À la faveur de la pandémie de Covid-19, le pharmacien d’officine s’est véritablement imposé comme un acteur de premier recours, grâce à sa grande accessibilité sur l’ensemble du territoire. Plus que jamais, les patients lui font confiance. C’est vers lui qu’ils se sont tournés pour être soignés, mais aussi rassurés, informés et conseillés à chaque étape de la crise sanitaire. À l’heure de la vaccination contre la Covid-19, l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) a d’ailleurs voulu contribuer à la sensibilisation du grand public et à la lutte contre l’infodémie en lançant une campagne de communication sur les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre de la littératie [1]. Dans un contexte de confinement propice à l’augmentation des violences conjugales, la pharmacie est devenue un lieu de refuge pour les femmes victimes puisqu’il leur suffisait de prononcer l’expression “masque 19” pour que les membres de l’équipe officinale lancent l’alerte auprès des forces de l’ordre. Là aussi, l’Anepf s’est impliquée en constituant des groupes de travail dédiés afin, notamment, de former les étudiants sur ce sujet malheureusement encore tabou.
Si l’officine a su s’adapter et répondre présente, les pharmaciens exerçant en laboratoire de biologie médicale et à l’hôpital ont, eux aussi, fait montre de leur implication, toujours accompagnés par les étudiants solidaires de leurs aînés. Mais au-delà, c’est toute la profession pharmaceutique qui s’est mobilisée pendant la pandémie : dans la recherche, en contribuant à la mise au point de vaccins en un temps record ; dans l’industrie, en adaptant l’outil de production ; dans le secteur de la répartition, en gérant la délivrance de masques, l’acheminement de vaccins et l’approvisionnement en tests antigéniques.
La pandémie n’a pas empêché les officinaux de continuer à mener leurs missions traditionnelles, en assurant la continuité des soins, soutenus notamment par le développement de la téléconsultation, mais aussi de l’interprofessionnalité. En effet, au plus fort de la crise, tous les acteurs de santé ont été capables de travailler ensemble et de faire appel aux forces vives disponibles, des étudiants aux retraités, pour œuvrer à préserver la santé de la population.
Espérons que nous tirerons les enseignements de cette période, une fois la crise passée, en bâtissant un monde plus humain, basé sur la collaboration entre les différentes professions de santé pour garantir aux patients un parcours de soins facilité. En tout cas, cet espoir renforce l’envie des étudiants d’aujourd’hui de devenir pharmaciens demain.
Déclaration de liens d’intérêts
L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.
