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. 2015 Jun 23;45(6):110–112. doi: 10.1016/S0399-077X(15)30037-8

JINF – Posters

PMCID: PMC7130504

JINF 01

Évaluation des connaissances sur l'infection VIH lors du bilan annuel de synthèse

E. Torres (1), C. Pifaut (2), C. Gachenot (3), C. Chevereau (4), N. Valin (5), Pm. Girard (6), Jl. Meynard (7)

(1) Hôpital St Antoine APHP, Paris, France.

Introduction – objectifs Évaluer le niveau de connaissances des patients sur le VIH (transmission, pathologie, antirétroviraux)

Matériels et méthodes 1) Remise du questionnaire en début d'entretien.

2) Réévaluation des connaissances avec le patient.

Résultats Entre 07/2013 et 12/2014, la fiche (26 questions) a été distribuée à 237 patients lors du bilan annuel de synthèse. Les principales caractéristiques démographiques des patients montrent une majorité d'hommes (177/237), caucasiens (152/237), d'âge moyen 46 ans (21-72), au stade sida (45/237) infectés par le VIH depuis 10 ans (1-29). La majorité (224/237) reçoivent un traitement antirétroviral et ont une charge virale plasmatique indétectable < 20 copies/ml (195/237). Sur l'ensemble des questions de la fiche, le nombre médian de réponses inexactes est de 8 (5-10). Les principales erreurs portent sur : le risque de transmission corrélée au niveau de la charge virale (36 %, 88/237), les modalités de contamination de la syphilis (40 %, 102/237), de l'hépatite B (44 %, 84/237). Les connaissances sur l'infection VIH sont aussi la source d'informations à apporter sur le risque de cancer (44 %, 105/237), du risque cardiovasculaire (40 %, 102/237) ou des vaccinations (70 %, 165/237), de la conduite à tenir en cas de vomissements (80 %, 202/237) ou d'horaires de prise (30 % 75/237). La perception du questionnaire par les patients est excellente (8/10 sur une échelle analogique). Les facteurs prédictifs associés à une mauvaise réponse sont l'origine non caucasienne (63.5 vs 47.4 % p = 0.02), l'absence de lecture du français (90.9 vs 51.3 % p = 0.03).

Conclusion Malgré une prise en charge du VIH ancienne, les connaissances des patients peuvent être améliorées. Cet outil permet une réactualisation des connaissances et l'acquisition de compétences pour mieux gérer leur maladie et leur traitement.

JINF 02

Évaluation de l'impact sur la qualité de vie d'un programme d'éducation thérapeutique

M. Launay (1), C. Lalanne (2), L. Do (1), F. Touam (1), C. Reichert (1), M. Duracinsky (2), C. Duvivier (1)

(1) APHP-Hôpital Necker, Centre d'Infectiologie Necker-Pasteur, Paris, France,

(2) Patient-Centered Outcomes Research, Paris Sorbonne Cité, EA, 7334 (REMES), Paris, France.

Introduction – objectifs Évaluer l'impact sur la qualité de vie (QdV) d'un programme d'Éducation Thérapeutique (ETP).

Matériels et méthodes Utilisation de l'auto-questionnaire PROQOL-HIV, explorant la santé physique et les symptômes ressentis (PHS) avec ou sans traitement antirétroviraux (cART) et son impact (TI). Analyse croisée des scores de QdV (moyenne±DS) avec les données cliniques de deux échantillons de patients infectés par le VIH : analyse transversale (Groupe ETP1) et analyse longitudinale à M0, M6 et M12 (Groupe ETP2). Utilisation de tests non-paramétriques (Wilcoxon et ANOVA Kruskal-Wallis) et modèles linéaires à effet aléatoire.

Résultats Les caractéristiques des patients à l'entrée (M0) dans l'étude sont présentées dans le tableau.

Tableau 1.

Caractéristiques à M0 des patients des Groupe ETP1 et ETP2

Groupe Données démographiques Données ETP
  • Groupe

  • ETP1

  • N = 111

  • Sexe = 18 F/93 M

  • Age = 48,9 10,4 ans

  • Durée VIH = 16,2 8,8 années

  • VHC = 18 %

  • VHB = 8 %

  • Stade C = 32 %

  • Nb de lignes cART = 7,9 6,6

  • Types de séances ETP :

  • Suivi : 90

  • Renforcement : 6

  • Initiation ARV : 8

  • Échec aux ARV : 7

  • % de cART en une prise = 63 %

  • CD4 = 600,9 283,5/mm3

  • 77 % CV < 40 copies/ml


  • Groupe

  • ETP2

  • N = 42

  • Sexe = 6 F/36

  • Age = 46,0 • 2,3

  • Durée VIH = 11,7 • 9,0

  • VHC = 17 %

  • VHB = 2 %

  • Stade C = 21 %

  • Nb de lignes cART = 5,7 • 5,0

  • Types de séances ETP :

  • Suivi : 19

  • Renforcement : 11

  • Initiation ARV : 8

  • Échec aux ARV : 7

  • % de cART en une prise = 81 %

  • CD4 = 539,8 • 362,5

  • 52 % CV < 40 copies/ml

Groupe ETP1 : On note une corrélation négative avec l'âge (Spearman r = 0,179, p = 0,060) et la durée d'évolution de la maladie (r = – 0,190, p = 0,046), et une différence significative de QdV selon que la charge virale soit détectable ou non (p = 0,001), et entre le type de séances (p = 0,008) : les « Initiations » ayant une meilleure QdV (93,6 ± 11,1) que les « Renforcements » (76,2 ± 22,6) ou « Suivis » (73,0 ± 20,6) et étonnamment les « Échecs » ont un score de 90,5 ± 10,1.

Groupe ETP2 : l'évolution des CD4 est de 535/mm3, 550/mm3 et 599/mm3 et 55 %, 76 % et 88 % sont indétectables à respectivement M0 (n = 42), M6 (n = 40) et M12 (n = 17). L'analyse des scores différentiels M6-M0 (n = 39) montre que les patients plus âgés ont un gain de QdV plus faible (r = 0,165, p = 0,316).

Conclusion Si le contrôle de la charge virale reste un des éléments significatifs d'une meilleure QdV, l'impact du vieillissement se fait sentir par une moindre performance des scores de QdV.

JINF 03

Connaissances des infections sexuellement transmissibles (IST) d'un public de festivaliers : expérience d'un quizz (Qz) élaboré pour la Journée mondiale du sida (JMS)

F. Bisbal (1), M. Jean (1), Y. Crouchandeu (1), C. Fildard (1), L. Giorgetti (1), M. Medus (1), H. Aumaître (1)

(1) CH, Perpignan, France.

Introduction – objectifs À l'occasion d'un concert organisé par notre service pour la JMS 2014, nous avons évalué les connaissances sur les IST de ce public non ciblé.

Matériels et méthodes Deux Qz ont été élaborés par l'infirmière du CIDDIST et distribués lors de la soirée par une infirmière, la cadre de santé et 1 médecin. Une analyse descriptive des réponses a été réalisée.

Résultats Le festival a rassemblé 750 personnes dont 66 impliqués dans la prévention (membres d'associations de malades (AM) ou personnel hospitalier (PH)). Le 1er Qz a recueilli 91 réponses, le 2nd 94 (soit 24 % des participants). l'âge moyen est de 36 ans (47 sujets de moins de 25 ans). Un sujet sur 5 ignore que l'infection par le VIH peut être asymptomatique. Un sujet sur 2 ignore le délai de séroconversion (plusieurs choix). Concernant les Tests Rapides d'Orientation Diagnostiques leur disponibilité au CDAG n'est connue que de 54 personnes et dans une AM pour 60; 11 les croient accessibles en médecine de ville : 8 membres d'une AM ou PH pensent qu'ils ne sont pas disponibles dans les AM. Aucun des moins 25 ans n'a répondu AM et CDAG : 5 ignorent ces structures. Seize sujets ne se disent pas prêts à utiliser les futurs autotests. Un quart des sujets (surtout de moins de 25 ans) pense qu'il existe un vaccin contre l'hépatite C; 74 connaissent le vaccin contre l'hépatite B et 63 celui contre le papillomavirus. Quatorze sujets dont 4 membres d'une AM ou PH pensent que la syphilis n'existe plus. À l'issue du Qz, 113 sujets ont dit s'être posé des questions, 95 veulent les préciser. Six le trouvent sans intérêt et 9 ont été incités à réaliser un test.

Conclusion L'information sur les IST ne semble pas atteindre une partie de ce large public, notamment les moins de 25 ans. Les membres des AM et PH, pourtant identifiés comme personnes ressources, relayent parfois des informations erronées.

JINF 04

Femmes africaines infectées par le VIH et sexualité

J. Aouate (1), C. Elia (1), B. Frison (1), P-L. Nivôse (1), C. Charpentier (1), M-A. Khuong-Josses (1)

(1) Hôpital Delafontaine, Saint-Denis, France.

Introduction – objectifs Peu de données sont rapportées concernant les femmes VIH et leur demande concernant la sexualité. Cette étude évalue dans un groupe de 100 femmes africaines, le besoin d'expression de leur sexualité, le choix de leur interlocuteur et les principaux problèmes évoqués.

Matériels et méthodes De façon prospective et monocentrique, au cours d'une consultation d'éducation thérapeutique, les deux IDE ont rempli, avec l'accord de la patiente, un questionnaire anonyme. Des données socio-démographiqes, concernant leurs conditions de vie étaient colligées. Deux questions : « Avez-vous envie de parler de votre sexualité, et à qui », et : « Pensezvous avoir des problèmes d'ordre sexuel, et lesquels », étaient posées.

Résultats Ces femmes avaient un âge moyen de 40,5 et étaient pour 51 originaires d'Afrique centrale et 49 d'Afrique de l'ouest. Elles étaient en France depuis en moyenne 12 ans; 67 avaient un partenaire stable dont 45 vivaient en couple, 33 n'avaient pas de partenaire. Le partenaire était VIH+ (21), VIH-(37), statut inconnu (8), NR (1).

Parmi les 84 femmes de moins de 50 ans et non enceintes, 62 (74 %) n'avaient aucune contraception, 16 des préservatifs seuls et 16 d'autres contraceptions.

La moitié des femmes (48) avaient spontanément envie de parler de leur sexualité. Les interlocuteurs privilégiés étaient l'infectiologue (48), le/la gynécologue (35), le médecin traitant (25).

Plus d'1/3 déclarait spontanément avoir des problèmes d'ordre sexuel, 62 après évocation des problèmes. La peur de la transmission (34) et le manque de libido (33) étaient les 2 principaux problèmes rapportés.

Conclusion Dans ce groupe de femmes africaines, la moitié des femmes avaient envie de parler de leur sexualité. L'interlocuteur privilégié était leur infectiologue, le gynécologue et leur médecin traitant. La peur de transmettre le VIH et un manque de libido étaient les principaux problèmes avancés. Une meilleure information sur le TASP est à envisager.

JINF 05

Évaluation de la pratique d'une activité physique : intégration dans un programme d'éducation thérapeutique chez des patients infectés par le VIH

E. Torres (1), C. Gachenot (2), F. Gras (3), N. Belizidia (4), S. Deramchi (5), L. Fonquernie (6), Jl. Meynard (7)

(1) Hôpital St-Antoine, Paris, France,

(4) Mairie de Paris, Paris, France,

(5) Mairie de Paris, Paris, France.

Introduction – objectifs 1° Évaluer la fréquence de la pratique d'une activité physique chez les patients infectés par le VIH.

2° Proposition de participation à un programme d'activités physiques dans le cadre du programme Paris Santé Nutrition (≥ une séance par semaine collective, gratuite)

Matériels et méthodes

  • Questionnaire intégré systématiquement aux consultations sur une période de 6 mois

  • Ateliers diététiques (J0, M6, M12),

  • Analyse descriptive des résultats,

  • Questionnaire de satisfaction (J0, M6, M12).

Résultats l'évaluation d'une activité physique a été réalisée à partir du 01/07/2014 sur une période de 6 mois. Sur une file active de 3.763 patients, le questionnaire « activité physique » a été réalisé chez 2.955 patients (78 %).

Une activité physique est pratiquée par 1.138/2.995 (40 %), 2 fois par semaine (44 %), plus d'une heure (65 %), depuis plus de 2 ans (67 %).

Chez les patients non sportifs (N = 1.755, 60 %), une proposition de pratique d'activité physique a été faite chez 314 patients (18 %) dont 157 (50 %) ont initialement accepté. La cause du refus de participation était l'absence de motivation ou de temps.

Chez les 1.442 patients (82 %) auxquels le médecin n'a pas proposé d'activité physique, les principales causes étaient une contre-indication (N = 288), l'éloignement du domicile (N = 111), pas de besoin identifié (N = 120), pas de motivation (N = 583), pas le temps (N = 341). Parmi les 157 patients qui ont initialement accepté de renter dans le programme Paris Santé-Nutrition, 52 ont déjà réalisé au moins une séance et 30 ont participé à l'atelier diététique.

Conclusion La pratique d'une activité physique est inconstante chez les patients infectés par le VIH. Intégrer systématiquement un questionnaire permet de les orienter via l'activité ETP.

JINF 06

Impact de la prise en charge de la douleur sur l'organisation d'un centre de vaccinations

K. Lescop (1), I. Joret (1), M. H. Gouraud (1), M. Lefebvre (1), J. Coutherut (1), C. Biron (1), V. Briend-Godet (1)

(1) CHU, Nantes, France.

Introduction – objectifs Les centres de vaccinations polyvalentes (CVP) reçoivent une population multiculturelle parfois non francophone, sans couverture sociale. Ils accueillent des enfants dont le statut vaccinal incertain nécessite la prescription de sérologies (tétanos, hépatite B). Chez l'enfant, le patch anesthésique a montré son efficacité après au moins 1 h 30 d'application. Son utilisation reporte le soin à une 2e consultation qui se déroule comme suit : pose du patch, attente d'1 h 30, consultation médicale, réalisation de la sérologie.

Matériels et méthodes L'objectif de cette étude descriptive, menée de septembre 2013 à décembre 2014, était d'évaluer l'acceptabilité de cette prise en charge par les enfants et leurs parents : nombre d'enfants acceptant la proposition, nombre d'enfants adhérant à la nouvelle organisation liée au temps d'attente du patch, douleur (échelle visuelle analogique), tolérance locale du patch. Tous les enfants de moins de 16 ans à qui une sérologie était prescrite ont été inclus.

Résultats Sur 142 enfants, 93 % (n = 132) ont accepté de revenir et tous ont adhéré à l'organisation permettant la pose d'un patch. Dix ont refusé la proposition : 1 sans motif, 3 sur décision parentale, 6 n'ayant pas peur du bilan (enfants de plus de 14 ans). La douleur a été cotée à 0 pour 84 % des enfants (n = 111). Aucune réaction locale n'était constatée.

Conclusion L'utilisation du patch anesthésique dans un CVP est possible au prix d'une longue attente et de la réorganisation du service. Cependant, les CVP, souvent première étape vers l'accès aux soins, doivent proposer un accueil et une prise charge simples. Une alternative non médicamenteuse, sous forme d'un dispositif ludique combinant froid et vibrations « Buzzy », permettrait de faciliter l'organisation des soins et d'étendre son utilisation à la vaccination. Cet outil est actuellement en test au CVP et une étude comparative est envisagée.

JINF 07

Intérêt de l'évaluation de la précarité à l'entrée dans un service de maladie infectieuse

S. Pellerin (1), A. Pancher (1), M. Touzet (1), F. Riboulet (1), O. Lesens (1)

(1) CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, France.

Introduction – objectifs Le score EPICES est un score validé pour évaluer la précarité. L'intérêt de l'évaluation de la précarité à l'admission dans un service de maladie infectieuse n'a pas encore était étudié.

Matériels et méthodes Il s'agissait d'une étude observationnelle, descriptive, prospective et multicentrique réalisée dans un CHU et deux CH. Le recueil des données était réalisé, à partir de deux questionnaires semi-dirigés médico-administratifs anonymes. Le score EPICES était utilisé pour identifier les patients précaires.

Résultats 47 patients d'âge moyen de 76 ans étaient inclus, 65.9 % des patients étaient précaires. La population précaire était représentée par des patients vivants seuls et ayant un faible niveau d'étude. Le logement et la profession n'influençaient pas sur la précarité. Cette précarité était associée à des comorbidités plus importantes selon le score de CHARLSON (en moyenne à 6.3 pour les patients précaires contre 4.3) et était associé à un score OMS plus élevé (moyenne de 1.32 contre 0.63). Le nombre de journée d'hospitalisation brut n'était pas augmenté chez les patients précaires (9.35 jours contre 10.4 jours chez les non précaires). 41.9 % des patients considérés comme précaires avaient rencontré des difficultés à la sortie d'hospitalisation dont 58.8 % pour défaut de solution d'aval, entraînant un allongement de leur durée d'hospitalisation non médicalement justifiée d'en moyenne 0.9 jours. Seulement 12.9 % des patients précaires avaient vu une assistante sociale durant leur séjour.

Conclusion L'accueil de population précaires allonge les durées d'hospitalisation non justifiées par manque de possibilités d'aval et augmente donc les couts. Ces surcouts justifient un dépistage précoce de la précarité, le score EPICES pourrait être systématiquement réalisé à l'admission afin de déclencher une prise en charge sociale plus précoce.

JINF 08

Outil paramédical pour une organisation de la prise en charge des infections ultra contagieuses

J. Godard (1), C. Colomb (1), R. Gaspaillard (1), P. Alligier (1), M. Michel-Villaz (1)

(1) Infectiologie CHU, Grenoble, France.

Introduction – objectifs Les infections ultra contagieuses sont une préoccupation de plus en plus importante pour les unités d'hospitalisation d'infectiologie. Elles sont de nature et de physiopathologie différentes, mais nécessitent une spécificité des moyens : BK XDR, Coronavirus, Ebola, BMR… l'équipe paramédicale du service des maladies infectieuses du CHU de Grenoble a réalisé un kit évolutif adaptable aux diverses situations et disponible facilement

Matériels et méthodes Les principes :

  • Définition d'un site géographique unique dans l'unité où tout est regroupé

  • Collaboration étroite avec la cadre de santé, les médecins infectiologues et l'unité opérationnelle d'hygiène.

Résultats Le kit :

  • Documents « cliniques » avec fiches physiopathologiques, épidémiologiques et cliniques, expliquant le risque et les modalités de transmission. Ces documents sont plastifiés et archivés dans un classeur unique, accessible à tous. Ce document est destiné à être actualisé en cas d'infection émergente.

  • Classement des procédures nationales et locales dans un document global, avec la déclinaison pratique pour l'équipe soignante.

  • Matériel listé et rangé dans un site dédié, vérifié 1 fois par mois (disponibilité, péremption). La quantité de matériel est calculée pour faire face aux premières 24 heures de soins et ensuite renouvelé en fonction des besoins. Il doit toujours y avoir 24 h de soins d'avance.

  • Responsables paramédicaux identifiés et organisés pour être en permanence joignables

  • Organisation planifiée des exercices, de l'entretien du matériel, de la formation constante et exhaustive du personnel.

Une évaluation a été réalisée sous forme d'une enquête de satisfaction, et sous forme d'un cahier des entrainements. Ce cahier est destiné à répertorier les erreurs, proposer leur correction, et vérifier la diminution de leur fréquence.

Conclusion Nous pensons ainsi être mieux préparés à une bonne gestion des épisodes infectieux émergents qui pourraient survenir, y compris de façon inattendue

JINF 09

Intérêt de l'élaboration d'outils pédagogiques spécifiques dans un centre fédératif prévention et dépistage

C. Robin-Le Conte (1), J. Coutherut (1), V. Briend-Godet (1), C. Pintas (1), F. Raffi (1), C. Biron (1)

(1) CHU, Nantes, France.

Introduction – objectifs Le centre fédératif prévention dépistage (CFPD) regroupe des centres de vaccination, lutte contre la tuberculose et les IST. Devant l'absence d'outils pédagogiques adaptés aux 3 thématiques ou aux particularités du public reçu, les équipes médico-soignantes ont eu besoin d'en créer. L'objectif était de les utiliser et de les évaluer lors des actions de prévention à l'échelle départementale.

Matériels et méthodes Un jeu de l'oie sur les 3 thématiques a été conçu puis édité en 2013. De même, 2 outils audiovisuels de sensibilisation sur la tuberculose et l'hépatite B auprès de migrants (Roumanie, Magreb, Afrique subsaharienne) et de personnes à risque (détenus) ont été créés en 2012 et 2013 pour présenter à ces populations ciblées, dans leur langue et culture, ces maladies et les moyens de s'en protéger. Le choix de ces outils est discuté en amont du projet en fonction du ciblé.

Résultats En 2013, près de 300 actions de prévention auprès du public ont été menées sur les 3 thématiques. Une évaluation par un questionnaire de connaissances avant et après visualisation des films sur l'hépatite B a été menée auprès de 158 personnes. L'amélioration des connaissances, après visualisation des films, est significative (p < 0,05/Wilcoxon) dans toutes langues. Ces outils audiovisuels favorisent les échanges entre les individus et permettent une alliance thérapeutique immédiate avec l'équipe soignante. Le jeu de l'oie permet une interactivité et l'acquisition de connaissances par les joueurs, en levant des idées reçues sur les thématiques.

Conclusion L'utilisation de ces outils pédagogiques ludiques, adaptés à la prévention des maladies infectieuses permettent de sensibiliser les populations cibles du CFPD au dépistage, de développer des stratégies de prévention efficaces et permet à ces publics de repérer des lieux ressources. La mise à disposition de ces outils à l'échelle nationale serait utile et pertinente.


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