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. 2021 Nov 1;31(4):430–450. [Article in French] doi: 10.5737/23688076314430450

Intervention en soins de soutien auprès de survivants du cancer prostatique avancé : Revue intégrative de la littérature

Alejandra Calvo-Schimmel 1,, Suparna Qanungo 2, Susan D Newman 3, Katherine R Sterba 4
PMCID: PMC8565449  PMID: 34786461

RÉSUMÉ

Contexte

Pour les survivants du cancer prostatique avancé, les interventions en soins de soutien peuvent améliorer la qualité de vie et les résultats cliniques. Même si ces patients ont très fréquemment des besoins non satisfaits, peu de soins de soutien leur sont prodigués.

Méthodologie

Les bases de données PubMed, SCOPUS, CINAHL et ProQuest ont été interrogées à la recherche d’articles pertinents. Les données ont été extraites, organisées par élément thématique et classées selon les sept domaines du Cadre des soins de soutien pour les soins en oncologie.

Résultats

La recherche a permis de relever 1 678 articles, dont 18 ont été inclus dans la revue et ont fait l’objet d’une évaluation critique. La plupart des études étaient transversales avec de petits échantillons non diversifiés. Les interventions en soins de soutien rapportées pour les survivants du cancer prostatique avancé sont limitées, mais tendent à être positives. La plupart des critères étaient axés sur les symptômes déclarés par les patients (ex. anxiété, douleur, auto-efficacité), et évalués au moyen de questionnaires ou d’entretiens. Les interventions réalisées en groupe ont donné de meilleurs résultats.

Conclusions

Les hommes atteints d’un cancer prostatique avancé ont besoin d’interventions supplémentaires en soins de soutien. En raison de leur rôle essentiel dans les soins aux patients cancéreux, les chercheurs en sciences infirmières et les infirmières cliniciennes doivent faire équipe pour trouver et élaborer des interventions en soins de soutien axées sur le patient et adaptées à la culture qui améliorent la qualité de vie et les résultats cliniques. Il faut centrer les efforts sur l’échantillonnage, les domaines des besoins, le cadre théorique, les lignes directrices et les instruments de mesure.

Mots-clés: revue intégrative, cancer prostatique, maladie avancée, interventions en soins de soutien

INTRODUCTION

Le cancer prostatique est la tumeur maligne non cutanée la plus fréquemment diagnostiquée chez les hommes : 1,2 million de nouveaux cas chaque année dans le monde. Grâce aux pronostics favorables et à l’avancée des traitements, le nombre de survivants du cancer prostatique a progressivement augmenté, s’élevant à plus de 3,6 millions rien qu’aux États-Unis (ASCO, 2019). Actuellement, il existe des variations dans la définition des survivants du cancer. Selon le National Comprehensive Cancer Network, le terme « survivant » désigne tout homme ayant des antécédents de cancer prostatique, depuis le diagnostic initial jusqu’en fin de vie (Denlinger et al., 2015). Alors que le taux de survie à 5 ans pour le cancer prostatique de stade précoce est extrêmement élevé, une fois que la maladie s’est propagée, ce taux diminue à 30 %, avec une mortalité et une morbidité plus élevées que chez les hommes atteints de cancer prostatique précoce (Dickey et Ogunsanya, 2018; NCI, 2015). La plupart des survivants du cancer prostatique ont reçu le diagnostic au stade précoce de la maladie, mais pour le tiers d’entre eux, la maladie évoluera vers un stade avancé (stade III) ou métastatique (stade IV). Ils pourront être traités, mais ne pourront être guéris. Les hommes atteints d’un cancer prostatique de stade III ou IV sont appelés des « survivants de la maladie avancée ».

Les survivants du cancer prostatique signalent des besoins en soins de soutien qui se chevauchent et qui sont associés aux effets débilitants des diverses méthodes de traitements. Ces besoins sont liés à la douleur, à l’incontinence urinaire, aux dysfonctionnements intestinaux et sexuels, à la fatigue, aux bouffées de chaleur, à la dépression et à la détresse (Crawford-Williams, 2018). Au stade avancé de la maladie, les survivants sont souvent traités par chimiothérapie, par traitement de privation androgénique ou par une participation à des essais cliniques pour ralentir la progression de la maladie ou la contrôler (Jacobsen et al., 2017). Bien que ces traitements prolongent la vie, ils sont associés à d’autres effets physiques, comme la toxicité du traitement, la détérioration de la santé osseuse, l’augmentation de la masse graisseuse et la baisse de la vitalité. Aussi, les impacts du traitement peuvent faire augmenter la vulnérabilité à certains problèmes psychologiques, comme le risque suicidaire et le déclin cognitif. Tous ces problèmes nuisent à la qualité de vie (QDV) des survivants du cancer prostatique avancé et au bien-être fonctionnel au-delà des besoins physiques (Chambers et al., 2018; Darwish-Yassine et al., 2014).

En 2005, l’Institute of Medicine recommandait la prestation de soins uniformes et de qualité à tous les survivants du cancer (NRC, 2005). En 2014, l’American Cancer Society a publié des lignes directrices sur la survie au cancer prostatique, qui ont ensuite été approuvées par l’American Society of Clinical Oncology afin d’aider les infirmières cliniciennes à soigner ces survivants. Ces lignes directrices assurent une bonne uniformité et coordination des soins au moyen d’interventions personnalisées visant à répondre aux besoins spécifiques et souvent complexes des survivants du cancer prostatique (Handberg et al., 2018; Noonan et al., 2016; Skolarus et al. 2014). Les soins de soutien sont une approche holistique centrée sur le patient visant à prévenir et à gérer les effets secondaires du cancer et de ses traitements, dans le but d’optimiser la réadaptation et la QDV (Fitch, 2008). Malgré les bienfaits rapportés, les soins de soutien ne sont pas prodigués uniformément en raison du manque de temps des infirmières cliniciennes, des données lacunaires sur les modes optimaux de prestation de soins et du manque de connaissances des fournisseurs de soin sur les besoins spécifiques des survivants (Post et Flanagan, 2016).

La littérature sur les survivants du cancer prostatique couvre divers sujets, comme les interventions psychosociales disponibles ou les besoins non satisfaits en matière de soins de soutien lors de traitements spécifiques (Holm et al., 2018; McIntosh et al., 2019; Parahoo et al., 2013). Une revue systématique et une synthèse qualitative menées par King et collaborateurs (2015) ont permis d’explorer l’expérience et les besoins des hommes en soins de soutien et ont indiqué la nécessité que cette offre soit centrée sur le patient et pilotée par des infirmières. Une autre revue systématique réalisée par Crawford-William et collaborateurs (2008) a montré que les interventions en période de survie ne répondaient pas aux besoins réels de ce groupe vulnérable. Des études récentes indiquent que de 33 à 81 % des survivants du cancer prostatique rapportent un soutien inadéquat pour leurs besoins non satisfaits (King et al., 2015; Watson et al., 2016).

En raison de la forte prévalence des besoins non satisfaits chez les survivants du cancer prostatique, du manque manifeste de soins de soutien adéquats et de la sous-représentation du sujet dans la littérature, une synthèse des interventions en soins de soutien disponibles et de leurs effets sur la QDV est de mise. L’objectif de cette revue intégrative était donc de caractériser et d’examiner de façon critique les interventions en soins de soutien fondées sur les données probantes et leurs effets sur la QDV des survivants du cancer avancé prostatique dans l’optique du Cadre des soins de soutien pour les soins en oncologie (Supportive Care Framework for Cancer Care, SCFCC) (Fitch, 2008). Les résultats de cette revue aideront les infirmières cliniciennes prenant soin de ces patients et fourniront des repères pour l’élaboration de futures interventions conformément aux lignes directrices et aux recommandations de pratique actuelles.

MÉTHODOLOGIE

Cadre théorique et mise en œuvre auprès des patients

Le SCFCC a été initialement formulé comme outil d’aide aux fournisseurs de soins de santé afin de veiller à ce que les besoins en soins de soutien des patients atteints de cancer soient satisfaits au cours des différentes étapes de la maladie, y compris la survie (Fitch, 2008). Le cadre propose une taxonomie exhaustive de sept domaines des besoins. Le domaine physique englobe l’absence de symptômes physiques et la capacité de mener des activités de la vie quotidienne (AVQ) normale (Fitch, 2008). Les effets indésirables fréquents du cancer prostatique avancé, mesurés en tant qu’indicateurs de résultat dans ce domaine, comprennent la composition corporelle, l’activité physique, la fatigue et le dysfonctionnement urinaire qui se répercutent sur la QDV (Dickey et Ogunsanya, 2018; Park et al., 2017; Shakeri et al., 2015). Par exemple, jusqu’à 38,5 % des survivants du cancer prostatique avancé signalent une fatigue cliniquement importante nuisant au bien-être général (Antolin et al., 2019).

Le domaine émotionnel porte sur le sentiment de réconfort dans les moments de détresse (Fitch, 2008). Les survivants du cancer prostatique avancé sont confrontés à de nombreux besoins émotionnels non satisfaits, liés notamment à : la dépression, l’anxiété, la peur de la récidive ou les changements de mode de vie dus à la maladie ainsi que les différents traitements. Ceux-ci entraînent une baisse de la QDV globale (Paterson et al., 2015). Les besoins informationnels font référence à l’amélioration de la prise de décision et à la diminution des incompréhensions entre les survivants et les fournisseurs de soins de santé (Fitch, 2008; Freire et al., 2014).

Le cancer touche non seulement le patient, mais également la famille et l’entourage, conduisant potentiellement à un niveau plus élevé de retrait social, un besoin non satisfait couramment signalé. Les rôles sociaux positifs et le soutien sont des indicateurs d’une meilleure QDV liés à la santé chez de nombreux survivants du cancer, y compris du cancer prostatique (Shakeri et al., 2015). Il en va de même pour le domaine pratique. Laisser les besoins pratiques sans assistance réduit la QDV globale, car ils constituent un élément de soutien pour effectuer les tâches habituelles des AVQ (Fitch, 2008; Park et al., 2017).

Le cancer prostatique avancé entraîne souvent une détresse spirituelle pouvant mener au désespoir, à la souffrance et à une crise existentielle. Le domaine spirituel fait référence à ce qui donne un sens à la vie (Fitch, 2008). Les besoins spirituels non satisfaits mèneraient ainsi à une perte de dignité et de valeurs, car la dimension spirituelle de la QDV est généralement prioritaire dans la vie des gens (Freire et al., 2014). Le domaine psychologique concerne la gestion de la maladie (Fitch, 2008). Les données antérieures confirment la relation entre les formes d’adaptation et la QDV liées à la psychologie (Park et al., 2017). Ce cadre multidomaines a été utilisé avec succès dans des études antérieures évaluant les besoins non satisfaits des survivantes du cancer du sein et d’un cancer gynécologique (Fitch et Steel, 2010; Fitch, 2012). Il a également orienté des interventions en soins de soutien et d’éducation en oncologie aux États-Unis et à l’étranger (Busolo et Woodgate, 2016; Cheah et al., 2016). Dans cette revue, le SCFCC a servi de guide aux critères de sélection des articles, d’extraction et d’organisation des données lors de l’analyse, et de présentation des résultats en fonction des domaines de besoins du cadre.

Devis et stratégie de recherche

Afin de garantir la plus grande rigueur possible, cette revue intégrative a suivi le processus en cinq étapes proposé par Thittemore et Knafl (2005) : 1) identification du problème; 2) recherche documentaire; 3) évaluation des données; 4) analyse des données; 5) présentation. La stratégie de recherche a été élaborée après consultation auprès d’une bibliothécaire spécialisée en recherche. Une recherche documentaire exhaustive a été effectuée dans les bases de données électroniques PubMed, SCOPUS, CINAHL et ProQuest selon un format identique. Les mots-clés suivants ont été utilisés (recherche effectuée en anglais) : (advanced-disease OR advanced-stage OR late-disease OR late-stage OR metastatic OR stage III OR stage IV) AND (prostate cancer OR prostate neoplasm OR prostate tumor) AND (interventions OR intervention). Autrement dit, les notions de maladie avancée, stade avancé, stade tardif, métastatique, stade III, stade IV, cancer prostatique, néoplasie de la prostate, tumeur de la prostate et interventions ont été explorées. Une recherche manuelle dans les listes de référence des études a permis de recenser des sources supplémentaires à évaluer.

Critères d’inclusion et d’exclusion

Les études étaient admissibles si elles étaient évaluées par des pairs et si elles faisaient état d’une recherche quantitative, qualitative ou de méthodes mixtes originales axées sur les interventions en soins de soutien pour le cancer prostatique avancé, et contenaient des résultats rapportés correspondant à un ou plusieurs domaines du SCFCC. Les critères d’exclusion étaient les études portant sur d’autres types de néoplasie, le cancer prostatique uniquement localisé, et les sujets non liés tels que les interventions purement pharmacologiques ou chirurgicales à visée curative ou palliative. La recherche s’est limitée aux études publiées en anglais de 2009 à 2019 afin de capturer les articles les plus pertinents. L’énoncé PRISMA et le diagramme (2015) ont guidé le filtrage et la sélection des publications pertinentes (figure 1).

Figure 1.

Figure 1

Schéma PRISMA du processus de sélection de l’étude

Extraction des données et évaluation de la qualité méthodologique

La première recherche dans les bases de données électronique a permis de recenser 1 678 articles. La recherche manuelle a permis d’en ajouter 10 autres. Après avoir éliminé les doublons (n = 466), la première auteure (ACS) a examiné de manière indépendante 1 222 titres et résumés pour en vérifier l’admissibilité; 1 190 ont été exclus parce qu’ils ne répondaient pas aux critères d’inclusion. Au final, 32 articles ont fait l’objet d’un examen approfondi du texte intégral par la première auteure – 14 études ont été exclues parce qu’elles n’indiquaient pas les résultats complets de l’étude, qu’il s’agissait d’études à cas unique, ou qu’elles concernaient la validation d’un instrument ou d’une intervention de soins palliatifs (soins prodigués lorsque la durée de vie est limitée). En tout, 20 % des titres, résumés et textes intégraux ont subi un deuxième examen (Suparna Qanungo) pour vérifier la validité et la fiabilité des études sélectionnées. Toutes les auteures ont convenu que les 18 études finales répondaient aux critères d’inclusion.

L’analyse des données s’est poursuivie par l’élaboration d’un tableau complet des données, qui contenait le nom des auteurs, l’année, l’objectif, la conception, le cadre, l’échantillon, l’intervention, les critères d’efficacité, les résultats, le domaine et le nombre de réponses « oui » obtenues à l’aide du Mixed Methods Appraisal Tool (MMAT) (voir tableau 1). Les données sur les composantes de l’intervention et les résultats signalés ont été extraites et classées selon les domaines du SCFCC (Laughery et Woodgate, 2015). Les résultats ont ensuite été classés par ordre décroissant des domaines du SCFCC. La qualité méthodologique des études a été évaluée à l’aide du MMAT. Cet outil fournit des listes de contrôle qui guident l’évaluation simultanée des études quantitatives, qualitatives et à méthodes mixtes dans le cadre de revues systématiques (Hong et al., 2018). Il s’appuie sur une revue systématique approfondie de la littérature posant 7 questions en fonction de la conception de l’étude : essai contrôlé randomisé, non randomisé, descriptif, méthodes mixtes et qualitatives (Hong et al., 2018). Les aspects méthodologiques sont évalués par « Oui », « Non » ou « Impossible à dire ». Plus il y a de « Oui », plus la qualité méthodologique est élevée. Enfin, le tableau final des données a été revu par toutes les auteures afin de garantir l’exactitude des résultats.

Tableau 1.

Analyse des études sélectionnées

Auteur (année) But de l’étude Type d’étude Endroit, description et taille de l’échantillon (N) Intervention Critère d’évaluation primaire Résultats Domaine
SCFCC
MMAT (nombre de OUI)
Badger TA, Segrin C, Figueredo AJ, et al. (2011) Étudier l’efficacité d’interventions psychosociales téléphoniques pour le maintien et l’amélioration de la QDV Étude randomisée expérimentale Groupe avec consultation interpersonnelle par téléphone (n = 36) : Consultation interpersonnelle par téléphone de 8 semaines et éducation sur le cancer
Groupe d’éducation à la santé (n = 35) : Intervention téléphonique de 8 semaines d’éducation à la santé, documentation écrite (alimentation, exercice, ressources, arrêt du tabac)
Au début, après 12 semaines et après 24 semaines
- Dépression
- Sentiments positifs et négatifs
- Stress
- Fatigue
- QDV liée à la santé de la prostate
- Bien-être collectif
- Soutien social
- Bien-être spirituel
At baseline, 12 and 24 weeks
- Depression
- Positive & negative affect
- Stress
- Fatigue
- Prostate health QOL
- Social well-being
- Social support
- spiritual well-being
Différences entre les groupes :
- Les survivants faisant partie du groupe de consultation interpersonnelle par téléphone n’ont pas montré de changement significatif dans les résultats liés à la QDV
- Les survivants du groupe d’éducation à la santé ont indiqué des changements significatifs concernant 5 critères d’évaluation : dépression, sentiments négatifs, stress, fatigue, bien-être spirituel et les 4 dimensions de la QDV
Physique
Social
Informationnel
Émotionnel
Pratique
Spirituel
4 sur 5
Beydun N, Bucci JA, Chin YS, et al. (2014) Examiner si un programme communautaire d’éducation de portée générale combiné à des exercices cardiovasculaires et musculaires atténue les effets secondaires du traitement de privation androgénique Étude de cohortes South New Wales (Australie)
Survivants d’un cancer prostatique avec récidive ou métastatique
N = 859
En personne (n = 396) : Séances d’entraînement supervisé en groupe de 10 semaines
Domicile (n = 255) : Vidéo + bandes élastiques + appels de l’entraîneur pendant 6 mois
Man Plan (n = 208) : Soutien téléphonique, magazines et éducation sur les exercices de faible intensité, l’alimentation et le fonctionnement psychosexuel
Au début et après 10 semaines
- Taille, poids, IMC, tour de taille et de hanches
- Pression artérielle
- Fréquence cardiaque au repos
- Exercices musculaires contre résistance
- Faible réduction du poids moyen non statistiquement significative
- Réduction statistiquement significative de la moyenne du tour de taille et de hanches
- Pas de changement de l’IMC
- Réduction de la pression artérielle moyenne à partir début
- Baisse de la fréquence cardiaque au repos non statistiquement significative
- Baisse significative du temps moyen du test de 400 m
- Améliorations statistiquement significatives de toutes les variables mesurées
- 98 % ont rapporté un impact positif de leur forme en général et de la socialisation
- Aucune autre aggravation causée par le traitement durant l’intervention
Physical
Social
Informational
4 sur 5
Bourke L, Gilbert S, Hooper R, et al. (2014) Évaluer les effets d’un programme d’exercices supervisé et progressif combiné à des conseils sur une alimentation saine concernant l’amélioration et le maintien des changements de la QDV, de la pression artérielle et de la fatigue propres à la maladie Essai prospectif randomisé à 2 groupes mené en insu London et Sheffield (Royaume-Uni)
Survivants d’un cancer prostatique localement avancé (n = 20) ou métastatique (n = 80)
N = 100
Groupe complexe (n = 50) : Entraînement cardiovasculaire et musculaire supervisé deux fois par semaine + axe comportemental (obstacles à l’entraînement, définition des objectifs, soutien social) + séminaires de conseils nutritionnels
Groupe de soins de santé habituels (n = 50) : Soins fournis par l’infirmière en oncologie
Au début, après 12 semaines et après 6 mois
- Habitudes et adhésion à l’exercice et sécurité biochimique
- QDV spécifique à la maladie
- Fatigue
- Pression artérielle
- IMC
- Poids
- Biomarqueurs : APS, testostérone, index androgène libre et globulines se fixant aux hormones
- Comportement alimentaire
- Augmentations significatives du comportement d’exercice total maintenues à 6 mois
- Aucune différence dans les marqueurs de sécurité biochimique
- Adhésion de 94 % et 82 % aux exercices supervisés et autonomes respectivement
- Amélioration cliniquement significative et pertinente de la QDV spécifique à la maladie mais non maintenue après supervision
- Aucun changement de la pression artérielle, du poids et de l’APS
- Améliorations cliniquement significatives et pertinentes de la fatigue après 12 semaines et après 6 mois
- Diminution de l’apport en graisse non statistiquement significative
Physique
Social
Informationnel
5 sur 5
Chambers SK, Newton RU (2012) Étudier la faisabilité et l’efficacité d’une thérapie cognitive intensive de 8 semaines basée sur la pleine conscience Étude pilote à méthode mixte Centres de soins de santé ruraux et urbains, Queensland (Australie)
Survivants d’un cancer prostatique avancé
N = 19
Séance de groupe par téléconférence de deux heures, guide de séances hebdomadaires, documentation sur l’autogestion de la santé, CD de méditation (séance quotidienne minimale de 35 minutes) Au début, à la fin et 3 mois après
- Détresse psychologique
- Détresse spécifique au cancer
- QDV
- QDV globale perçue
- Aptitudes à la pleine conscience
- Évaluation du programme : acceptation et fréquence
- Évaluation qualitative : Expérience globale
- Amélioration de l’anxiété, de l’évitement et de la crainte de la récidive
- Pas de changement de la QDV
- Augmentation graduelle de la pleine conscience
- Contingent idéal dans les centres urbains
- 80 % ont assisté aux 8 séances hebdomadaires
- Après 3 mois, 54 % ont rapporté qu’ils méditaient régulièrement
- La majorité a trouvé la méditation très utile
- Analyse thématique Identification du groupe (appartenance); respect de la diversité; apprentissage par les pairs (nouvelles manières de faire face aux problèmes); acceptation de la progression de la maladie
Social
Émotionnel
5 sur 5
Chambers SK, Occhipinti S, Foley S, et al. (2017) Évaluer l’efficacité d’une thérapie cognitive axée sur la pleine conscience (TCPC) dans la réduction de la détresse psychologique Essai prospectif randomisé à 2 groupes mené en insu Université Griffin, plusieurs hôpitaux de Queensland (Australie)
Hommes atteints d’un cancer prostatique métastatique ou résistant à la castration
N = 189
Groupe TCPC (n = 94) : 8 séances TCPC de groupe hebdomadaire par téléconférence
Groupe de soins accrus (n = 35) : Éducation sur le cancer prostatique avancé, CD de relaxation, alimentation, services de soutien
Au début, après 3 mois et après 6 mois
- Détresse psychologique
- Détresse liée au cancer
- Anxiété
- QDV
- Inventaire de croissance post- traumatique
- Aptitudes à la pleine conscience
- Pas d’amélioration ou de changement significatif dans aucun des critères évalués
- 72 % ont qualifié l’intervention comme très utile
- Aucune amélioration graduelle de la détresse émotionnelle
- Intervention non efficace
Social
Émotionnel
Pratique
5 sur 5
Cipolla BG, Havouis R, Moulinoux JP (2010) Présenter les résultats de l’adhésion, de la sécurité et de l’effet diète à teneur réduite en polyamines sur la QDV (état du rendement et contrôle de la douleur)
Comparer la survie entre le groupe avec diète et les patients témoins suivant une alimentation normale
Étude prospective de cohorte Centre Hospitalier de Saint-Grégoire (France)
Patients atteints d’un cancer de la prostate androgéno-indépendant consécutif métastatique consécutivement
N = 42
Diète à teneur réduite en polyamines (n = 26) : 5 repas par semaine parmi les tableaux alimentaires remis aux patients et épuration du tractus intestinal partielle intermittente Groupe témoin, diète habituelle (n = 16) Au début et régulièrement jusqu’à 36 mois
- Toxicité
- Performance
- Douleur
- Poids
- Biomarqueurs : APS, Hb, leucocytémie, plaquettes, protéines sériques et numération érythrocytaire
- Survie : Évaluation et comparaison systématique vs initiation tardive de la diète
Adhésion : aucun patient n’a arrêté la diète
- Aucun effet indésirable
- Pas de différence significative du poids, du rendement, de la douleur ou de la numération érythrocytaire
- Le temps de survie moyen significatif spécifique au cancer des patients suivant a diète à teneur réduite en polyamines était de 36 mois vs 17 mois dans le groupe témoins
- La diète est sans danger et bien respecté comme thérapie nutritionnelle
Physique
Informationnel
4 sur 5
Cormie P, Newton RU, Spry N et al. (2013) Fournir des données expérimentales initiales sur la sécurité et l’efficacité de l’entraînement musculaire chez les survivants du cancer métastatique de la prostate Essai pilote prospectif randomisé comparatif à 2 groupes mené en insu Perth (Australie-Occidentale)
Hommes souffrant d’un cancer prostatique métastatique
N = 20
Groupe d’entraînement (n = 10) : Séances d’entraînement musculaire de groupe supervisé bihebdomadaires pendant 12 semaines
Soins usuels (n = 10) : Offre du programme d’exercices à la fin de l’intervention
Au début et après 12 semaines
- Incidence et gravité des effets indésirables
- Douleur
- Observance, tolérance et échelle de perception de l’effort
- Force musculaire
- Marche
- Capacité d’entraînement
- Puissance musculaire
- Équilibre
- Chutes
- Activité physique
- Masse maigre et graisseuse régionale et du corps entier
- QDV
- Détresse
- Fatigue
- Pas d’effet indésirable
- Pas de changement d’utilisation des antidouleurs
- Assiduité élevée (70 %)
- Séances d’exercices bien tolérées
- Tendance vers l’augmentation de la fonction physique dans le groupe d’exercice
- Pas de différence dans l’équilibre
- Changement significativement favorable dans tout le corps et de la masse maigre appendiculaire dans le groupe d’exercices
- Pas de différence dans la masse graisseuse
- Pas de différence significative de la QDV, de la fatigue ou de la détresse
Physique
Social
5 sur 5
Galvao DA, Spry N, Denham J, et al. (2014) Évaluer l’efficacité de l’exercice (musculaire et cardiovasculaire) en ce qui concerne l’état cardiorespiratoire, la capacité physique fonctionnelle, les résultats rapportés par les patients, les biomarqueurs et la composition corporelle Essai multicentrique prospectif randomisé comparatif à 2 groupes Trois centres de soins de santé (Australie et Nouvelle-Zélande)
Hommes atteints d’un cancer prostatique (stades II, III et IV)
N = 100
Groupe d’exercice (n = 50) : Entraînement musculaire et cardiovasculaire progressif avec supervision pendant 6 mois
Groupe d’activité physique (n = 50) : Guide informatif sur la modification de l’activité physique et pédomètre
Au début, après 6 mois et après 12 mois
- Exercice cardiovasculaire : marche de 400 mètres
- Activité physique
- QDV
- Force musculaire
- Biomarqueurs : testostérone, APS, insuline, tableau des lipides, glucose, pression artérielle
- Tour de taille
- Le groupe d’exercice a montré de l’amélioration concernant la forme physique, la force musculaire et la fonction physique
- Le groupe d’exercice a montré de l’amélioration de la QDV, du fonctionnement social après 6 mois, du rôle émotionnel après 12 mois, et de l’indice de santé mental après 6 mois
- Le groupe d’exercice a montré un gain musculaire du squelette appendiculaire mais aucune différence de poids et du tour de taille
- Le groupe d’exercice a montré une augmentation des lipoproétines de haute densité après 12 mois
- Pas de différence en ce qui a trait à l’APS, à la testostérone ou à la pression artérielle
Physique
Social
4 sur 5
Huri M, Huri E, Kayihan H, et al. (2015) Analyser l’effet de l’ergothéra-pie basée sur les principes cognitifs et comporte-mentaux sur la participation aux activités profes-sionnelles et la QDV Essai randomisé comparatif à 2 groupes Faculté des sciences de la santé, Université Hacettepe, Ankara (Turquie)
Hommes atteints d’un cancer prostatique localisé, localement avancé ou métastatique
N = 34
Groupe ergothérapie (n = 19) : Intervention de 12 semaines : entraînement en direct personnalisé quotidien et en groupe, activité récréative de groupe et éducation en ergothérapie basée sur les principes cognitifs et comportementaux/éducation et information sur le cancer de la prostate et la relaxation
Groupe témoin (n = 15) : Programme imprimé pour la maison, instructions sur les effets de l’activité physique, des loisirs, de la gestion du stress et de la relaxation
Une semaine avant et après l’intervention
- Rendement au travail
- Autogestion de la santé et identification des problèmes liés à l’autogestion de la santé, à la productivité et au divertissement
- QDV
- QDV spécifique à la prostate (urinaire, intestinale, sexuelle et hormonale)
- 94,7 % des participants ont ressenti de l’amélioration
- Activités touchées : autogestion de la santé (toilette, conduite, hygiène, habillement), productivité (escaliers, saisie de texte, ranger l’épicerie, réparations de la maison, garde des petits enfants), divertissement (jouer, marcher, promener le chien, aller dans un café, bouger après un repos, utiliser un téléphone, lire un journal au lit)
- Le groupe d’ergothérapie a rapporté une augmentation significative des fonctions physiques, émotionnelles et sociales comparativement aux groupes contrôles de la QDV
- Les symptômes urinaires, intestinaux sexuels et hormonaux ont diminué dans le groupe d’ergothérapie
Physique
Social
Informationnel
Émotionnel
Pratique
4 sur 5
Mina DS, Connor MK, Alibhai SMH, et al. (2013) Examiner si 6 mois d’entraînement cardiovasculaire ou musculaire à domicile peuvent augmenter de manière bénéfique les taux d’adiponectines, de la leptine et des protéines de l’axe IGF Essai randomisé comparatif de 2 groupes Plusieurs centres de soins de santé urbains, Ontario (Canada)
Hommes atteints d’un cancer prostatique (tous les stades)
N = 26
Groupe d’exercice cardiovasculaire (n = 13) : Méthode préférée d’exercice d’intensité modérée/élevée de 60 minutes, 5 jours par semaine pendant 6 mois; moniteur cardiaque fourni
Groupe d’entraînement musculaire contre résistance (n = 13) : 10 exercices ciblant les groupes de muscles importants
Au début, après 3 mois et après 6 mois
- IMC
- % de la masse graisseuse
- Tour de taille
- Pic de la VO2
- Changements dans l’activité physique
- Biomarqueurs : IGF-1, protéine de l’IGF-3, leptine et adiponectine
- Après 6 mois, le groupe d’exercice cardiovasculaire a montré une baisse significative de l’IGFBP-3 alors que le groupe d’entraînement musculaire contre résistance a montré une augmentation significative
- Après 3 mois, le groupe d’entraînement musculaire contre résistance a montré une diminution significative de l’IGF-1
- Diminution du poids, de l’IMC et du tour de taille associée à la baisse de la leptine
- Augmentation du pic VO2 associée à la baisse de la leptine
- L’intervention contenant des exercices à faire à la maison (entraînement musculaire contre résistance) peut avoir des effets bénéfiques sur les adipokines et l’axe IGF, peut-être en raison de l’amélioration de la composition corporelle provoquée par l’exercice
Physique 4 sur 5
Paterson C, Primeau C, Nabi G (2018) Évaluer l’hypothèse selon laquelle l’intervention ThriverCare améliorerait les besoins en soins de soutien, les résultats au point de vue psychologique, la santé liée à la QDV et l’auto-efficacité Essai pilote randomisé comparatif Quatre hôpitaux en Écosse (Royaume-Uni)
Hommes atteints d’un cancer prostatique métastatique (n = 38)
Proches aidants des survivants (n = 10)
N = 48
Groupe ThriverCare (n = 19) : intervention à 4 composantes : livret informationnel d’autogestion, évaluation holistique des besoins, programme personnalisé d’autogestion de la santé et séminaire de groupe
Soins usuels : (n = 28) : Soins usuels prodigués par des infirmières cliniciennes
Au début et après 3 mois :
- Besoins en soins de soutien
- Anxiété
- Dépression
- QDV
- Confiance dans l’autogestion
- Moins de prévalence des besoins non satisfaits dans le groupe ThriverCare (fatigue, douleur, peur, préoccupations, sexualité, information)
- Pas de différence significative dans l’anxiété et la dépression
- Pas de différence significative dans la QDV
- Pas de différence significative dans l’auto-efficacité
Physique
Informationnel
Émotionnel
4 sur 5
Primeau C, Paterson C, Nabi G (2017) Comprendre une intervention multimodale de soins de soutien (ThriverCare) par rapport aux soins standard Étude qualitative Deux centres de soins hospitaliers du cancer, Écosse (Royaume-Uni) Hommes atteints d’un cancer prostatique localisé, avancé localement et métastatique (n = 19)
Proches aidants (n = 7)
Membres de l’équipe interdisciplinaires (n = 7)
N = 33
Intervention à 4 composantes : Évaluation des soins holistiques au niveau de référence, programme d’autogestion des soins individualisés, séminaire de groupe et matériel éducationnel 3 mois après l’intervention :
- Entretiens préliminaires semi-structurés
- Notes de travail
Thèmes :
- Besoins physiques : Gestion des effets secondaires du traitement, manque de soutien d’autogestion
- Besoins psychologiques : Incertitude face à la progression du cancer, manque de compassion de l’équipe de soins
- Besoins pratiques : Manque de motivation, fardeau financier
- Besoins sexuels : Changement de la fonction sexuelle
- Communication entre le patient et l’infirmière clinicienne : Temps limité, manque d’information Groupe d’intervention :
- Soutien émotionnel : Suffisamment de temps pour communiquer, information reçue sur le processus, soutien émotionnel additionnel
- Soutien informationnel : Aucun besoin non satisfait recensé
- Programmes d’autogestion fondés sur des données probantes et séminaires : Avantages perçus
- L’intervention de soins de soutien multimodal améliore les soins et diminue graduellement les besoins non satisfaits
Social
Informationnel
Émotionnel
4 sur 5
Serda BC, Vesa J, Del Valle A, et al. (2010) Partager la conception et la mise en œuvre d’un programme de rééducation progressive dans le but de réduire les symptômes de l’incontinence urinaire et d’améliorer la qualité de vie Étude de cohorte quasi-expérimentale Hospital of Figueres, Girona (Espagne) Hommes souffrant d’un cancer prostatique localisé, localement avancé et métastatique
N = 33
Programme de musculation progressive de 24 semaines : 3 niveaux consécutifs ordonnés basés sur la reconnaissance, le contrôle et la tonification des muscles du plancher pelvien Au début et après 24 semaines :
- Type d’incontinence urinaire
- Fuite et fréquence
- Volume de l’incontinence urinaire
- QDV
- Fatigue
- Indice hanche-taille, tour de taille et pourcentage de graisse
- Pression artérielle
- Toxicité du traitement
- Habitudes d’entraînement
- 66,66 % ont présenté de l’incontinence urinaire; 33,33 % ont présenté des symptômes des voies urinaires inférieures
- Diminution significative de l’intensité
- Réduction de la constipation, de la difficulté, de la fréquence, de la limitation des activités et de la nycturie
- Diminution non significative de la fatigue et de la douleur
- Amélioration non significative de la QDV après le programme
- Diminution significative du pourcentage de l’indice hanche-taille et de la masse graisseuse
Physique
Social
5 sur 5
Taaffe DR, Newton RU, Spry N, et al. (2017) Rapporter l’efficacité d’un ECR d’un an portant sur diverses modalités d’exercices supervisés sur la fatigue et la vitalité Essai randomisé comparatif à 3 groupes Perth et Brisbane (Australie)
Hommes atteints d’un cancer prostatique localisé et localement avancé
N = 163
Groupe ILRT (n = 58) : Charge d’impact et exercices musculaires Groupe ART (n = 54) : Entraînement musculaire et cardiovasculaire Groupe DEL (n = 51) : Soins usuels et exercice différé Au début, après 6 mois et après 12 mois
- Fatigue
- Vitalité
- Forme cardiovasculaire
- Force musculaire
- Fatigue réduite dans le groupe ILRT après 6 mois et après 12 mois
- Réduction de la fatigue dans le groupe ART après 12 mois
- Pas de changement de la fatigue ou de la vitalité dans le groupe DEL à 6 mois
- Augmentation de la vitalité dans les 3 groupes après 12 mois
- Augmentation de la force musculaire dans le groupe ILRT après 6 mois et après 12 mois et dans le groupe ART après 6 mois
- Toutes les méthodes d’exercices ont eu des effets bénéfiques sur la fatigue et la vitalité
Physique
Social
4 sur 5
Villumsen BR, Jorgensen MG, Frystyk J, et al. (2019) Examiner les effets de l’exercice par jeux vidéo à domicile non supervisé pendant 12 semaines par rapport aux soins habituels Essai randomisé comparatif en simple insu à 2 groupes Cliniques externes du Regional Hospital Holstebro et du Viborg Regional Hospital (Danemark)
Hommes atteints d’un cancer prostatique (tous les stades)
N = 46
Groupe d’intervention (n = 23) : Instructions de 90 minutes sur l’exercice par les jeux vidéo au moyen du système X-Box 360 Kinect; exercices musculaires et cardiovasculaires d’une heure, 3 fois par semaine
Soins usuels (n = 23) : Activités quotidiennes normales
Au début et après 12 semaines
- Effets de l’exercice par jeux vidéo sur la fonction physique
- Force d’extension des jambes
- Composition corporelle
- QDV rapportée par les patients
- Fatigue
- Amélioration de 4,2 % chez les patients ayant bénéficié de l’intervention
Force d’extension des jambes :
- Pas de différence significative entre les groupes
- Diminution de la masse maigre et augmentation de la masse graisseuse en nombre entre les groupes mais non statistiquement significatives
- Aucune différence de la QDV entre les groupes – augmentation numérique de l’état de santé global dans le groupe d’intervention
- Aucune amélioration de la fatigue dans le groupe d’intervention
- L’étude montre des tendances favorables à l’intervention d’exercice par jeux vidéo
Physique
Pratique
4 sur 5
Winters-Stone KM, Dobek JC, Bennett JA, et al. (2015) Rapporter les effets du programme POWIR sur la force musculaire, la fonction physique et l’incapacité
Étudier si les changements dans la force, la fonction physique ou la fatigue influent sur les changements dans la fonction ou l’incapacité (rapportés par les patients)
Essai randomisé comparatif en 2 deux groupes parallèles Oregon Health & Science University de Portland, Oregon (É.-U.)
Hommes atteints d’un cancer prostatique localisé et localement avancé
N = 51
Groupe POWIR (n = 29) : Programme supervisé d’exercices musculaires et d’exercices avec charge d’impact
Groupe étirements (n = 22) : Programme avec contrôle placebo; exercices d’étirement en position assise
Au début, après 6 mois et après 12 mois
- Prévalence des maladies chroniques
- Énergie dans l’activité physique
- Fatigue
- Force musculaire
- Sire de tests de performance de la fonction physique (objectif)
- Fonction physique rapportée par les patients
- Taux de maintien de 90 % pour le groupe POWIR
- Taux de maintien de 75 % pour le groupe éti-rements
- Présence sous supervision de 83 % et 67 % pour les groupes POWIR et étirements respectivement
- Augmentation significative de 7 % pour le développé couché et 17 % pour le développé des jambes dans le groupe POWIR (force musculaire)
- Aucun changement significatif des critères objectifs de la fonction physique
- Les participants du groupe POWIR ont rapporté une fonction physique moyenne augmentée sur la QDV de l’OERTC et une diminution de l’incapacité sur la sous-échelle LLFDI
- Aucune différence significative de la fatigue ou des 36 items de l’outil FS-36
- Dans l’ensemble, les hommes du groupe POWIR ont rapporté une meilleure fonction physique et moins d’incapacité que ceux du groupe étirements
Physique
Social
5 sur 5
Yanez B, McGinty HL, Mohr DC, et al. (2015) Évaluer la participation et le maintien concernant une intervention en ligne ciblant le fardeau des symptômes et la qualité de vie liée à la santé
Évaluer la satisfaction du participant
Rapporter les preuves préliminaires de l’efficacité d’une gestion cognitivo-comportementale du stress sur la qualité de vie liée à la santé ainsi que les objectifs de l’intervention
Essai randomisé comparatif en deux groupes Robert H. Lurie Com-prehensive Cancer Center of Northwestern
University et le Jesse Brown VA Medical Center, Chicago, Illinois (É.-U.)
Hommes atteints d’un cancer prostatique localement avancé (III) ou métastatique (IV)
N = 74
Groupe CBSM (n = 37) : Séance de groupe ciblant la réduction du stress, les capacités d’adaptation, les aptitudes interpersonnelles et le réseau social
Groupe HP (n = 37) : Information sur la santé et éducation sur le sommeil, l’alimentation et la forme physique
Au début et après 6 mois
- Faisabilité et acceptabilité : taux de recrutement, de maintien et de présence
- Stress lié au cancer
- Symptômes dépressifs
- QDV liée à la santé
- Objectif de l’intervention : auto-efficacité dans les compétences de gestion du stress
- Le taux de maintien était de 31,3 %
- Le taux de maintien après 6 mois était de 85,7 % pour le groupe CBSM et de 86,1 % pour le groupe HP
- Le groupe HP a assisté à davantage de séances
- Acceptabilité : La confiance dans le matériel d’apprentissage était « assez bonne » pour CBSM et « un peu » pour le groupe HP
- Moins de symptômes dépressifs pour le groupe CBSM que le groupe HP
- Le groupe HP a indiqué une amélioration du bienêtre collectif
- Le groupe CBSM a indiqué des résultats plus élevés pour la relaxation que le groupe HP au fil du temps
Les résultats appuient la faisabilité, l’acceptabilité et l’efficacité préliminaire d’une intervention psychosociale en ligne
Social
Informationnel
Émotionnel
Pratique
Psychologique
4 sur 5
Yennurajalingam S, Atkinson B, Masterson J, et al. (2012) Décrire l’impact d’une consultation externe en SP sur les symptômes du cancer avancé de la prostate Étude rétrospective descriptive M.D. Anderson Cancer Center, Houston, Texas (É.-U.)
Dossiers de patients atteints d’un cancer prostatique métastatique
N = 55
Consultation en SP ambulatoires - Âge
- État de la maladie : Sévérité de 10 symptômes
Indice de performance
- Biomarqueurs de survie
- Biomarqueurs : Hémoglobine, testostérone, APS
- Changements de la médication
- Symptômes les plus pertinents : fatigue, somnolence et douleur
- Amélioration statistiquement significative de 7 des 10 symptômes après la consultation en SP : douleur, dépression, somnolence, fatigue, sommeil, sentiment de bien-être et anxiété
-Durée plus longue entre la consultation aux SP et le décès que les études précédentes : 175 jours vs 141 et 42
Physique
Informationnel
Émotionnel
4 sur 5

Abréviations APS : antigène prostatique spécifique; ART : Aerobic & resistance training (entraînement musculaire et cardiovasculaire); CBSM : cognitive behavioral stress management (gestion cognitivo-comportementale du stress); DEL : Delayed Exercise (exercice différé); ECR : essai contrôlé randomisé; Hb : hémoglobine; HP : health promotion (promotion de la santé); IGF : Insulin Growth Factor (facteur de croissance de l’insuline); IGFBP : IGF binding protein (protéine de liaison du facteur de croissance de l’insuline); ILRT : Impact loading & resistance training (entraînement musculaire et par charge d’impact); IMC : indice de masse corporelle; LLFDI : Late-Life Function and Disability Instrument (instrument de mesure du fonctionnement et de l’incapacité en fin de vie); MMAT : Mixed Methods Appraisal Tool (outil d’évaluation de méthodologies mixtes); OERTC : Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer; POWIR : Prevent Osteoporosis with Impact and Resistance (prévention de l’ostéoporose au moyen des impacts et de la force musculaire); QDV : qualité de vie; SCFCC : Supportive Care Framework for Cancer Care (Cadre des soins de soutien pour les soins en oncologie); SP : soins palliatifs; TCPC : thérapie cognitive axée sur la pleine conscience; VO2 : consommation d’oxygène.

RÉSULTATS

Caractéristiques générales des études de l’échantillon

L’échantillon d’études sélectionnées (n = 18) portait sur des recherches interventionnelles originales. Au total, 16 études ont utilisé des conceptions quantitatives et 3 ont utilisé une méthodologie qualitative ou mixte. Parmi les études, 12 étaient des essais contrôlés randomisés (voir tableau 1). Les autres ont utilisé un schéma prospectif et quasi expérimental, ainsi qu’une méthodologie rétrospective et descriptive. Dans l’ensemble, la taille des échantillons était modérément petite, allant de 19 à 189 participants, à l’exception d’une étude comprenant 859 sujets (Beydun et al., 2014). Toutes les études comprenaient des survivants du cancer prostatique de stade avancé (III et IV), soit exclusivement, soit en combinaison avec un cancer prostatique de stade précoce. Dans la majorité des études, il n’y avait que des participants de race blanche; seulement trois comprenaient des participants de race noire (Badger et al., 2011; Yanez et al., 2015; Yennurajalingam et al., 2012). Les études ont été menées en Turquie (n = 1), aux États-Unis (n = 4), au Canada (n = 1), en Europe (n = 6) et en Australie/Nouvelle-Zélande (n = 6). La qualité méthodologique des études examinées était élevée : 44,4 % des études répondaient à tous les critères de qualité (5/5 « oui » sur 5 critères évalués dans l’outil MMAT), et les 55,6 % restants remplissaient 4 des 5 critères. Aucune des études n’a obtenu un classement inférieur à 4.

Répondre aux besoins en soins de soutien multidomaines est une partie essentielle de la prise en charge thérapeutique du cancer pour maintenir la QDV (Afiyanti et al., 2018; Comert et al., 2013). Toutes les études comprenaient des interventions en soins de soutien visant à soutenir la QDV, à améliorer la gestion de la maladie et de ses effets secondaires de même qu’à préserver la dignité des patients en abordant un ou plusieurs domaines du SCFCC (Fitch, 2008). Trois grandes catégories d’intervention sont ressorties des études : 1) activité physique; 2) catégorie cognitivo-comportementale/psychosociale; et 3) éducation (voir tableau 2). Deux études ont combiné une consultation psychosociale et des composantes éducatives et une autre a combiné une intervention en matière d’activité physique et une éducation à la vie quotidienne (Badger et al., 2011; Beydun et al., 2014; Huri et al., 2015). Une étude a inclus les trois catégories (Bourke et al., 2014). Les interventions réalisées en personne ou supervisées ont rapporté des améliorations dans un plus grand nombre de résultats de l’étude que les interventions réalisées à l’aide de technologies ou de téléconférences. Parmi les interventions, quatre n’étaient pas supervisées ou utilisaient des méthodes d’exécution mixtes (certains éléments fournis en personne et non supervisés) (voir tableau 1).

Tableau 2.

Interventions, critères d’évaluation et principaux résultats par besoin en soins de soutien dans le cadre de soins en oncologie

Domaine Interventions Critères d’évaluation Résultats
PHYSIQUE EXERCICE
  • Entraînement cardiovasculaire

  • Entraînement musculaire

  • Charge d’impact

  • En combinaison

PSYCHOSOCIALE
  • Consultation / éducation

  • Fatigue

  • Changements corporels

  • Activité physique

  • Symptômes urinaires

  • Performance musculaire

  • Vitalité

  • Douleur

  • Survie globale

  • La moitié des interventions ont diminué la fatigue

  • Diminution significative du tour de taille/ des hanches

  • Aucune diminution significative du poids/IMC

  • Amélioration significative des symptômes urinaires

  • Meilleure force musculaire

  • Plus de vitalité

  • Seulement deux études ont amélioré le niveau de douleur

  • Survie plus longue

Badger et al., 2011
Beydun et al., 2014
Bourke et al., 2014
Cipolla et al., 2010
Cormie et al., 2013
Galvao et al., 2014
Huri et al., 2015
Mina et al., 2013
Paterson et al., 2018
Primeau et al., 2017
Serda et al., 2010
Taaffe et al., 2017
Villumsen et al., 2019
Winter-Stone et al., 2015
Yennurajalingam et al., 2012
SOCIAL
  • Pleine conscience en groupe

  • Consultation de groupe

  • Ergothérapie cognitive

  • Réduction du stress en groupe

  • Soutien social

  • Bien-être collectif

  • Appartenance sociale

  • Améliorations significatives dans tous les résultats sociaux pour les études portant sur les domaines sociaux

Badger et al., 2011
Beydun et al., 2014
Bourke et al., 2014
Cipolla et al., 2010
Huri et al., 2015
Paterson et al., 2018
Primeau et al., 2017
Yanez et al., 2015
Yennurajalingam et al., 2012
INFORMATIONNEL
  • Processus du cancer

  • Conséquences des traitements

  • Vie quotidienne : Par des présentations sur les ressources, de l’information sur l’alimentation, l’exercice, l’autogestion, la relaxation, ou de de l’information sur les problèmes causés par les symptômes

  • Besoins informationnels

  • Survie

  • Absorption de gras

  • Capacités d’adaptation

  • Sentiment de bien-être

  • Moins de prévalence des besoins informationnels non satisfaits

  • Sentiment de bien-être amélioré

  • Aucune autre détérioration physique

  • Baisse non significative de l’apport en gras

Badger et al., 2011
Beydun et al., 2014
Bourke et al., 2014
Cipolla et al., 2010
Huri et al., 2015
Paterson et al., 2018
Primeau et al., 2017
Yanez et al., 2015
Yennurajalingam et al., 2012
ÉMOTIONNEL PSYCHOSOCIALE
  • Pleine conscience

  • Conseils

  • Ergothérapie

  • Réduction du stress

  • Dépression

  • Anxiété

  • Stress/détresse

  • Crainte de récidive

  • Changements du style de vie

  • Deux interventions se sont révélées inefficaces

  • Autres études : Améliorations significatives de la dépression, de l’anxiété, du stress, de la peur et de la capacité de la pleine conscience

Badger et al., 2011
Chambers et al., 2012
Chambers et al., 2017
Huri et al., 2015
Paterson et al., 2018
Primeau et al., 2017
Yanez et al., 2015
Yennurajalingam et al., 2012
PRATIQUE PSYCHOSOCIALE (assistée par la technologie)
  • Conseils

  • Pleine conscience

  • Réduction du stress

EXERCICES
  • Exercices par les jeux vidéo

IDENTIFICATION DES ACTIVITÉS QUOTIDIENNES TOUCHÉES
  • Faisabilité

  • Utilité

  • Activité physique

  • QDV, composition corporelle

  • Indications de faisabilité ou d’utilité

  • Diminution non significative de la masse maigre

  • 4,2 % en faveur de l’intervention

  • Capacité à recenser les problèmes avec un peu d’aide

Badger et al., 2011
Chambers et al., 2017
Huri et al., 2015
Villumsen et al., 2019
Yanez et al., 2015
SPIRITUEL
  • Pas d’élément spécifique

  • Bien-être spirituel

  • Amélioration significative

Badger et al., 2011
PSYCHOLOGIQUE
  • Réduction du stress

  • Capacités d’adaptation

  • Aucun résultat disponible

Yanez et al., 2015

Abréviations : IMC : indice de masse corporelle; QDV : qualité de vie.

Le nombre de critères d’évaluation mesurés dans les études variait de 1 à 13. Toutes les études ont indiqué divers critères d’évaluation primaires, généralement plus de trois (voir tableaux 1 et 2). Plus de la moitié des critères ont servi à évaluer un large éventail de symptômes et de perceptions (ex. anxiété, douleur, QDV, auto-efficacité), ont été déclarés par les patients eux-mêmes et mesurés soit par des questionnaires, soit par des entretiens individuels. Les autres critères étaient une mesure objective (ex. biomarqueurs, pression artérielle, poids). Aucune des études n’a fait état des propriétés psychométriques des instruments de mesure. Seul le domaine physique a été évalué à l’aide de mesures objectives comme des biomarqueurs (ex. consommation maximale d’oxygène, fréquence cardiaque au repos).

La QDV (autodéclarée) a été mesurée en tant que résultat dans 12 études à l’aide de divers instruments (ex. FACT, EORTC, SF-36) (voir tableau 1). Les résultats de ces études indiquent que, bien qu’aucune différence significative n’ait été observée dans le score total de la QDV, certaines améliorations ont été notées dans le score des sous-échelles physique, émotionnelle et sociale.

Sommaire des interventions par domaine du SCFCC

Domaine physique

Le domaine physique englobe le confort physique et la capacité à effectuer les AVQ habituelles (Fitch, 2008). Ce domaine était le plus fréquemment représenté dans les données sélectionnées. En tout, 14 études ont fait état d’interventions visant à atténuer les effets continus relatifs au domaine physique (voir tableaux 1 et 2). Les critères d’évaluation primaires les plus fréquents sont la fatigue, les modifications de la composition corporelle, la fonction d’activité physique, la force musculaire et les symptômes urinaires. Les autres critères associés au domaine physique sont la douleur, la vitalité et la survie. Dans l’ensemble, la plupart des études représentant ce domaine ont rapporté un degré modéré d’amélioration d’un ou plusieurs des critères mesurés.

Fatigue

Au total, 10 études ont tenté de réduire la fatigue, mais seules 5 d’entre elles ont fait état d’améliorations statistiquement significatives (Badger et al., 2011; Bourke et al., 2014; Paterson et al., 2018; Taaffe et al., 2017; Yennurajalingam et al., 2012). Les interventions comprenaient plusieurs modalités d’éducation à la santé, des programmes d’entraînement physique (charge d’impact, cardiovasculaire ou musculaire), la rééducation de la vessie, l’évaluation des besoins individuels, la consultation interpersonnelle ou une combinaison de ces éléments. Une étude testant une intervention multimodale de soins de soutien a signalé une réduction de la fatigue après trois mois (Paterson et al., 2018). Une autre étude évaluant deux modalités d’exercice (charge d’impact et entraînement cardiovasculaire ainsi que musculaire) a rapporté une réduction de 5 points dans le module sur la fatigue de l’instrument de mesure (Taaffe et al., 2017). Les interventions ont eu lieu dans trois contextes différents : à l’hôpital, dans les cliniques ou à domicile par téléphone. L’adhésion à l’intervention allait de 67 à 94 %. Certaines interventions ont été supervisées, et d’autres ont été gérées de manière indépendante. Les interventions ont duré entre 8 semaines et 12 mois.

Composition corporelle

L’un des traitements avancés les plus efficaces pour le cancer prostatique est le traitement de privation androgénique. Cependant, des changements dans la composition corporelle, notamment un gain pondéral et une baisse de la masse osseuse, ont souvent été signalés par les survivants de ce cancer (Comert et al., 2013; Mina et al., 2013). En tout, six études ont évalué les interventions en mesurant la composition corporelle au moyen du poids, de l’indice de masse corporelle (IMC), du tour de taille et de hanches, de la masse corporelle, de la masse maigre appendiculaire et du corps entier, ainsi que de certains biomarqueurs (ex. leptine et facteurs de croissance analogues à l’insuline 1,3) (voir tableau 1). Une seule étude ayant testé des exercices musculaires et cardiovasculaires combinés à un programme d’éducation a rapporté une baisse statistiquement significative du tour de taille et des hanches (p < .0001) (Beydun et al., 2014). Une intervention d’entraînement cardiovasculaire à domicile versus des exercices musculaires a montré une baisse de poids et de l’indice de masse corporelle associé à une réduction non significative de la leptine (Mina et al., 2013). Une intervention d’exercices par les jeux vidéo non supervisée a fait état d’une réduction quantitative de la masse graisseuse et d’une augmentation de la masse maigre, bien que ces résultats ne soient pas non plus statistiquement significatifs (Villumsen et al., 2019). Toutes les autres interventions en matière d’exercice, avec ou sans composante éducative, ont rapporté des changements modestes ou nuls. Les interventions ont été mises en place à domicile ou dans des cliniques d’exercices et ont duré entre 10 semaines et 12 mois. Lorsqu’elle était rapportée, l’adhésion était élevée, allant de 70 à 91 %.

Force musculaire et activité physique

Cinq études ont examiné des interventions ciblant la force musculaire. Les mesures comprenaient la résistance, la puissance musculaire et la force d’extension du thorax et des jambes. Toutes les interventions ont rapporté une amélioration significative des mesures, ont été supervisées et ont partagé des composantes communes, comme l’entraînement cardiovasculaire et musculaire ainsi que la charge d’impact. Une intervention d’exercices musculaire a permis de constater une amélioration de 11 % de la force musculaire lors de la mesure de l’extension des jambes (Cormie et al., 2013). En ce qui concerne l’activité physique, la majorité des études évaluant les mesures de l’activité physique ont rapporté une amélioration positive en faveur du groupe d’intervention, trois d’entre elles ayant une signification statistique (p < .001). Les mesures comprenaient la marche, le comportement d’exercice, le nombre de levers de chaise, le test d’aptitudes à la marche en 6 minutes (6 Minutes Walk Test, 6MWT), le score de Godin pour l’exercice de loisir, et la fonction physique (autodéclarée). Une intervention testant l’exercice musculaire a amélioré la déambulation de 12 % (Cormie et al., 2013). Une intervention d’exercices par les jeux vidéo à domicile a entraîné une amélioration de 4,2 % de la fonction d’activité physique en évaluant le 6MWT (Villumsen et al., 2019). Les interventions visant la force musculaire et l’activité physique étaient toutes offertes à l’hôpital, dans des cliniques d’exercice ou à domicile. Les interventions ont duré entre 10 semaines et 12 mois.

Symptômes urinaires

Une étude contenait un programme de réhabilitation urinaire progressive ayant pour but la diminution des symptômes urinaires, elle a entraîné une réduction modérée de la difficulté, de la fréquence et de la nycturie (Serda et al., 2010). Quatre autres études ont analysé des interventions mesurant la QDV, notamment les symptômes urinaires, au moyen d’un instrument auto-administré (FACT-P, UCLA PC Index, ou EORTC-QOQ-30 PR25), mais ne comprenaient pas de critères d’évaluation spécifiques à l’urine (Badger et al., 2011; Bourke et al., 2014; Huri et al., 2015; Villumsen et al., 2019).

Domaine social

Le domaine social répond aux besoins portant sur les relations, la communication et les systèmes de soutien de la famille et de la communauté (Fitch, 2008). Ce domaine arrivait en deuxième position des domaines les plus fréquemment représentés dans l’ensemble des données selon la nature de la prestation de l’intervention. Au total, 13 études ont offert l’intervention en groupe, soit en personne, soit par le biais de la technologie (voir tableau 1), dont voici les critères : bien-être collectif, soutien social, fonctionnement social sentiment d’appartenance, apprentissage par les pairs et socialisation. Ces critères étaient secondaires dans toutes les études, sauf une qui a mesuré le bien-être collectif et le soutien social à l’aide d’instruments (échelle de bien-être collectif et Social Well-Being scale et PSS-FA) (Badger et al., 2011).

Les interventions qui comportaient une composante psychosociale, comme le soutien en groupe, l’ergothérapie cognitive ou la réduction du stress, ont permis d’améliorer le bien-être collectif des participants du groupe de traitement (Badger et al., 2011; Huri et al., 2013; Yanez et al., 2015). Les séances de pleine conscience en groupe organisées par téléconférence ont renforcé le sentiment d’appartenance sociale (Chambers et al., 2017; Chambers et al., 2012). Il y avait également des interventions évaluant diverses modalités d’exercices (entraînement cardiovasculaire ou musculaire, charge d’impact ou combinaison de ces derniers) (Beydun et al., 2014; Bourke et al., 2014; Cornie et al., 2013; Galvao et al., 2014; Serda et al., 2010; Taaffe et al., 2017; Winters-Stone et al., 2015). Malgré l’absence de critères d’évaluation spécifiques sur le plan social, tous les programmes d’exercices en groupe ont permis d’améliorer le fonctionnement social et l’interaction de groupe en encourageant la socialisation des survivants participants. De plus, une étude évaluant une intervention multimodale de soins de soutien comprenant des séminaires de groupe a signalé une amélioration du soutien social (Primeau et al., 2017). Toutes les interventions ont eu lieu à domicile par téléconférence, à l’hôpital ou à des centres d’entraînement. Elles ont été mises en œuvre pendant des périodes allant de 8 semaines à 12 mois et ont connu des taux d’adhésion élevés (65–100 %).

Domaine informationnel

Le Cadre des soins de soutien pour les soins en oncologie (SCFCC) de Fitch associe le domaine informationnel avec l’information adéquate concernant l’évolution de la maladie, les traitements, le processus de soin et les ressources disponibles (2008). Bien que chaque type d’intervention puisse être considéré comme « éducatif », dans une certaine mesure, 10 études incluaient des interventions qui représentaient le domaine informationnel, par la présentation de ressources aux participants ou aux proches aidants, l’apport d’information sur l’alimentation, l’exercice, la relaxation ou l’autogestion, ou l’initiative d’informer sur le fardeau des symptômes (voir tableau 1). Aucune des études n’a mesuré de critères d’évaluation informationnels spécifiques liés aux besoins en soins de soutien informationnels. Trois études comprenaient un volet d’éducation nutritionnelle. L’une des interventions, qui consistait en des séminaires de conseils nutritionnels, a rapporté une réduction non statistiquement significative de la consommation de matières grasses totales (Bourke et al., 2014). L’alimentation réduite en polyamines a prouvé son innocuité et a permis d’augmenter la durée médiane de survie propre au cancer des participants, qui est passée à 36 mois, contre 17 mois dans le groupe témoin (Cipolla et al., 2010). Le groupe de promotion de la santé de l’étude menée par Yanez et al. (2015) a reçu de l’information à propos du sommeil, de l’alimentation et de la bonne forme physique, laquelle s’est avérée « plutôt » utile.

Point commun à toutes les études, la majorité des informations diffusées dans ces interventions concernaient les traitements contre le cancer ou les soins de soutien. Après une intervention éducative sur les effets du traitement de privation androgénique, 98 % des participants ont mentionné des répercussions positives sur le niveau d’activité physique et aucune aggravation causée par les effets indésirables (Yennurajalingam et al., 2012). Une intervention de groupe sur le Web avec une formation sur la prise de conscience du stress et sa réduction a permis d’améliorer les capacités d’adaptation à la symptomatologie liée au cancer prostatique (Yanez et al., 2015). Les deux études qui incluaient un séminaire éducationnel sur les effets secondaires du traitement de privation androgénique, l’autogestion, le contrôle des émotions et du stress, l’alimentation, l’exercice et les finances ont indiqué moins de besoins informationnels sur les choix de traitement et la divulgation des résultats de test (Paterson et al., 2018; Primeau et al., 2017). De plus, une consultation précoce des soins palliatifs en ambulatoire portant sur le fardeau des symptômes a résulté en une amélioration du sentiment de bien-être général et de la durée de vie (Yennurajalingam et al., 2012). Bien qu’elles n’aient pas d’effet direct sur la QDV, les interventions comprenant une composante informationnelle ont eu un effet positif sur certains des critères évalués, tels que la consommation de matières grasses, la pleine conscience, la survie et le bien-être général.

Domaine émotionnel

Le domaine émotionnel concerne le besoin de réconfort et de réassurance lors de l’adaptation à des situations stressantes (Fitch, 2008). Huit études ont évalué une intervention avec au moins une composante répondant aux besoins émotionnels (voir tableau 1). Les méthodes d’intervention comprenaient la consultation interpersonnelle, l’ergothérapie, la réduction du stress et la pleine conscience. La dépression, l’anxiété, le stress et la détresse liés au cancer sont les critères primaires et secondaires les plus fréquemment mesurés. Les interventions duraient en moyenne entre 8 semaines et 12 mois. La moitié a été réalisée par téléphone, et l’autre moitié, en personne à l’hôpital.

Deux études ont analysé la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience dans des groupes utilisant du matériel d’auto-assistance et un CD de méditation transmis par téléconférence (Chambers et al., 2012; Chambers et al., 2017). Bien que le changement n’était pas statistiquement significatif, on a rapporté une amélioration de l’anxiété, de la peur de la récidive et de l’évitement dans les sous-échelles des instruments de mesure de la détresse (Chambers et al., 2012). Une intervention téléphonique de 8 semaines combinant consultation interpersonnelle et éducation sur le cancer a permis de réduire de manière statistiquement significative la dépression et le stress liés à la maladie (p < .001) (Badger et al., 2011). Une intervention multimodale de soins de soutien (ThriverCare) n’a montré aucune amélioration dans la réduction du stress, de l’anxiété ou de la dépression dans le groupe de traitement, mais a mené à une prévalence plus faible de la peur et de l’inquiétude (Paterson et al., 2018). Une intervention psychosociale au moyen de la technologie pour réduire le stress a également donné lieu à de meilleurs résultats en matière de relaxation et à une diminution des symptômes dépressifs à la fin de l’intervention (Yanez et al., 2015). Une autre étude évaluant l’impact d’une consultation externe en soins palliatifs sur le fardeau des symptômes chez les survivants d’un cancer prostatique avancé a amélioré 7 des 10 symptômes, dont la dépression et l’anxiété (Primeau et al., 2017). Malgré les résultats nuancés de certaines interventions, plusieurs ont rapporté une amélioration statistiquement significative des besoins émotionnels (ex. dépression, anxiété) (p < .05).

Domaine pratique

Les besoins pratiques associés à l’expérience du cancer comprennent le soutien qui aide à atténuer les obligations imposées par la vie à maison (ex. finances), et qui facilite le transport vers le centre de soins, l’accès aux soins de soutien et aux ressources, la garde des enfants ainsi que les achats (Fitch, 2008). Dans plusieurs études, l’accès à l’intervention a été facilité par des alternatives à la participation en personne (ex. téléphone, téléconférence ou assistance par le Web) (voir tableau 1). La majorité de ces interventions assistées par la technologie étaient de nature psychosociale, telles que la consultation interpersonnelle, la pleine conscience ou la réduction du stress, et ne présentaient pas de différences importantes dans la plupart des critères primaires (ex. fatigue, QDV, fonction physique, bien-être psychologique) malgré le degré de « faisabilité et d’utilité ».

Une étude a abordé le domaine pratique et exploré le lien entre les AVQ et les conséquences des traitements contre le cancer prostatique (Huri et al., 2015). L’intervention combinait une formation personnalisée sur les AVQ, des activités récréatives en groupe et de l’information sur le cancer prostatique et la relaxation. Les éléments d’ordre pratique qui ont subi des impacts négatifs en raison du cancer prostatique avancé sont : les activités personnelles telles que l’hygiène, la conduite d’un véhicule, le bain ou l’habillage; les activités productives telles que la saisie de texte, le rangement des courses, les réparations de la maison, les loisirs, la promenade de l’animal domestique, se déplacer après le repos, l’utilisation du téléphone ou la lecture du journal au lit. Les participants ont indiqué une amélioration du fonctionnement à la fin de l’intervention. Une intervention d’exercice par les jeux vidéo basée sur le Web, mise en œuvre au domicile des participants avec des appareils acquis à peu de frais dans un magasin d’appareils électroniques, a indiqué une amélioration modeste et non significative des critères d’activité physique (Villumsen et al., 2019). Dans l’ensemble, les interventions représentant le domaine pratique se sont limitées à faciliter la participation à l’étude. Bien qu’utiles, elles n’ont pas fait état d’issues pratiques spécifiques.

Domaine spirituel

Le domaine spirituel porte la perspective que l’on a de soi dans la vie et la nécessité de pratiquer une certaine spiritualité, que ce soit sous la forme de croyances religieuses ou alternatives (Fitch, 2008). Une seule étude a abordé le domaine spirituel en tant que critère secondaire (Badger et al., 2011). L’étude a comparé une consultation interpersonnelle de 8 semaines par téléconférence avec éducation (groupe interventionnel) et 8 semaines d’éducation sanitaire par téléphone à l’aide de documents écrits sur la nutrition, l’exercice, les ressources et l’arrêt du tabac (groupe de contrôle). L’influence de la maladie sur le bien-être spirituel a été mesurée à l’aide de la sous-échelle de bien-être spirituel en 8 points du questionnaire sur la qualité de vie, version cancer du sein. L’étude a fait état d’une amélioration statistiquement significative du bienêtre spirituel dans le groupe ayant reçu de l’éducation sur la santé par téléphone (p < .01).

Domaine psychologique

La principale caractéristique du domaine psychologique est le développement de compétences permettant de gérer efficacement les facteurs de stress liés à la maladie (Fitch, 2008). Une étude testant des sessions de groupe en ligne sur la réduction du stress, les compétences d’adaptation et le réseau social (marketing social communautaire, MSC) a abordé le domaine psychologique (Yanez et al., 2015). L’intervention comprenait la prise de conscience du stress, l’apprentissage de techniques de réduction du stress, la modification des évaluations des facteurs de stress négatifs et le développement de techniques d’adaptation efficaces. Le taux de maintien était de 85 %. Bien qu’il n’y ait pas de critère d’évaluation pour ces points, les résultats ont indiqué une approbation et une faisabilité élevées de l’intervention. Les effets statistiquement significatifs de l’intervention étaient en adéquation avec une valeur de l’effet moyenne sur les domaines de l’échelle de la QDV liés à la santé (mesuré à l’aide de l’échelle générale fonctionnelle du traitement du cancer et des sous-échelles du Measure of Current Status), favorisant l’intervention.

DISCUSSION

Cette revue intégrative confirme qu’il existe des interventions en soins de soutien pour le cancer prostatique avancé, mais le nombre et la portée restent limités malgré le caractère incurable de la maladie, la prévalence croissante et les plus récentes directives sur les soins de soutien. Le cancer prostatique avancé est souvent associé à des problèmes à long terme entraînant une augmentation des besoins non satisfaits et une diminution de la QDV (Chambers et al., 2012; Cockle-Hearne et al., 2013). Les données indiquent que les interventions en soins de soutien sont un moyen acceptable et possiblement efficace pour améliorer certains aspects de la QDV des survivants du cancer prostatique et des autres cancers (Chambers et al., 2018; Forbes et al., 2019; Young et al., 2020).

La majorité des interventions examinées dans le cadre de cette revue étaient axées sur les besoins en soins de soutien dans le domaine physique, tels que la fatigue, la force musculaire ou les changements de composition corporelle. Malgré les résultats variés en matière de réduction de la fatigue, les critères d’efficacité physique tels que la force musculaire, les mesures anthropométriques spécifiques (tour de taille) et la fonction physique, se sont améliorés dans toutes les études. Les différences de résultats s’expliquent par le fait que les études ont pris en compte des critères d’efficacité différents, qu’elles ont utilisé des instruments de mesure variés ou que les interventions n’ont pas été mises en œuvre fidèlement (degré d’intervention, intensité ou fréquence). Ce constat est cohérent avec les études antérieures qui ont rapporté que les interventions en soins de soutien étaient inefficaces pour améliorer la QDV dans divers groupes de patients cancéreux en raison de degrés inadéquats ou de laps de temps variables (Carey et al., 2012). Des interventions supervisées à une fréquence et un degré adéquats pour augmenter la capacité fonctionnelle, la QDV et la capacité à mener les AVQ, comme l’exercice, se sont révélées efficaces chez les survivants du cancer prostatique avancé et d’autres cancers (Dickey et Ogunsanya, 2018). De plus, même si le bien-être social n’était pas un critère d’évaluation spécifique, toutes les interventions liées à l’exercice qui ont été réalisées en groupe ont stimulé la socialisation, le soutien social et le sentiment d’appartenance des survivants participants.

La forte prévalence des besoins émotionnels de ces patients est généralement associée à des stades plus avancés de la maladie, à l’incertitude quant à l’avenir et aux effets néfastes des traitements (Paterson et al., 2015). Les interventions visant à répondre aux besoins émotionnels sont limitées et leur efficacité n’est souvent pas démontrée. Seuls cinq d’entre eux ont rapporté une amélioration significative des résultats, tels que la dépression, l’anxiété, la détresse ou la peur. En raison de l’hétérogénéité de ces études, il est difficile de tirer des conclusions sur la manière la plus efficace de fournir des soins de soutien sur le plan émotionnel. Les obstacles à la santé émotionnelle comprennent les rôles stoïques masculins traditionnels, une réaction émotionnelle restreinte et la gêne (Ettridge et al., 2018; Wood et al., 2017).

Une situation similaire a été constatée dans les domaines spirituel, pratique et psychologique. On constate que même si 79 % des Américains s’identifient à une doctrine spirituelle, les besoins spirituels sont les moins représentés dans la recherche sur le cancer, et les études examinées ne font pas exception (Busolo et Woodgate, 2016). Les difficultés rencontrées pour l’adaptation à un cancer prostatique avancé entraînent une augmentation de la souffrance, du chagrin et du sentiment de perte, contribuant ainsi à une détérioration de la QDV (Laughery et Woodgate, 2015). Les interventions éducatives ont donné des résultats prometteurs en améliorant le bien-être spirituel des participants à l’étude.

Une étude comprenant des séances de groupe en ligne sur la réduction du stress, les capacités d’adaptation et le réseau social (marketing social communautaire) a contribué au domaine psychologique et a indiqué des améliorations sur les sous-échelles de la QDV liées à la santé (Yanez et al., 2015). Cependant, l’étude n’a pas utilisé d’instrument pour évaluer l’adaptation des patients comme le questionnaire sur l’adaptation au cancer (Cancer-Coping Questionnaire) (Moorey et al., 2003). Aucune étude ne s’est intéressée spécifiquement aux besoins pratiques; par contre, une étude a décrit l’impact du cancer prostatique avancé sur la vie quotidienne, et d’autres études ont fait état de l’acceptabilité de la méthode d’intervention. Les interventions utilisant la téléconférence ou le Web ont été mises en œuvre à la maison de manière conviviale. La majorité de ces interventions, essentiellement psychosociales, ont fait état d’une acceptabilité et d’une faisabilité modérées, avec des taux d’observance et de rétention élevés. Cependant, les résultats sont mitigés : une seule intervention a entraîné une diminution importante de l’anxiété, de la peur et des capacités de pleine conscience (Chambers et al., 2012). Ce résultat correspond à une étude qui indique que la prestation de soins par télémédecine était modérément efficace pour traiter la symptomatologie chez les survivants (Agochukwu et al., 2018). Des études plus approfondies sont nécessaires pour démontrer l’utilité de ces types de prestation pour les survivants d’un cancer prostatique avancé.

Toutes les études comprenaient des survivants de cancer prostatique avancé, exclusivement ou en conjonction avec des stades différents de la maladie. Dans les études, cependant, il y avait un manque notable de diversité raciale et ethnique. Il est intéressant de noter que les trois études comprenant des participants autres que de race blanche ont été réalisées aux ÉtatsUnis. La majorité des études examinées étaient exploratoires avec des échantillons de petite taille. De plus, les études ont utilisé des critères d’évaluation différents et le degré, la fréquence (de 1 à 5 jours par semaine) et la durée (de 8 à 24 semaines) des interventions variaient également, rendant difficile de déterminer quelles étaient les interventions en soins de soutien les plus efficaces (Bossert et al., 2020; Carey et al., 2012). Malgré certains résultats prometteurs, il est prématuré de généraliser les conclusions à la pratique dans tous les contextes de soins pour ces survivants. La confirmation longitudinale des interventions les plus efficaces qui répondent aux besoins uniques et complexes de ces patients est nécessaire à partir d’essais contrôlés randomisés plus rigoureux, multicentriques, en aveugle, et dont l’échantillon est suffisamment diversifié (Ross et al., 2020).

Cette étude a permis de dégager trois conclusions notables. Tout d’abord, les interventions réalisées en groupe, que ce soit en personne ou par le biais de la technologie, ont entraîné d’importantes améliorations des mesures sociales (soutien social, bien-être social ou sentiment d’appartenance). Cette constatation corrobore les conclusions d’études antérieures selon lesquelles le domaine social est positivement associé à une meilleure QDV globale chez les survivants d’un cancer prostatique avancé ou d’un cancer du sein (Dickey et Ogunsanya, 2018; Post et Flanagan, 2016). Deuxièmement, les résultats d’intervention ne semblent pas dépendre du nombre de domaines abordés par l’intervention. Certaines ont montré des tendances positives, qu’elles aient abordé un seul ou plusieurs des domaines du SCFCC. Troisièmement, l’intervention a eu un effet sur certains des domaines du SCFCC (social, pratique) même s’ils n’étaient pas explicitement ciblés.

Limites

Plusieurs limites méthodologiques peuvent réduire la généralisation des résultats. La majorité des études étaient de haute qualité méthodologique. Cependant, aucune ne rapportait un cadre théorique guidant l’élaboration ou la mise en œuvre de l’intervention. Il est possible par ailleurs que des articles pertinents n’aient pas été pris en compte, car nous nous sommes concentrés sur les interventions de soins de soutien pour les survivants du cancer prostatique avancé. Les termes de recherche ont été restreints pour refléter cette catégorie d’intervention spécifique, en laissant de côté d’autres domaines qui auraient pu apporter des données utiles. Limiter les études à la langue anglaise et aux dix dernières années aurait aussi pu entraîner l’omission d’éléments pertinents.

Implications pour la recherche

Cette revue met en évidence plusieurs lacunes. Premièrement, différentes méthodes d’échantillonnage doivent être envisagées pour faire progresser la recherche dans ce domaine. Les recherches futures doivent tenir compte de la diversité raciale et ethnique afin de réduire les disparités en matière de santé et de promouvoir la QDV dans les populations souffrant de maladies chroniques telles que le cancer prostatique avancé (NINR, 2016). Deuxièmement, les chercheurs doivent se concentrer sur l’étude d’interventions combinant plusieurs éléments et portant sur le plus grand nombre possible de domaines de soins de soutien, car ces interventions seraient plus efficaces à long terme. Troisièmement, les interventions doivent être guidées par un cadre théorique et s’aligner sur les lignes directrices recommandées pour les soins aux survivants (ASCO, 2019; CCO, 2019). En l’absence de théorie, il est difficile de comprendre comment et pourquoi les interventions ont réussi ou non à répondre aux besoins non satisfaits d’une population croissante en matière de soins de soutien (Nilsen, 2015). Enfin, certains résultats plutôt variables peuvent être attribuables aux différences entre les propriétés psychométriques des instruments utilisés dans les différentes études, rendant la comparaison des résultats difficile. Les recherches futures doivent envisager d’évaluer les propriétés de validation et la qualité de tous les instruments de mesure et d’utiliser les mêmes instruments pour mesurer les mêmes critères d’efficacité. Il est également nécessaire de diversifier les méthodologies de recherche et d’inclure davantage d’études qualitatives et de méthodes mixtes. Ces méthodologies fourniront une compréhension plus approfondie de l’expérience et des perceptions des survivants de cancer prostatique avancé sur les interventions de soins de soutien.

CONCLUSION

Les patients atteints d’un cancer prostatique avancé restent plutôt mal servis et négligés en ce qui a trait à la prestation de soins de soutien. Cette revue révèle des informations précieuses sur les interventions de soins de soutien disponibles qui améliorent la QDV de ce groupe de patients en hausse. Les résultats tendent à indiquer que la majorité des interventions ont fait preuve d’une certaine efficacité. Cependant, aucune intervention ne peut être recommandée plutôt qu’une autre, et les résultats doivent être interprétés avec prudence en raison des limites existantes. Cette revue confirme la nécessité de poursuivre la recherche interventionnelle, en particulier les études longitudinales avec des échantillons et des méthodologies plus larges et plus diversifiés sur le plan racial. Les orientations futures pourraient inclure des conceptions multidomaines et l’utilisation systématique de théories et de lignes directrices sur la survie au cancer. Enfin, il est également essentiel de se concentrer sur les domaines spirituel, pratique et psychologique, car ils améliorent de manière importante la QDV globale de ces survivants et leur raison d’être en général.

Remerciements

Nous tenons à remercier Ayaba Logan, bibliothécaire chevronnée, et la Dre Julie Barroso, une collègue de la faculté, pour leur appui continu pendant la revue intégrative.

Footnotes

Conflits d’intérêts: Les auteures n’ont aucun conflit d’intérêts à déclarer.

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Articles from Canadian Oncology Nursing Journal are provided here courtesy of Canadian Association of Nurses in Oncology

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