Bien reconnue pour ses propriétés antipaludéennes, la chloroquine a montré également une activité antivirale à l’encontre de différents virus tels que VIH, virus de la grippe, Coronavirus, dengue ou chikungunya. Toutefois, cet effet antiviral a été observé sur des cultures cellulaires mais l’utilisation de la chloroquine n’a jamais été approuvée pour le traitement d’infections virales.
En ce qui concerne le virus Ebola, des concentrations inhibitrices 50% et 90% de 16 et 25 μmol/L respectivement ont été rapportées. Toutefois l’effet antiviral est observé à des doses cytotoxiques de chloroquine.
Une étude a été réalisée sur des souris et des hamsters traités par injection intrapéritonéale de 90 mg/kg de chloroquine réalisée une heure après infection par une souche de virus Ebola adaptée à la souris. À cette dose, les deux tiers des souriscontrôles non infectées par le virus et tous les hamsters n’ont pas survécu en raison de la cytotoxicité.
La chloroquine n’a aucun effet sur les infections à virus Ebola, même à dose toxique
Concernant les souris infectées par Ebola, 2 sur les 9 traitées par la chloroquine et 1 sur les 9 non traitées ont survécu. Concernant les hamsters traités par une dose de 50 mg/kg, les animaux non infectés par le virus ont survécu alors qu’aucun des animaux infectés, traités ou non par la chloroquine, n’ont survécu.
Ces résultats, ainsi que des résultats antérieurs sur d’autres virus, indiquent que la chloroquine n’a aucun effet bénéfique pour la prophylaxie ou le traitement des infections à virus Ebola, aucun effet antiviral n’ayant été observé in vivo, même en utilisant des doses toxiques.
References
- Falzarano D, Safronetz D, Prescott J, et al. Emerg Infect Dis 2015 ; 21 (6) : 1065-7. [DOI] [PMC free article] [PubMed]
