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. 2022 Mar 10;70:S2. [Article in French] doi: 10.1016/j.respe.2022.01.055

Variations du nombre de consultations de professionnels de santé primaire en France au cours de l’épidémie de COVID-19 en 2020 versus 2019 selon les caractéristiques des individus : une étude nationale observationnelle

P Tuppin 1,, T Lesuffleur 1, P Constantinou 1, A Atramont 1, C Coatsaliou 1, A Rachas 1
PMCID: PMC8907802

Abstract

Introduction

L'organisation des systèmes de soins a été fortement perturbée par la pandémie de COVID-19. L'impact sur les recours aux soins primaires en 2020 a été peu étudié.

Méthodes

A partir des données du système national des données de santé (SNDS) de la population française métropolitaine, ont été comparés, le nombre de personnes avec au moins une consultation, le nombre de consultations total et moyen par personne. Les analyses ont porté sur l'ensemble de l'année et sur les périodes de et hors confinements (17/03-10/05 puis 30/10-14/12 moins strict) et ont été stratifiées par âge, genre et pathologie.

Résultats

Au premier confinement, 26 % de la population a consulté au moins une fois un médecin généraliste (MG) (-34 % comparativement à 2019), 7,4 % un infirmier (-28 %), 1,6 % un kinésithérapeute (-80 %) et 5 % un dentiste (-95 %). Pour les spécialistes, le déficit variait entre – 82 % pour les ophtalmologistes et -37 % pour les psychiatres. Il était moins important lors d'un recours important aux téléconsultations. Il n’était pas suivi d'un rebond. Au second confinement, le nombre de consultants était similaire à 2019, excepté pour les MG (-7 %), les pédiatres (-8 %) et les infirmiers (+39 %). Par rapport à l'année 2019, le déficit de personnes était compris entre -10 % et 0 %, excepté pour les infirmiers (+30 %). Le déficit en nombre de consultations était plus important pour les dentistes (-17 %) et les kinésithérapeutes (-14 %). Le nombre moyen de consultations par personne était légèrement inférieur pour les différentes spécialités et plus faible pour les infirmiers (15,1 versus 18,6). Les déficits annuels de consultations étaient plus ou moins importants selon la profession et les caractéristiques (enfants et adolescents MG -10 %, dentiste -13 %, kinésithérapeute -24 %). Ils s'amenuisaient en présence d'une maladie chronique et avec le vieillissement. L'excès de décès était de +9 % en 2020.

Discussion/Conclusion

La diminution des consultations en soins primaires en France était conséquente, surtout lors du premier confinement, avec des variations selon l’âge et la profession de santé. L'impact sur la morbi-mortalité doit être investigué.

Mots-clés: Covid-19, Soins de ville, Consommation


Déclaration de liens d'intérêts :  Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.

Session A1 - Impact de la pandémie COVID-19


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