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. 2021 Feb 9;32(627):8–9. [Article in French] doi: 10.1016/S0992-5945(21)00012-X

Vaccins Sars-CoV-2 : l’anti-vaccinalisme, le dernier obstacle

Yann-Mickael Dalmat
PMCID: PMC7871889

L’acceptation de la vaccination était, pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le dernier obstacle à vaincre pour avoir l’espoir de vaincre aussi la Covid-19. Début décembre, alors que des vaccins étaient enfin à notre portée, l’hésitation vaccinale demeurait l’obstacle majeur à l’obtention d’une immunité collective assurant la protection des populations.

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© JuanCi Studio/stock.Adobe.com

En plus de l’ampleur même de l’effort de vaccination à venir, les vaccins seront nouveaux et ne seront probablement que partiellement efficaces pendant une période de temps encore inconnue. Il peut y avoir des événements dits indésirables attribués à juste titre ou à tort aux nouveaux vaccins, et les pays fixeront des seuils de sécurité différents avant d’offrir le vaccin à leur population.

«Compte tenu de l’offre limitée à court et moyen terme, selon l’OMS, les vaccins seront probablement prioritaires pour les agents de santé à haut risque de contracter ou de transmettre une l’infection et pour les personnes âgées. »

Finalement, l’effort de vaccination ciblera des populations diverses, dont celles qui ne sont généralement pas/plus concernées par les programmes de vaccination d’un pays. Mais l’expérience a montré qu’il ne suffit pas de fournir des informations sur les vaccins pour encourager leur acceptation par toute la population !

C’est pourquoi le Groupe consultatif technique (TAG) de l’OMS [1] sur les connaissances comportementales et les sciences de la santé, qui a publié un rapport soulignant les facteurs qui déterminent le comportement populaire face aux vaccins selon un environnement favorable, des influences sociales et des motivations, recommande de tenir compte de ces données pour convaincre la population à se faire vacciner. Que faut-il ?

  • Rendre la vaccination facile, rapide et abordable, en particulier pour la grande proportion de personnes qui n’ont pas pour habitude de la refuser.

  • Ce qui peut sembler une réticence, une résistance ou une opposition à la vaccination peut en fait être une réponse au ressenti comme une contrainte ou un inconvénient à comprendre.

  • Les plans d’organisation de la vaccination doivent tenir compte de facteurs tels que la facilité d’accès des lieux de vaccination et du temps, des coûts possibles, le fait pour certains d’avoir ou non l’expérience de vaccinations antérieures.

  • Il faut rendre la vaccination plus disponible dans des endroits facilement accessibles, familiers, sûrs et pratiques, sur des sites sans rendez-vous, proches des endroits où les gens vont souvent, cela peut également encourager l’acceptation de l’immunisation.

  • Tout cela doit s’accompagner d’une communication ciblée, crédible – notamment sur la nature des vaccins ­­ – et claire provenant de sources fiables, montrant que se faire vacciner est important, bénéfique, facile, rapide, abordable.

Point essentiel : il est utile que les professionnels de santé se fassent vacciner et le montrent, pour donner l’exemple et emporter l’adhésion populaire au vaccin.

Référence


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