The media widely covered this press conference. The purpose of this article is to answer the question: “How are messages emitted by public health institutions transmitted by the media and received by the population?”
Method
The transcripts of the press conference, the press release as well as 43 documents from the print and broadcast media were evaluated according to a press analysis method. The analysis of these documents was based on the concept of the information unit. The compilation of these information units was used to produce charts which include data such as the frequency, partiality, weight tendency (“poids-tendance”) and tendency-impact (“tendance-impact”). Furthermore, two focus groups of persons using weight loss products and services were conducted.
Results
In this article, we compare the emitted message with the one transmitted. The analysis of the message emitted by the ASPQ and that conveyed by the media revealed that for almost all subjects dealt with during the press conference, the media have been more partial than the ASPQ. The media not only expanded on the emitted message but also gave a negative image of weight loss products and services. Furthermore, the message transmitted by the media was very similar to the initial message. The focus groups on how the message was received by persons using weight loss products and services also revealed that the message was lost in the flow of information on weight loss products and services.
Conclusion
This analysis of the emitted, transmitted and received messages has given us some indications on how to readjust the initial message and on what to emphasize in future press conferences.
MeSH terms: Communications media, information theory, health campaigns
Footnotes
Remerciements: Nous tenons à souligner la contribution de Lise Chartier et Christian Leray du Laboratoire d’analyse de presse Caisse, Chartier (UQAM), de Mireille Venne, Rénald Bujold, Véronique Sauriol, Valérie Blain et Lysane Grégoire de l’ASPQ, ainsi que de Maryse Guénette de l’Option-consommateurs.
Références
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