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. 2021 Sep 10;31(3):130–135. [Article in French] doi: 10.1016/j.femme.2021.05.004

Dépistage du cancer du sein dans deux régions françaises dans le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19

Breast cancer screening in two French regions in the context of the Covid-19 health crisis

Catherine Vincelet a,*, Marie-Laure Forzy b, Agnès Bernoux a, Akoï Koivogui a
PMCID: PMC8429352

Abstract

In response to the coronavirus disease 2019 (Covid-19) epidemic, France declared a full lockdown from the 16th March 2020 to the 11th May 2020. This was coupled with directives to stop breast cancer screening. Mammographic activities were then resumed according to precise modalities establishing a hierarchy of priorities. The main objective of this study, carried out in two French regions, Île-de-France and Hauts-de-France, was to measure the impact of the health crisis on participation in organised breast cancer screening. The aim was also to obtain a global overview of screening by collecting data on individual screening. Altogether, over the whole of 2020, organized breast cancer screening activity was equivalent to 92 % of 2019 activity in Île-de-France and 93 % in Hauts-de-France. Activity was below the normal level for a total of 4 months, including two months where activity had fallen to less than 10 % of the usual mammographic activity. The annual review therefore indicates a significant recovery of the mammographic activity in the second half of the year 2020. After taking into account individual screening activity, an overall but moderate reduction of 6 to 7 % in breast cancer screening was observed in the two regions in 2020. As the follow-up of this work, it will be necessary to examine the consequences of these observations on the stage of the cancers detected, as well as on the time taken to start a treatment.

Keywords: Screening, Breast cancer, Mammography, Covid-19

Introduction

Face à la propagation de l’épidémie liée au coronavirus début 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la situation de pandémie le 11 mars 2020 et la France a décidé un confinement total le 16 mars 2020 [1]. Dans ce contexte, impactant fortement les structures de soins, toutes les activités de dépistage organisé des cancers dans le cadre des cahiers des charges nationaux avec envoi d’invitations et de relances ont été stoppées. Les mammographies de dépistage ont été majoritairement suspendues dans les centres d’imagerie, et au niveau des sites territoriaux des centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (CRCDC), les activités de seconde lecture ont été interrompues.

Le 5 mai 2020, une note de la Direction générale de la santé (DGS) a précisé les modalités de reprise de l’ensemble des activités des CRCDC [2]. Une hiérarchisation des priorités a été établie pour cette reprise à la levée du confinement le 11 mai 2020.

Pour les radiologues premiers lecteurs : réalisation des mammographies en cas de symptômes et de suspicion de cancer du sein et des mammographies de suivi ; programmation en priorité, dans le mois, des mammographies reportées du fait du confinement ; selon la capacité, reprise des mammographies de dépistage en priorisant les invitations les plus anciennes.

Pour les CRCDC : la reprise des courriers d’invitation et de relance devait être effective au plus tard au 15 juin 2020 et un retour à l’ensemble des activités devait être effectif dans les trois mois à compter d’un plan de reprise d’activité.

Pour les radiologues seconds lecteurs : une reprogrammation des secondes lectures en priorisant l’absorption des retards.

Lors de cette sortie progressive du confinement, des recommandations de pratiques ont été publiées par les sociétés savantes et les tutelles pour les mesures d’hygiène et les pratiques de dépistage [3]. Les CRCDC ont largement communiqué à partir de juin 2020 auprès des populations invitées sur l’importance de se faire dépister pendant cette période de pandémie et sur la capacité des centres de radiologie à réaliser ces examens dans des conditions conformes aux recommandations sanitaires en vigueur.

Une seconde vague de l’épidémie a conduit à un nouveau confinement national à partir du 30 octobre 2020, mais avec des mesures moins restrictives en particulier sur le plan sanitaire, n’entraînant pas de nouvelles limitations à l’égard des dépistages. Une évolution du discours sur le recours aux soins visait plutôt à inciter les personnes à ne pas retarder les dépistages.

L’objectif principal de ce travail était de mesurer l’impact de la crise sanitaire sur la participation au dépistage organisé du cancer du sein. Il s’agissait par ailleurs de disposer d’une vision globale des dépistages en recueillant les données du dépistage individuel.

Méthodologie

La participation au dépistage organisé du cancer du sein a été étudiée dans deux régions françaises, l’Île-de-France et les Hauts-de-France, deux régions fortement impactées par la coronavirus disease 2019 (Covid-19), quelle que soit la vague épidémique. Les données ont été extraites des bases départementales pour le CRCDC d’Île-de-France et de la base régionale pour le CRCDC des Hauts-de-France et ont été analysées par quinzaines afin de suivre la dynamique de la participation. Les données ont été comparées aux mêmes périodes de l’année 2019. Par ailleurs les données de l’Assurance maladie pour les assurées du régime général, ont été transmises pour les mammographies bilatérales hormis le dépistage organisé du cancer du sein (codifiées QEQK001).

Trois grandes périodes ont été définies : la période « avant Covid » (P1) de la semaine 2 à la semaine 11 ; la période de confinement (P2) de la semaine 12 à 19 ; la période après le confinement (P3) à partir de la semaine 20.

Les résultats des dépistages organisés ont été catégorisés en dépistages « suspects » ou « non suspects », les dépistages non suspects étant définis par un score de 1 selon l’American College of Radiology (ACR 1) ou ACR2 à l’issue de la mammographie, du bilan diagnostic immédiat s’il y avait lieu, et de la seconde lecture.

Résultats

En Île-de-France et dans les Hauts-de-France, l’activité habituelle se situait respectivement autour de 14 000 et 8 500 mammographies par quinzaines (Fig. 1 ). Des creux ont été observés en période de « ponts » en particulier au cours du mois de mai, puis en période estivale et enfin lors des fêtes de fin d’année. En 2020, l’activité de début d’année a été sensiblement comparable à l’année précédente en Île-de-France, supérieure dans les Hauts-de-France. En période de confinement, un arrêt quasi complet a été observé, puis une reprise progressive d’activité un peu plus précoce dans les Hauts-de-France. Le niveau d’activité de 2019 a été dépassé au cours de la période estivale : première quinzaine de juillet (S28-29) en Île-en-France et deuxième quinzaine de juillet (S30-31) dans les Hauts-de-France. Si habituellement, la période estivale est marquée par une baisse d’activité par rapport aux autres mois en Île-de-France, celle-ci était très inférieure à ce qui est habituellement observé, l’activité de 2020 sur la première quinzaine d’août représentant 194 % de l’activité de l’année 2019. Dans les Hauts-de France, 2020 a été marquée par une très faible diminution au cours du mois d’août, avec une activité à 145 % de 2019 sur la première quinzaine (Fig. 2 ). Sur la fin de l’année 2020, l’activité a été renforcée, avec un maximum en Île-de-France sur la dernière quinzaine de septembre (S38-39) de près de 20 000 mammographies et la première quinzaine d’octobre dans les Hauts-de-France (S40-41) avec plus de 12 500 mammographies.

Figure 1.

Figure 1

Activité de dépistage organisé (DO) et individuel (DI) du cancer du sein par quinzaines en 2019 et 2020. a: Île-de-France (sources : DO, CRCDC Île-de-France, bases de données des huit départements ; DI :Siam Erasme–Assurance maladie -- DCGDR-IDF, assurés du régime général) ; b : Hauts-de-France (sources : CRCDC Hauts-de-France, base régionale, DI : Siam Erasme régional–DRSM–HDF).

Figure 2.

Figure 2

Ratio d’activité de dépistage organisé du cancer du sein 2020 sur 2019 par quinzaines en Île-de-France et dans les Hauts-de-France (exprimé en pourcentages). Sources : CRCDC Île-de-France, bases de données des huit départements et CRCDC Hauts-de-France, base régionale, données 2019 et 2020.

En somme, sur l’ensemble de l’année 2020, l’activité de dépistage organisé du cancer du sein a représenté 92 % de l’activité de 2019 en Île-de-France (88 à 94 % selon les départements) et 93 % dans les Hauts-de-France (92 à 95 % selon les départements) (Fig. 3 ), alors que pendant deux mois l’activité était tombée à moins de 10 % de l’activité habituelle et que pendant deux autres mois l’activité était en-deçà de l’activité normale. Le bilan en fin d’année témoigne donc d’un fort rattrapage lors du second semestre 2020.

Figure 3.

Figure 3

Ratio d’activité de dépistage du cancer du sein 2020 sur 2019 dans les départements d’Île-de-France et des Hauts-de-France (exprimés en pourcentages). Sources : CRCDC Île-de-France, bases de données des huit départements et CRCDC Hauts-de-France, base régionale, données 2019 et 2020.

Les deux régions se différenciaient par une répartition du dépistage organisé (DO) ou individuel (DI) très différente (Fig. 1). Ainsi en 2019, le ratio DO/DI était de 125 % en Île-de-France et de 439 % dans les Hauts-de-France, et en 2020 respectivement de 125 % et 402 %. En P2 de 2020, dans les deux régions, le dépistage individuel a baissé mais proportionnellement moins que le dépistage organisé : en comparaison à 2019, 3,7 % d’activité de dépistage organisé et 22,7 % d’activité de dépistage individuel en Île-de-France, 9,2 % d’activité de dépistage organisé et 46,6 % d’activité de dépistage individuel dans les Hauts-de-France. Dans les deux régions, de la sortie du confinement à la mi-juillet 2020, l’activité de dépistage individuel était supérieure à celle de la même période de 2019 (ratio 2020/2019 : 111 % en Île-de-France et 126 % dans les Hauts-de France). En fin d’année, l’activité de dépistage individuel tendait à redevenir comparable à celle de l’année précédente.

En somme, l’activité globale de dépistage (organisé et individuel) de 2020 a représenté en Île-de-France 94 % et dans les Hauts-de-France 93 % de celle de 2019. On peut donc conclure qu’il y a eu une réduction globale mais modérée de 6 à 7 % du dépistage du cancer du sein dans les deux régions en 2020 .

En ce qui concerne l’analyse des dépistages suspects, compte tenu de la dynamique des dépistages organisés depuis la crise sanitaire, quatre périodes ont été définies : la période avant l’arrêt d’activité lié au COVID (2019 + P1) (période de référence), la période du confinement (de mi-mars à mi-mai 2020) (P2), la période de reprise d’activité (de mi-mai à mi-juillet 2020) (P3a) et la période de rattrapage (de mi-juillet à la fin décembre 2020) (P3b). En période préCovid, pour 100 dépistages, 4,85 étaient suspects en Île-de-France et 5,23 dans les Hauts-de-France (Tableau 1 ). Sur de petits effectifs de dépistages en P2, une hausse, portant à près de six dépistages suspects pour 100 dépistages a été observée dans les deux régions, différence significative en Île-de-France par rapport à la période de référence. En période P3a, la tendance était à la diminution des dépistages suspects, mais la différence restait significative en Île-de-France par rapport à la période de référence. En période P3b, il a été observé en Île-de-France un retour aux taux observés lors de la période de référence, alors que dans les Hauts-de-France ce taux était significativement inférieur.

Tableau 1.

Dépistages du cancer du sein suspects en 2019 et 2020 selon les périodes liées à la crise sanitaire de la Covid-19 en Île-de-France et dans les Hauts-de-France.

Région 2019 + P1 P2 P3a P3b
Île-de-France 4,85 % (n = 18 582) 5,81 % (n = 109)
p = 0,05
5,21 % (n = 2213)
p < 0,01 a
4,85 % (n = 8 649)
NS a
Hauts-de-France 5,23 % (n = 14 361) 5,91 % (n = 187)
NS a
5,43 % (n = 1591)
NS a
5,04 % (n = 6 157)
p = 0,02

Sources : CRCDC Île-de-France, bases de données des huit départements et CRCDC Hauts-de-France, base régionale, données 2019–2020.

a

Test de Chi2 réalisé en comparaison avec la période 2019 + P1.

Discussion

En France, le programme de dépistage organisé du cancer du sein vise à détecter la maladie à un stade précoce pour la traiter au plus tôt, dans l’objectif de réduire la mortalité spécifique par cancer du sein [4]. Les femmes à partir de l’âge de 50 ans puis tous les deux ans sont invitées par les CRCDC à effectuer un dépistage du cancer du sein par mammographie tous les deux ans. Selon les données d’évaluation du programme, pour 1000 dépistages, sept cancers sont détectés, la plupart à des stades précoces : 1,0 cancer canalaire in situ, 1,9 cancer invasif de petite taille et 3,9 cancers invasifs sans envahissement ganglionnaire [5].

Dans le contexte de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, de nombreux auteurs se sont penchés sur les conséquences possibles des retards au diagnostic sur la mortalité par cancer. Une méta-analyse réalisée par Jonhson et al. analysant 12 articles concernant le cancer du sein a estimé qu’un retard de 12 semaines de la chirurgie mammaire diminuait significativement la survie globale des femmes atteintes d’un cancer du sein, (risque relatif [RR] : 1,46, intervalle de confiance à 95 % [IC 95 %] : 1,28-1,65) plus particulièrement pour les stades précoces [6].

Une seconde méta-analyse réalisée par Hanna et al. a estimé que chaque retard de 4 semaines au traitement chirurgical du cancer du sein est associé à une augmentation significative de la mortalité par cancer du sein (RR : 1,08, IC 95 % : 1,03-1,13), ce qu’ils ont traduit ainsi : pour 1000 femmes atteintes d’un cancer du sein et sur la base d’une mortalité de 12 %, un retard de 4 semaines au traitement chirurgical entraînerait dix décès supplémentaires, un retard de 8 semaines 20 décès supplémentaires et 16 semaines 31 décès supplémentaires [7].

Dans notre travail et compte-tenu des données disponibles à ce jour dans les bases de données des CRCDC, il n’a pas été possible de mesurer l’impact à long terme des retards de diagnostics liés à la réalisation différée des dépistages. Les données montrent néanmoins que l’organisation du dépistage avec une reprise progressive puis un rattrapage particulièrement intense dès le début de l’été a permis d’atteindre un niveau de dépistage global sur l’année de plus de 93 % dans les deux régions étudiées. Il est à noter que dans les deux régions, l’envoi des invitations et des relances a repris à compter du mois de juin avec des envois en nombre élevé pour permettre le rattrapage du prévisionnel. Cela explique l’accélération des dépistages plus marquée à partir de la mi-juillet. Les deux régions ont également réalisé des informations aux professionnels du territoire et aux femmes pour les rassurer en les informant des mesures prises par les centres d’imagerie pour limiter les risques de transmission.

Une étude américaine portant sur les données administratives de santé de 60 millions d’américains a comparé les taux de dépistage par mois pour 100 000 femmes âgées de 50 à 79 ans entre 2019 et 2020. Cette étude a retrouvé des évolutions temporelles comparables à celles observées dans notre étude avec une chute de 90,8 % du taux de mammographies de dépistage en avril 2020 comparativement à avril 2019 et un rattrapage du taux de dépistage de 2019 un peu précoce que dans notre étude puisqu’il apparaît dès le mois de juin [8].

L’analyse des dépistages suspects montre en début de reprise d’activité une légère augmentation des dépistages suspects, les différences étant significatives seulement en Île-de-France par rapport à la période de référence. En outre, les données du dépistage individuel, avec une activité plus importante comparée au dépistage organisé sur les premières semaines post-confinement, suggèrent que la priorisation des femmes les plus à risque de cancer a bien été respectée par les radiologues. Ces différences peuvent également traduire un possible report transitoire du dépistage organisé vers le dépistage individuel au cours de cette période.

L’absence de nouvelle baisse d’activité lors de la « deuxième vague » survenue lors du dernier trimestre de l’année et même la poursuite d’une activité supérieure à l’activité de l’année précédente, montrent que les messages sur l’importance de recourir au dépistage malgré le contexte sanitaire ont été reçus par la population, limitant l’accumulation de retards au dépistage.

Il conviendra dans les suites de ce travail d’analyser les conséquences de ces observations sur le stade évolutif des cancers détectés, ainsi que sur les délais de prises en charge.

À l’heure de la rédaction de cette publication, les données collectées par les CRCDC ne permettent pas de réaliser ces exploitations avec une exhaustivité suffisante sur l’ensemble de l’année 2020. Lorsque ce recul sera atteint, un travail spécifique sur les résultats sera proposé. Il convient, néanmoins, de poser les limites des bases de données des dépistages organisés, celles-ci ne couvrant pas l’ensemble des cas diagnostiqués compte-tenu de l’organisation mixte des dépistages en France (DO et DI).

Points à retenir.

  • Une première vague de l’épidémie de Covid-19 associée à une activité de dépistage du cancer du sein quasiment à l’arrêt.

  • Une période après le confinement marquée par une reprise progressive jusqu’à la mi-juillet 2020.

  • Un rattrapage majeur en fin d’année 2020, permettant d’atteindre 92 % en Île-de-France et 93 % dans les Hauts-de-France de l’activité de dépistage organisé de 2019.

  • Une hausse très modérée des dépistages suspects limitée à la période de postconfinement immédiat, et retrouvée seulement en Île-de-France.

Déclaration de liens d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

Remerciements

Les auteurs remercient :

  • les centres d’imagerie médicale pour leur implication dans les dépistages organisés ;

  • les équipes des sites territoriaux des CRCDC d’Île-de-France et des Hauts-de-France en charge de la collecte et de l’exploitation des données ;

  • les services statistiques de la DCGDR d’Île-de-France et des Hauts-de-France qui nous ont transmis les données du dépistage individuel.

Références

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