Plusieurs pays de l’Union européenne avaient suspendu le 11 mars les vaccinations avec Vaczevria, le vaccin Covid d’AstraZeneca. Les premières données de l’enquête de l’Agence européenne des médicaments (EMA), toujours en cours, ont rassuré. Les vaccinations ont repris, comme l’a confirmé en France la Haute Autorité de santé, le 19 mars.
Ces événements, nous rappelait l’EMA [1], sont survenus chez un très petit nombre de sujets vaccinés, plusieurs milliers de personnes développent des caillots sanguins chaque année dans l’Union européenne (UE) pour différentes raisons. Pourtant, l’incidence de ces événements thrombo-emboliques ne semblait alors pas supérieure à celle observée dans la population générale.
L’EMA a entrepris cette enquête non-stop avec sa commission de pharmacovigilance (Prac), « en étroite collaboration avec l’entreprise, des experts hémobiologistes et les autorités sanitaires nationales, notamment du Royaume-Uni qui avait alors la plus forte expérience dudit vaccin avec environ 11 millions de doses administrées ». À partir des circonstances cliniques entourant des cas spécifiques, il s’agissait de déterminer si le vaccin a pu contribuer ou si l’événement a d’autres causes.
Alors que l’enquête était en cours, l’EMA déclarait : « Les avantages du vaccin AstraZeneca dans la prévention de la Covid-19, avec son risque associé d’hospitalisation et de décès, l’emportent sur les risques d’effets secondaires. La pandémie Covid-19 est une crise mondiale, avec un impact sanitaire, social et économique dévastateur, et représente un fardeau majeur pour les systèmes de santé de l’UE et un risque majeur, en particulier pour les professionnels de santé et les populations vulnérables, telles les personnes âgées ou les porteuses de maladies chroniques. Le vaccin Covid-19 AstraZeneca est un vaccin destiné aux personnes de 18 ans et plus. Il est constitué d’un autre virus (adénovirus) qui a été modifié pour porter le gène qui code la protéine constituant le spike, la clé d’entrée du Sars-CoV-2 dans les cellules humaines. Il ne contient pas le virus lui-même et ne peut pas provoquer la Covid. »
Les effets indésirables les plus courants associés au vaccin Covid-19 AstraZeneca sont généralement légers ou modérés et s’améliorent quelques jours après la vaccination.
