C’est ce qu’a laissé entrevoir une note du Conseil scientifique Covid-19 dans son actualisation de fin octobre. La deuxième vague a touché l’Europe, mais sa durée, difficile à prévoir, « pourrait se situer jusqu’au début de l’année 2021 ».

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Le Conseil scientifique [1] estimait même probables plusieurs vagues entre la fin de l’hiver et le printemps 2021, entraînant une situation sanitaire critique, et suggérait trois objectifs à prendre en compte :
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protéger les anciens, les sujets fragiles et ceux en situation de précarité pour réduire la mortalité et la saturation du système de soins ;
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préserver l’économie, même partiellement, respecter la vie scolaire et la formation ;
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limiter la circulation du virus le ramenant à un niveau plus bas, donnant son efficacité à la stratégie tester-tracer-isoler.
Parlons de la deuxième vague : pour le Conseil scientifique, il est difficile de prévoir sa durée qui dépend du virus, des conditions météo- rologiques et de l’acceptation par la population des mesures imposées pour limiter la circulation virale. D’où une possible sortie de la deuxième vague et une circulation virale mieux contrôlée avec 5 000 à 8 000 contaminations par jour.
« Avec la stratégie tester-tracer-isoler qui, avec le respect des distances physiques, assurerait un contrôle possible de la circulation du virus, comme le montrent les exemples de certains pays d’Asie du Sud-Est », remarque le Conseil scientifique. Même avec de nouvelles mesures optimisées, il les estime insuffisantes à éviter d’autres vagues entre la fin de l’hiver et le printemps 2021.
Il fait aussi ces trois constats :
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l’immunité de la population va mettre de nombreux mois à monter de façon significative et à ralentir la circulation du virus ;
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la durée de l’immunité protectrice des personnes atteintes n’est, à ce jour, pas connue avec exactitude ;
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quant aux premiers vaccins et autres types de traitements, il pourrait falloir attendre le deuxième trimestre 2021 pour s’en faire une opinion !
« Il y a donc devant nous de nombreux mois avec une situation extrêmement difficile », selon le Conseil scientifique. Il faut donc s’attendre à de nouvelles restrictions pour tenter de maintenir la circulation virale à un taux permettant de ne pas dépasser 5 000 contaminations par jour.
