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. 2021 Apr 8;38(5):535–538. [Article in French] doi: 10.1016/j.rmr.2021.04.002

COVID-19, confinement et usage de cannabis

COVID-19, lockdown, and cannabis use

M Underner a,*, G Peiffer b, J Perriot c, N Jaafari a
PMCID: PMC8026255  PMID: 33865658

Le tabagisme est associé à une augmentation du risque de formes graves et de la mortalité chez les patients souffrant de la COrona VIrus Disease-19 (COVID-19) [1]. En Europe, le cannabis est la seconde substance la plus fréquemment inhalée après le tabac [2]. Étant le plus souvent fumé sous la forme de joints (mélange de tabac et de cannabis), le cannabis est également responsable de complications respiratoires [3], [4]. Fumer du cannabis (ou du tabac ou les deux) altère les fonctions pulmonaires, en particulier immunitaires [5] et peut être à l’origine de complications sévères en cas de contamination par le severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) [6], [7]. La pandémie de COVID-19 a conduit à mettre en place des mesures sanitaires dont la distanciation sociale et des périodes de confinement. Ces mesures ont provoqué un sentiment d’isolement, de solitude et des troubles psychologiques, dont l’augmentation de l’usage de substances psychoactives, incluant le cannabis [8], [9]. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les études ont davantage concerné la consommation d’alcool [10] et de tabac [11]. Peu de travaux ont porté sur l’usage du cannabis. Il nous a semblé intéressant d’analyser les données publiées concernant les liens entre le confinement lié à la COVID-19 et la consommation de cannabis.

Cinq études transversales ont porté sur l’impact du confinement lié à la COVID-19 sur les modifications de l’usage de cannabis. Une étude française [12] menée sur Internet en population générale, au cours de la phase initiale du confinement (entre le 8e jour [25 mars 2020] et 13e jour après le début du confinement) incluait 11 391 participants (âge moyen: 47,5 ans; 52,1 % de femmes). L’usage de cannabis était déclaré par 620/11 391 (5,44 %) des participants. Il était noté une augmentation de la fréquence de plusieurs comportements addictifs: par ordre de fréquence décroissante, usage d’écrans (64,6 %), consommation de tabac (35,6 %), usage de cannabis (31,2 %), d’aliments riches en calories et/ou en sel (28,4 %), enfin d’alcool (24,8 %). Pour l’ensemble des comportements addictifs, les facteurs de risque d’augmentation de consommation étaient la diminution de la sensation de bien-être et la majoration du stress (p  < 0,001 pour tous les comportements). Concernant le cannabis, le seul facteur significatif de majoration était un niveau d’éducation intermédiaire ou faible (p  < 0,001). Aux Pays-Bas, une enquête [13] menée également sur Internet du 14 au 28 avril 2020 (4 à 6 semaines après l’instauration du confinement) concernait 1563 consommateurs de cannabis (âge moyen: 32,7 ans; 66,3 % d’hommes). Un usage quotidien de cannabis était noté chez 67,9 % des participants. La majorité d’entre eux (91,4 %) fumaient des joints. Les résultats de cette enquête figurent dans le Tableau 1 . Parmi les fumeurs de joints, une augmentation du nombre moyen de joints les jours d’utilisation était notée chez 39,4 % d’entre eux; ce nombre était inchangé chez 54,2 % d’entre eux et avait diminué chez seulement 6,4 % d’entre eux. Chez l’ensemble des participants, le nombre moyen de joints avait augmenté de 3,0 à 3,7 (p  < 0,001). L’ennui était la principale raison déclarée d’augmentation de l’usage de cannabis (78,4 %). Chez ceux ayant arrêté ou diminué leur consommation, le fait de voir moins souvent leurs amis (32,2 %) ou des craintes des effets du cannabis sur leur santé mentale (29,5 %) expliquaient leur changement de comportement. Une étude canadienne [14], toujours conduite sur Internet du 4 avril au 13 avril 2020 (environ 3 semaines après la mise en place des mesures de distanciation sociale), auprès de 1054 adolescents (âge moyen: 16,7 ans [14–18 ans]; 76,4 % de filles), comparait les modifications de consommation d’alcool, de binge drinking et de cannabis au cours de 3 semaines avant et après la mise en place des mesures spécifiques. Globalement, il était noté une augmentation de la fréquence de l’usage d’alcool et de cannabis. Chez l’ensemble des participants, l’usage de cannabis, en terme de nombre moyen de jours d’usage de cannabis, augmentait significativement après (versus avant) la mise en place des mesures (p  = 0,01). Toutefois, cette augmentation n’était significative que chez les filles (p  = 0,01). La majorité des adolescents consommaient solitairement le cannabis (49,3 %); toutefois, 31,6 % d’entre eux le faisait avec leurs amis, en distanciel, via les nouvelles techniques de communication, et 23,6 % en présentiel, enfreignant les mesures gouvernementales. Les facteurs prédictifs d’un usage solitaire de cannabis étaient une mauvaise santé mentale (dont la dépression) et la crainte d’être infecté par le SARS-CoV-2.

Tableau 1.

Évolution de la consommation de cannabis pendant le confinement (d’après van Laar et al. [13] [van LAAR]).

Évolution de la consommation Résultats
Utilisation plus fréquente 41,3 %
Utilisation identique 49,4 %
Utilisation moindre 6,6 %
Arrêt du cannabis 2,8 %
Chez les femmes Augmentation de 50,4 %
Chez les hommes Augmentation de 36,5 %
Consommateurs non quotidiens Deviennent consommateurs quotidiens: 35,7 %
Consommateurs une fois par semaine Augmentation de 56,9 %

Dans une enquête américaine [15] réalisée sur Internet du 15 avril au 5 mai 2020, auprès de 1809 adultes (âge moyen: 39,8 ans; 67,4 % de femmes), 48,6 % des participants déclaraient un usage antérieur de cannabis et un usage actuel était retrouvé chez 12,7 % d’entre eux. Pendant le confinement, l’évolution de la consommation de cannabis était la suivante: stabilité: 53 %, augmentation: 36,5 %, diminution: 10,4 % (p  < 0,01). Par ailleurs, la présence de symptômes modérés à sévères de dépression était significativement associée à un risque plus élevé de consommer du cannabis (OR = 3,15; IC95 %: 1,58–6,25). Explorant les raisons de modification du comportement vis-à-vis du cannabis, la diminution était surtout liée aux préoccupations pour la santé, alors que l’augmentation de son usage était expliquée par l’ennui et le fait d’avoir plus de temps libre disponible.

Enfin, une enquête belge [16] encore réalisée sur Internet pendant le confinement sur une courte période (20 jours; entre le 9 et le 29 avril 2020), ce qui limite sa validité, chez 3632 adultes (âge moyen: 42,1 ans; 70 % de femmes), évaluait les modifications de consommation d’alcool, de tabac, et de cannabis avant et pendant le confinement. Pendant le confinement, les participants déclaraient consommer davantage d’alcool et de cigarettes qu’avant (p  < 0,001 pour les deux produits). En revanche, il n’était pas noté de modification de la consommation de cannabis. Seulement 2,1 % des participants déclaraient en consommer davantage et 1,1 % en utiliser moins. Il n’y avait pas de différence significative entre le nombre de joints par jour avant et pendant le confinement (0,1 ± 0,5 joints/jour versus 0,1 ± 0,4 joints/jour; p  = 0,508). Comme pour le tabagisme, la principale raison expliquant une augmentation de consommation de cannabis était l’ennui. Ainsi, sur cinq études transversales, quatre d’entre elles montraient une augmentation de la consommation de cannabis pendant le confinement.

Ce fait est corroboré par les résultats de deux études longitudinales. La première étude longitudinale, celle de Cousijn et al. [17], était réalisée aux Pays-Bas, pays des « coffee shops », fermés au départ, puis rapidement autorisés pour des ventes à emporter, afin d’éviter la promotion d’un marché illégal. Le recueil sur Internet comprenait des données évaluées entre janvier 2019 (265 jours avant le confinement) et mai 2020 (59 jours après le début du confinement). Âgés de 18 à 46 ans, les 120 participants étaient, avant le confinement, des consommateurs de cannabis (au moins une fois par mois) et par ailleurs, non utilisateurs d’autres substances illicites. Globalement, il était observé une augmentation significative de l’usage du cannabis au cours des premiers mois du confinement (p  = 0,024), avec majoration en termes de grammes par semaine pendant le confinement (p  < 0,001). En revanche, il n’y avait pas de modification de la sévérité des symptômes du trouble de l’usage du cannabis, évalués par les critères du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders. Fifth edition (DSM-5) [18] (p  = 0,66). La seconde étude longitudinale canadienne [19] incluant 70 adultes (âge moyen: 23,3 ans; 65,7 % de femmes) était menée sur Internet entre le 23 mars et le 15 juin 2020, où l’état d’urgence sanitaire avait recommandé un auto-confinement dans toutes les provinces du Canada. Chez plus de 75 % des participants, le cannabis était fumé (59 %) ou utilisé avec une cigarette électronique (17,1 %). À partir d’une collecte de l’usage de cannabis dans les quatre mois précédant ces mesures, chez des participants consommant du cannabis au mois deux fois dans le mois précédant l’inclusion, la consommation de cannabis, en cas d’auto-confinement, était majorée de 20 % par rapport à ceux qui ne s’étaient pas isolés, constituant un facteur de risque indépendant de consommation plus élevée de cannabis (quantité × fréquence d’utilisation) pendant la pandémie (p  = 0,03). En outre, l’isolement peut provoquer des symptômes dépressifs, eux-mêmes facteurs de risque de consommation de substances addictives dont le cannabis. Toutefois, du fait de la légalisation de l’usage du cannabis au Canada, ces résultats ne peuvent être généralisés aux pays où son usage reste encore illégal.

Aux États-Unis, l’étude de Vidot et al. [20], chez des utilisateurs de cannabis thérapeutique, souffrant de maladies chroniques préexistantes, analysait les modifications de la consommation de cannabis au moment de la pandémie, entre le 21 mars et le 23 avril 2020. Proposé à des adultes de plus de 18 ans qui avaient déclaré un recours au cannabis à des fins médicales au cours de l’année écoulée, un questionnaire sur Internet était réalisé avec un taux de réponse de 83,3 %. Les 1202 participants (âge moyen: 47,2 ans; 52 % d’hommes), étaient principalement des blancs non hispaniques (82,5 %) et présentant des problèmes de santé mentale (76,7 %) ou des douleurs chroniques (43,7 %). Au moment de la pandémie, les personnes souffrant de problèmes de santé mentale avaient augmenté de 91 % leur consommation de cannabis à des fins médicales par rapport aux personnes sans pathologie mentale (OR = 1,91; IC95 %: 1,38–2,65). Des symptômes suspects de COVID-19 avaient été signalés par 6,8 % des patients; 2,1 % avaient été testés pour la COVID-19, avec seulement un seul patient ayant un test positif. Certains consommateurs (16 %) de cannabis thérapeutique avaient modifié la voie d’administration du cannabis, passant à des formes non-fumées.

Le confinement reflète une majoration des besoins de consommer et par ailleurs, la disponibilité du cannabis est moindre pendant cette période, du fait de la fermeture des frontières, des mesures de limitation des déplacements pour les dealers, de l’augmentation des prix en raison de la demande plus forte. Ceci explique en partie l’augmentation des achats de produits illicites par Internet utilisant le marché noir, les réseaux sociaux et des applications de messagerie sécurisées. Vis-à-vis de l’usage du cannabis, l’impact du confinement ou de l’auto-confinement doit également tenir compte du caractère légal ou non du cannabis dans chaque pays. Ainsi, aux Pays-Bas, alors que les points de vente de cannabis restaient ouverts, le confinement a pu induire dans d’autres pays, une diminution du marché du cannabis [21]. Analysant les ventes de cannabis via les marchés noirs, au cours des trois premiers mois de l’année 2020, Groshkova et al. [21] montrait que les achats de cannabis en ligne avaient augmenté de 27 %, surtout en petites quantités, avec beaucoup moins d’achats en grosses quantités. Enfin, certains consommateurs ont pu développer un syndrome de sevrage, en cas de manque de produit et ont pu ainsi découvrir qu’ils étaient dépendants du cannabis, majorant l’angoisse d’être en manque. Cette dépendance au cannabis a longtemps été contestée, mais les données actuelles indiquent qu’environ 10 % des expérimentateurs de cannabis en deviendraient dépendants [22].

En conclusion, la consommation de cannabis exclusive ou le plus souvent associée au tabac, sous la forme de joints, est un facteur de risque de formes sévères de la COVID-19. Au cours de la pandémie de COVID-19, évaluer et surveiller l’évolution de la consommation de cannabis et des autres substances psychoactives licites ou illicites s’avère nécessaire et indispensable, surtout lors des épisodes de confinement. Les études actuelles proviennent surtout de travaux réalisés à partir de questionnaires sur Internet, ce qui peut limiter leur interprétation. Dans ce contexte pandémique, il est essentiel que tous les professionnels de santé puissent assister les consommateurs de cannabis à arrêter ou à réduire leur consommation mais aussi les aider en cas de symptômes de sevrage au cannabis ou au tabac et/ou en cas de troubles psychologiques liés à l’isolement (comme les symptômes anxio-dépressifs), qui risquent de majorer l’usage des substances psychoactives. La télémédecine est particulièrement utile dans ces conditions actuelles [23].

Déclaration de liens d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

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