Skip to main content
Elsevier - PMC COVID-19 Collection logoLink to Elsevier - PMC COVID-19 Collection
. 2023 Feb 13;181(4):348–351. [Article in French] doi: 10.1016/j.amp.2023.02.001

Les étudiants de BAPU au cours de la pandémie COVID-19 et ses effets : quelles analyses des cliniciens ? Spécificités des besoins de soins des étudiants en contexte de crise(s)

The effects of the COVID-19 pandemic on BAPU students: What analyzes were made by clinicians? The specifics of student care needs in a crisis context

Myriam Riegert 1
PMCID: PMC9922571  PMID: 36817937

Abstract

The Strasbourg University Medical and Psychological Healthcare Center (CAMUS) provides students consultations with psychologists and psychiatrists, as well as social workers, with a particular focus on proximity and free care. Its partnerships, its strong local roots and its knowledge of the specific mental health needs of young adult students have enabled it to adapt rapidly on an institutional and organizational level to the developing increase in mental care needs. Well in advance of other similar entities, CAMUS had developed with its partners specific prevention and treatment protocols, such as the recourse to student peers, a mobile unit dedicated to eating disorders or coordination with the CUMP (Medico-psychological emergency units) for acute cases of a potentially psychotraumatic nature. These different plans proved to be particularly relevant during and after the health crisis brought on by the COVID-19 pandemic.

Keywords: Consulting, COVID-19, Eating disorder, Health crisis, Medico-psychological center, Prevention, Student, suicide, Young adult

1. Introduction

Cette communication répond à l’invitation à partager nos expériences et interrogations tant sur des aspects organisationnels, institutionnels que psychopathologiques, concernant les étudiants accueillis en BAPU au cours de la crise sanitaire liée à l’épidémie COVID-19.

Pour ce faire, après une présentation du BAPU de Strasbourg et de la population étudiante, l’accent sera mis sur le BAPU comme acteur de dispositifs de prévention et de soins spécifiques.

2. Présentation du Centre d’accueil médicopsychologique universitaire de Strasbourg (CAMUS)

Le CAMUS est un bureau d’aide psychologique universitaire (BAPU) attaché à la Fondation santé des étudiants de France (FSEF), qui en assume la responsabilité administrative et juridique. Il est issu d’un partenariat depuis sa création en 1996 par Michel Patris, professeur de psychiatrie, entre Université de Strasbourg, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS), Rectorat et FSEF. De ce partenariat émanent des moyens mis à disposition par l’Université (en locaux, temps administratif, temps de psychologues et temps de coordination) et par les HUS (temps médical et de direction mis à disposition), en sus d’un financement par l’Agence régionale de santé (ARS).

Ses moyens, qui avaient connu une évolution progressive entre sa création et avant la crise COVID, ont été significativement renforcés durant la crise sanitaire (presque immédiatement à partir du premier confinement), par des renforts temporaires de nos partenaires, par des appuis ponctuels complémentaires1 et par des renforts pérennes sur décision du MESRI2 et du PTSM3 .

L’activité principale du CAMUS consiste à offrir aux étudiants des consultations individuelles, auprès de psychologues et de psychiatres mais aussi d’assistantes sociales. Une attention toute particulière est portée sur l’accessibilité aux soins, grâce à des locaux intégrés aux services de santé universitaires, à proximité du campus universitaire principal (et avec deux nouvelles antennes secondaires pour se rapprocher des étudiants plus excentrés et pour faciliter l’accès aux étudiants en santé), et en offrant des consultations sans avance de frais. Discrétion, proximité et absence d’obstacle financier facilitent la démarche de consultation. Les consultations individuelles intègrent selon les besoins les complémentarités offertes par le réseau professionnel existant que nous entretenons sur le versant sanitaire et sur le versant universitaire.

En effet, les partenariats du CAMUS permettent un ancrage fort localement, une bonne compréhension des besoins en termes de santé psychique des étudiants et leur prise en compte, une connaissance réciproque et une collaboration étroite avec différents services : service de santé universitaire (SSU), Mission Handicap pour les aménagements d’études en cas de pathologie mentale, CROUS pour les questions sociales, Espace avenir (orientation stage emploi) pour les questions relatives aux parcours de formation, les différentes structures hospitalières dont le service des urgences psychiatriques, les services d’hospitalisation, la cellule d’urgence médicopsychologique (CUMP) des HUS, les centres médicopsychologiques (CMP) des hôpitaux psychiatriques du département, la maison des Adolescents (MDA), etc.

Ces interfaces permettent une orientation des étudiants vers le BAPU ou du BAPU vers d’autres structures de soins selon les besoins spécifiques à chaque étudiant.

Strasbourg est une importante ville étudiante comptant près de 65 000 étudiants en 2021. Parmi eux, 12 % viennent de l’étranger pour leurs études et 12 % sont des néo-bacheliers primo-arrivants en milieu étudiant. La vie universitaire s’organise autour d’un campus principal (le campus de l’Esplanade) et plusieurs campus plus excentrés.

En 2021, plus de 1900 étudiants ont été accueillis au CAMUS (ils étaient 1200 en 2019), soit 2,9 % des étudiants, grâce à des moyens renforcés en raison du contexte sanitaire lié à l’épidémie COVID-19 et à la prise en compte, au moins temporaire, de la dégradation de la santé psychique des étudiants. Le CAMUS a doublé son activité en 2021 par rapport à l’exercice 2019, et ce, en sus de dispositifs complémentaires existants (le dispositif santepsyetudiant a été fortement sollicité lui aussi, ainsi que les thérapeutes libéraux et hospitaliers). En effet, les conséquences de la crise se sont traduites par une explosion des demandes de consultations, avec jusqu’à 50 nouvelles demandes par semaine au 1er trimestre 2021.

3. Caractéristiques cliniques des étudiants

Les spécificités des besoins en santé des étudiants sont liées à la fréquente intrication des difficultés psychologiques ou psychiatriques, avec les difficultés sociales (la précarité, l’éloignement familial) et les difficultés pédagogiques et universitaires.

Les étudiants constituent une population jeune, dont les trois quarts ont entre 18 et 25 ans. La spécificité de leur clinique est liée à la transition entre adolescence et âge adulte. Les manifestations cliniques qu’ils présentent sont susceptibles d’être transitoires, mais elles s’avèrent souvent plus complexes s’il y a déjà eu des difficultés dans l’enfance et durant l’adolescence. Et cette tranche d’âge est la période de l’émergence des principales pathologies psychiatriques (telles que la schizophrénie, la bipolarité, les troubles des conduites alimentaires, les addictions notamment).

Cette population jeune adulte présente une plus grande réactivité à la société, à la culture, au contexte ambiant, d’où une résonance rapide avec ses manifestations psychopathologiques lors de la survenue d’événements individuels ou collectifs.

Enfin, parmi ces jeunes, et du fait de leurs études, certains présentent des besoins spécifiques, en particulier les étudiants en santé, mis en exergue par le rapport du Dr Donata Marra4 .

Il est donc nécessaire de développer des offres de soins pérennes et spécifiques à la population étudiante, d’une part, offre dans laquelle s’inscrivent les bureaux d’aide psychologique universitaires, et, d’autre part, d’anticiper les manifestations réactionnelles et l’émergence de besoins majorés en termes de consultations psychologiques ou psychiatriques quand surviennent des événements dans une logique de prévention en santé mentale.

4. Les étudiants du BAPU au cours de la pandémie COVID-19

Dans le contexte de la crise sanitaire consécutive à l’épidémie COVID-19, il a été nécessaire de s’adapter très rapidement du fait du caractère inédit et très rapide de la mise en place des mesures de confinement (fermeture des locaux universitaires et en conséquence fermeture matérielle des locaux du BAPU et mise en œuvre de modalités de consultations distancielles dans l’urgence, par voie téléphonique d’abord, puis par le déploiement de modalités de téléconsultations). L’évolution des besoins en santé mentale des étudiants a été manifeste très rapidement et les causes en sont multifactorielles. Outre la confrontation aux informations anxiogènes et l’isolement contraint, nous avons noté plus particulièrement :

  • majoration de la précarité financière (par la suspension de la plupart des jobs étudiants) ;

  • majoration des incertitudes portant sur les études, sur l’avenir ;

  • majoration des décrochages universitaires chez les étudiants présentant des troubles psychiques (particulièrement manifeste parmi les étudiants consultant en automne 2020 lors de la deuxième vague et de la nouvelle suspension des cours présentiels à l’université, par défaut de temps d’ancrage suffisant dans l’année universitaire notamment) ;

  • les syndromes anxiodépressifs ont été plus nombreux et plus intenses – les études sur la santé mentale des étudiants l’ont attesté – avec une tendance à la majoration du pessimisme et des idées noires ;

  • réactualisations de problématiques antérieures, réactualisations de traumatismes passés, en contexte de stress et de solitude (constatées dès les premières semaines critiques) ;

  • un an après le début de la crise, on constatait des majorations de certaines pathologies : troubles des conduites alimentaires, addictions… La fédération française d’anorexie-boulimie (FFAB) relevait une majoration de 30 % des demandes de consultations pour les TCA à l’échelle nationale ;

  • dans l’ensemble, on constatait une forte majoration des besoins en consultations.

5. Le BAPU comme acteur de dispositifs de prévention et de soins spécifiques

Outre l’activité principale de consultations individuelles, bien en amont de la crise sanitaire, le CAMUS avait développé des dispositifs de prévention et de soins spécifiques qui se sont avérés particulièrement adaptés face à la crise sanitaire et à ses effets.

5.1. Les étudiants relais

Le CAMUS a été à l’initiative de la création des étudiants relais dans les cités universitaires, qui existe depuis 2004, grâce à un partenariat avec le CROUS. Ce dispositif a été complété et étendu à partir de 2014 par un Réseau Étudiant Santé Campus Universitaire et Écoles RESCUE accessible à tous les étudiants de l’université et des grandes écoles, qui s’appuie sur un partenariat entre le CAMUS et le SSU.

Ces dispositifs des Étudiants Relais consistent à aller au-devant des étudiants dans une démarche d’information et de prévention, fondée sur une démarche d’aide par les pairs.

« Cette approche repose sur le fait qu’à certains moments de la vie, particulièrement dans la jeunesse, l’influence des pairs est plus grande que d’autres voies d’influence… [Elle vise à] corriger des informations fausses et stimuler des attitudes et des aptitudes positives vis-à-vis de la santé. C’est une approche alternative ou complémentaire aux stratégies traditionnelles d’éducation pour la santé5. »

Cette proposition s’inscrit donc dans une logique de prévention, dans une société où l’isolement touche davantage les étudiants rencontrant des difficultés. Ces étudiants relais participent à des messages et des actions de prévention, tels que la prévention des risques festifs et la prévention en santé mentale. Ils sont chargés d’aller au-devant des étudiants en difficulté, de prendre contact et de les orienter le cas échéant vers le réseau d’aide existant en facilitant le recours à la consultation. Ils reçoivent une formation initiale comportant une sensibilisation à la santé mentale et des informations sur les ressources existantes pour les démarches administratives, sur la vie universitaire et sur le réseau de soins sollicitables en cas de besoin. Ils sont suivis et supervisés tout au long de leur mission par une psychologue du CAMUS.

En 2020–2021, on comptait 16 étudiants relais dans les cités universitaires (deux par établissement le plus souvent) et 18 étudiants relais campus. Par mails, les prises de contact auprès des étudiants relais santé se sont envolées lors de la crise sanitaire avec un triplement de leur activité sur l’année 2020–2021 par rapport à la période précédant la crise sanitaire, en lien avec l’impact psychologique, social et pédagogique des mesures préconisées. Ce dispositif s’est montré particulièrement pertinent durant la crise sanitaire, et le partage de notre expérience a contribué à la déclinaison de tels dispositifs dans d’autres villes de France6 .

5.2. Un dispositif spécifique pour les troubles des conduites alimentaires

Le CAMUS a mis en œuvre à partir de 2014 le dispositif CATCAR (Camus troubles des conduites alimentaires et Restaurants universitaires) dédié aux personnes présentant des troubles alimentaires.

Il s’agit de proposer des consultations précoces, psychologiques, psychiatriques, somatiques et diététiques au sein du CAMUS, assorties le cas échéant à des repas thérapeutiques, dans un restaurant universitaire, sur le campus principal de Strasbourg. Ces repas thérapeutiques sont encadrés par une diététicienne ayant une formation spécifique, intervenant sur indication médicale.

Cette prise en soin s’inscrit ainsi dans le cadre d’un suivi pluridisciplinaire spécialisé et coordonné. Elle permet un accès aux soins au cœur de l’environnement des étudiants, en privilégiant et en favorisant le maintien dans les études. Elle permet d’aller au-devant des étudiants fragilisés qui ne feraient pas aisément la démarche et permet de commencer des soins précocement. Elle constitue une véritable alternative aux soins hospitaliers existants, en permettant de renforcer des soins ambulatoires de première intention ou en ouvrant des perspectives de relais ambulatoires adaptés en post-hospitalisation. Elle favorise la réinsertion dans les études après une hospitalisation (souvent longue) qui avait interrompu la scolarité et induit une exclusion du milieu étudiant.

Le dispositif CATCAR a été instauré comme un maillon complémentaire dans le réseau de soins, articulé, d’une part, avec le réseau de professionnels hospitaliers et, d’autre part, avec le réseau de professionnels libéraux. Soixante étudiants par année en bénéficient.

Le contexte extraordinaire lié à l’épidémie COVID-19 et aux mesures prises dans le contexte de la crise sanitaire a été conséquent sur le dispositif CATCAR. En effet, toutes les activités présentielles au CAMUS ont été interrompues subitement dès le 16 mars 2020, et des dispositifs de consultations à distance (téléphoniques ou par visio) ont été mis en œuvre très rapidement par tous les professionnels. Malgré les précautions prises pour préserver les liens thérapeutiques, certains étudiants ont été perdus de vue. En revanche, la proposition par le CAMUS d’assurer des consultations à distance le temps du confinement et du post-confinement a permis à de nouveaux contacts de s’établir. Et devant la majoration des troubles des conduites alimentaire constatés depuis la crise sanitaire7 , ce dispositif se montre pertinent pour compléter et diversifier les offres de soins spécifiques.

5.3. La coordination CAMUS-SSU-CUMP face aux situations aiguës à caractère potentiellement traumatique

Plusieurs circonstances antérieures à la crise sanitaire ont nécessité que le CAMUS, le SSU et la CUMP (Cellule d’urgences médicopsychologiques des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg) se coordonnent dans un délai extrêmement bref afin de répondre de la manière la plus adaptée à des situations critiques, aiguës, touchant un certain nombre de personnes, et à caractère potentiellement traumatique. Cela s’est avéré nécessaire du fait de suicides d’étudiants, puis lors de circonstances exceptionnelles, lorsque des étudiants strasbourgeois ont été impactés par les attentats au Bataclan en novembre 2015, puis en plus grand nombre par les attentats à Strasbourg en décembre 2018.

Ces événements ont débouché sur d’étroites collaborations et l’élaboration d’une fiche récapitulative de la conduite à tenir en situation aiguë. Cette fiche est destinée aux responsables de l’Université où elle a été présentée et diffusée jusqu’auprès des équipes pédagogiques, et aux intervenants du CAMUS et du SSU.

Depuis lors, cette collaboration avec la CUMP est sollicitée plusieurs fois chaque année.

Cette collaboration CUMP CAMUS SSU s’avère particulièrement adaptée au milieu universitaire strasbourgeois ; elle s’est avérée efficiente et répond de manière particulièrement pertinente aux besoins aigus des étudiants et des équipes pédagogiques les encadrant, en cas de nécessité d’intervention immédiate dans les heures et premiers jours. De plus, des psychologues du CAMUS se forment aux premières prises en charge en cas de survenue d’événement à caractère psychotraumatique. Cela nous permet d’assurer une complémentarité de réponses selon la temporalité de chaque structure : la CUMP est mobilisée dans l’immédiat et organise les relais et complémentarités. Le CAMUS n’est pas une structure adaptée pour la gestion des situations d’urgence, mais peut intervenir en relais, en semi-différé.

De manière générale, forts de ces expériences d’accompagnement en période aiguë par suite de la survenue d’un événement, le CAMUS se met en position d’accueillir prioritairement les jeunes impactés par un événement s’ils en font la demande ou s’ils sont orientés vers le CAMUS par un professionnel du milieu universitaire repérant un étudiant en difficulté. Ce positionnement a une double vertu : elle nous permet d’intervenir le plus précocement en cas de nécessité et elle nous permet de délivrer un message d’attention et d’accueil respectant la temporalité psychique propre à chacun et ayant bien souvent un effet de soutien et d’apaisement indirect sur le cercle des équipes pédagogiques et des responsables administratifs se chargeant bien souvent de veiller, voire d’intervenir, pour le bien-être psychique des étudiants. La majoration des situations de détresse psychique des étudiants fortement documentée durant la crise sanitaire a itérativement confirmé la pertinence de tels dispositifs.

6. Conclusion

Avec vingt-cinq ans d’existence du BAPU de Strasbourg, la clinique des étudiants lors de la crise sanitaire liée à l’épidémie de COVID-19 a confirmé les spécificités des besoins de la population des jeunes étudiants en matière de prévention et d’accès aux soins.

Depuis lors, les effets de la crise sanitaire sur la santé psychique des étudiants se conjuguent aux crises suivantes, irruption de la guerre en Ukraine en février 2022, conséquences économiques péjoratives, crise énergétique, se cumulant avec l’éco-anxiété liée au discours de fond sur le péril écologique… La place du BAPU CAMUS dans le réseau de soins est incontestable et incontestée… sauf concernant la poursuite des financements temporaires. D’une crise à l’autre, comment faire pour continuer à se construire ?

7. Discussion avec l’auditoire

M. Botbol – Il me semble que ce qui vous importe serait donc que ces étudiants zélés soient plus des pairs aidants que des pairs experts, n’est-ce pas ?

D. Tesu-Rollier – Quel est le pourcentage des passages à l’acte suicidaire chez les 18–19 ans ? Cette tranche d’âge est-elle plus impactée par ce trouble de la sphère psychopathologique qu’est la dépression majeure ? Quelles études font les étudiants relais ? Sont-ils plus inscrits en médecine ou en psychologie ou sont-ils pairs aidants ?

S. Sanchez – Quelle est la nature de leur soin psychologique et quelle est leur durée ?

Réponse de M. Riegert – Les étudiants relais proposent effectivement une aide par les pairs. Ils sont recrutés en début d’année universitaire, en faisant en sorte qu’il puisse y avoir des étudiants relais dans les principales filières d’études et en veillant à leur répartition sur les différents campus de la ville, ainsi qu’à l’aisance qu’ils ont pour l’une ou l’autre langue étrangère pour faciliter les échanges avec les étudiants étrangers. Nous les retenons en fonction de leurs expériences antérieures de vie sociale ou de bénévolat, de leur altruisme et de la bonne compréhension qu’ils ont de leur mission.

Après un temps d’accueil et de premières consultations, les étudiants peuvent être orientés soit vers une structure adéquate pour leurs soins, soit vers un psychiatre ou psychologue libéral, soit être suivis au sein du CAMUS auprès d’un psychologue et/ou d’un psychiatre pour une durée qui bien souvent ne peut pas être définie d’avance.

Déclaration de liens d’intérêts

L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

Footnotes

1

Financés par la Contribution Vie Étudiante, l’Eurométropole de Strasbourg et la Communauté Européenne d’Alsace.

2

En septembre 2021, création d’1 ETP psychologue mis à disposition du CAMUS par le département d’allocation de moyen de la DGESIP (Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle) sur décision du MESRI (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche).

3

Projet territorial de santé mentale du Bas-Rhin soutenant la création d’un 0,5 ETP de psychiatre.

4

Rapport du Dr Donata Marra sur la Qualité de vie des étudiants en santé – ministère de la Santé et de la Prévention. Disponible sur : https://solidarites-sante.gouv.fr/ministere/documentation-et-publications-officielles/rapports/sante/article/rapport-du-dr-donata-marra-sur-la-qualite-de-vie-des-etudiants-en-sante.

5

Glossaire de la banque de données en Santé publique.

6

Présentation de Rescue aux journées nationales des MDA à Strasbourg en 2016.

7

La FFAB relève une majoration de 30 % des demandes de consultations pour TCA à l’échelle nationale, www.ffab.fr.


Articles from Annales Medico-Psychologiques are provided here courtesy of Elsevier

RESOURCES