Avec la pandémie de Covid-19, ce livre, publié aux éditions Quae par deux chercheurs-enseignants de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), pourrait être fortement d’actualité. Car, parmi les caractéristiques du nouveau coronavirus Sars-CoV-2, il y a la forte probabilité qu’il soit capable de se constituer en colonies, ou plus scientifiquement : biofilms – thème de cet ouvrage – ce qui justifie, parmi les mesures barrière, le port de gants médicaux et la désinfection diverse : poignées de porte, surfaces de travail, etc. Comme le disent les auteurs à propos des pathogènes, « si l’on connaît leur existence depuis Pasteur, ce n’est que depuis peu qu’on les étudie sous leur forme d’organisation la plus répandue de communautés fixées sur une surface en biofilms ». Les biofilms sont partout. Parfois, ils mettent la santé en danger, causant des infections chroniques ou des maladies nosocomiales. Quelle différence entre des microbes dispersés dans l’environnement et les biofilms, quelles formes prennent ces biofilms, quels microbes s’y trouvent ? Les auteurs font découvrir comment des microbes échangent des gènes et s’adaptent aux conditions de microsociété en permanente évolution, acquièrent les capacités de colonisation et de résistance caractéristiques des biofilms.

Références
- Romain Briandet, Murielle Naïtali, 120 p. Éditions Quae
- Romain Briandet est responsable de l’équipe Bioadhésion- Biofilm et hygiène des matériaux de l’Institut Micalis (UMR Inrae/AgroParisTech).
- Murielle Naïtali est enseignante à AgroParisTech, et chercheuse à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).
