Abstract
Objectif
La présente étude vise à explorer les effets des mesures de confinement sur l’insomnie clinique et les habitudes de sommeil au cours de la première et deuxième vague, par rapport à la situation prépandémique.
Méthodes
Un sondage en ligne chez 10 480 participants, principalement belges, visant à explorer les effets des mesures COVID-19 sur l’insomnie clinique (mesurée par l’ISI), les symptômes d’anxiété et de dépression par rapport au virus et au confinement, ainsi que les habitudes de sommeil.
Résultats
La pévalence de l’insomnie clinique selon l’ISI a augmenté pendant le premier confinement (19,22 %) et davantage pendant le second (28,91 %) par rapport à la situation prépandémique (7 à 7,6 %). La mise au lit (+8 à 22 min) et le lever (+13 à 45 min) ont été retardés pendant les deux confinements par rapport à la situation antérieure. On a également constaté une augmentation du temps au lit (+ 4 à 23 min) et de la latence d’endormissement (+ 10 à 11 min) et une diminution du TTS (−9 à 22 min) et de l’efficience du sommeil (−5 %) pendant les deux confinements. En ce qui concerne les séquelles diurnes liées à la pandémie ; la sévérite de l’insomnie joue un rôle médiateur significatif dans la relation stress/anxiété et symptômes dépressifs, et principalement ceux liés au confinement par rapport au virus lui-même.
Conclusion
Vu le rôle médiateur des plaintes d’insomnie et l’augmentation notable de sa prévalence, le traitement de ces plaintes (p.e. via TCC-i) pourrait donc aider prévenir le développement de sentiments dépressifs dans le contexte de la pandémie.
Déclaration de liens d’intérêts
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
