Abstract
Introduction et but de l’étude
La sarcopénie est un facteur de mauvais pronostic dans différentes pathologies. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact d’une réduction de la masse musculaire squelettique mesurée au niveau thoracique, sur le pronostic des patients avec COVID-19.
Matériel et méthodes
Nous avons inclus tous les patients ayant un diagnostic confirmé de COVID-19, hospitalisés entre mars et juin 2020. L’indice de masse musculaire squelettique (SMI) a été mesuré à partir de coupes scanographiques en T12 (SMI = surface en cm2 de l’ensemble des muscles squelettiques de la coupe T12/taille en m2). Nous avons évalué l’association entre le SMI, la mortalité, l’admission aux soins intensifs, la survenue d’infections, la durée de séjour.
Résultats et analyse statistique
Nous avons inclus 244 patients avec un âge médian de 62 ans (20–95), un indice de masse corporelle médian de 28,6 kg/m2. Trente-quatre pour cent des patients étaient obèses. Cent deux patients (41,8 %) avaient un SMI bas. En analyses multivariées, un SMI bas était associé significativement à plus d’infections (OR = 1,88 [1,06–2,98]), une durée de séjour prolongée (OR = 1,87 [1,14–3,49]), moins d’admission en soins intensifs (OR = 0,18 [0,06–0,51]), mais non associé à la mortalité (OR = 1,37 [0,54–3,52]).
Conclusion
Un SMI bas mesuré au niveau thoracique T12 est associé à un mauvais pronostic chez les patients avec COVID-19.
Déclaration de liens d’intérêts
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
