Skip to main content
CMAJ : Canadian Medical Association Journal logoLink to CMAJ : Canadian Medical Association Journal
. 2024 Nov 25;196(40):E1355–E1356. [Article in French] doi: 10.1503/cmaj.240213-f

Syndrome d’hyperstimulation ovarienne

Hans Rosenberg 1,, Sohil Rangwala 1, Bryden Magee 1
PMCID: PMC11588398  PMID: 39586602

Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne survient presque exclusivement après la stimulation ovarienne utilisée pour la fécondation in vitro (FIV)

L’hyperstimulation des ovaires peut déclencher la libération de peptides vasoactifs qui causent une perméabilité vasculaire propice à l’hypovolémie, à la formation d’ascites et à des épanchements pleuraux. L’hémoconcentration qui en résulte accroît le risque de thromboembolie veineuse et d’atteinte aux organes cibles1.

Un léger syndrome d’hyperstimulation ovarienne accompagne 20 %–33 % des cycles de FIV, mais les cas graves sont rares (< 1 %)2

Plus de 20 000 cycles de FIV sont effectués annuellement au Canada3. La plupart des cliniques de fertilité gèrent les cas légers et modérés en milieu ambulatoire. Les facteurs de risque à l’égard du syndrome d’hyperstimulation ovarienne grave incluent l’âge de moins de 30 ans, un syndrome des ovaires polykystiques, le prélèvement d’un nombre élevé d’ovules (> 20) et une FIV suivie d’un transfert d’embryons frais donnant lieu à une grossesse4.

Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne peut se manifester tôt (< 1 sem) ou plus tard (≥ 1–2 sem) après le prélèvement des ovules

Les personnes présentent le plus souvent des douleurs et une distension abdominales. Parmi les autres symptômes, mentionnons nausées et vomissements, essoufflement et réduction du débit urinaire1. Les cas plus graves peuvent s’accompagner de déséquilibres électrolytiques, d’épanchements pleuraux ou de thromboembolie veineuse. La présence de fièvre ou de péritonite élargit le diagnostic différentiel qui englobe alors l’hémorragie ou la torsion ovarienne, la pelvipéritonite ou une perforation intestinale.

Les épreuves diagnostiques devraient inclure des analyses sanguines et une échographie

L’échographie transabdominale et transvaginale permet d’évaluer le volume ovarien et de mesurer les ascites4. Les analyses de laboratoire devraient servir à mesurer le taux sérique de gonadotrophine chorionique humaine pour permettre une interprétation clinique appropriée et débusquer une hausse de l’hématocrite, une leucocytose, des anomalies électrolytiques, l’hypoprotéinurie ou un ralentissement de la fonction rénale.

La prise en charge du syndrome d’hyperstimulation ovarienne grave repose sur des mesures de soutien et inclut habituellement le rétablissement de la volémie, la paracentèse et la thromboprophylaxie

Il est vital d’impliquer rapidement des spécialistes de l’endocrinologie reproductive et de l’infertilité. Des solutions cristalloïdes et la paracentèse sont les traitements de soutien de première intention pour corriger l’hémoconcentration et drainer les ascites, respectivement. L’administration prophylactique d’une héparine de bas poids moléculaire devrait commencer sans tarder étant donné l’état d’hypercoagulabilité des personnes affectées5.

Voir la version anglaise de l’article ici : www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.240213

Footnotes

Intérêts concurrents : Hans Rosenberg déclare avoir reçu une rémunération de l’Association canadienne de protection médicale pour son rôle en tant qu’expert médicolégal et du soutien pour ses déplacements de l’organisation Canadian Women in Medicine. Bryden Magee déclare avoir reçu une rémunération de la société BioSyent en tant que membre d’un comité consultatif. Aucun autre intérêt concurrent n’a été déclaré.

Cet article a été révisé par des pairs.

Traduction et révision : Équipe Francophonie de l’Association médicale canadienne

Références

  • 1.Timmons D, Montrief T, Koyfman A, et al. Ovarian hyperstimulation syndrome: a review for emergency clinicians. Am J Emerg Med 2019;37:1577–84. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
  • 2.Shmorgun D, Claman P. No. 268: The diagnosis and management of ovarian hyperstimulation syndrome. J Obstet Gynaecol Can 2017;39:e479–86. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
  • 3.Canadian Assisted Reproductive Technologies Register Plus (CARTR Plus). Canadian Fertility and Andrology Society. Toronto, Ontario, 65e réunion annuelle; les 20–23 sept. 2023. [Google Scholar]
  • 4.Practice Committee of the American Society for Reproductive Medicine; Practice Committee of the American Society for Reproductive Medicine. Prevention and treatment of moderate and severe ovarian hyperstimulation syndrome: a guideline. Fertil Steril 2016;106:1634–47. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]
  • 5.Petrenko AP, Castelo-Branco C, Marshalov DV, et al. Assessing the usefulness of severity markers in women with ovarian hyperstimulation syndrome. Reprod Sci 2021;28:1041–8. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]

Articles from CMAJ : Canadian Medical Association Journal are provided here courtesy of Canadian Medical Association

RESOURCES