Points clés
L’activité physique est un facteur de risque modifiable pour plus de 30 affections chroniques touchant les personnes âgées; la pratique de 150 minutes par semaine d’activité physique modérée peut réduire la mortalité toutes causes confondues de 31 %, comparativement à l’absence d’activité physique.
L’activité physique est l’une des principales façons de préserver ou d’améliorer l’autonomie fonctionnelle, notamment chez les personnes âgées fragiles ou exposées à un risque accru de chute.
Un niveau élevé d’activité physique chez les personnes aînées est associé à une amélioration de la fonction cognitive, de la santé mentale et de la qualité de vie.
L’âge, la fragilité ou les déficiences fonctionnelles, au lieu d’être considérés comme des contre-indications absolues à l’activité physique, devraient plutôt motiver sa prescription, compte tenu des bienfaits des interventions en matière d’activité physique chez les personnes âgées.
Il est fort probable que le Canada deviendra un pays extrêmement âgé en 2025, alors qu’au moins 20 % de sa population sera âgée de 65 ans et plus. En outre, au cours des 2 prochaines décennies, on prévoit que le nombre de personnes âgées de 85 ans et plus au Canada triplera1. Les personnes qui atteignent l’âge de 65 ans peuvent s’attendre à vivre en moyenne encore 20 ans. Toutefois, les gains d’espérance de vie n’ont pas coïncidé avec une “compression de la morbidité,” c’est-à-dire que ces années supplémentaires ne sont pas principalement vécues en bonne santé2. Au moins le tiers des personnes âgées aux pays, et près de la moitié de celles de 85 ans et plus, sont aux prises avec au moins 2 problèmes de santé chroniques3.
L’activité physique est un facteur de risque modifiable pour plus de 30 maladies chroniques touchant les personnes âgées (notamment les coronaropathies, l’insuffisance cardiaque, le diabète mellitus de type 2, la maladie pulmonaire obstructive chronique, l’ostéoporose, la dépression, la démence et le cancer); la pratique régulière de l’activité physique peut prévenir ces affections ou en réduire la gravité, en plus d’améliorer l’autonomie fonctionnelle4. L’activité physique peut servir de complément à un traitement ou, dans certains cas, permettre d’éviter le recours aux médicaments ou à la chirurgie4, réduisant par le fait même la polypharmacie5. À l’échelle du système de santé, encourager la pratique de l’activité physique chez les personnes aînées pourrait réduire considérablement les coûts associés au traitement des maladies évitables6. Pourtant, l’activité physique n’est pas suffisamment prescrite7, et plus de 80 % des adultes ne suivent pas les recommandations des Directives canadiennes en matière d’activité physique8.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande aux personnes aînées de pratiquer de 150–300 minutes d’activité physique modérée à intense par semaine, ainsi que des exercices de résistance (force) 2 fois par semaine et des exercices à composantes multiples axés sur l’équilibre 3 fois par semaine9. En 2015, une revue systématique a révélé que des durées d’activités physiques moindres — entre 83 et 166 minutes d’activités modérées par semaine — suffisent pour réduire de 22 % les risques de morbidité et de mortalité chez les personnes âgées10.
Dans le présent article, nous passons en revue les données probantes sur les bienfaits de l’activité physique pour la santé des personnes aînées (encadré 1) et expliquons la bonne manière et le bon moment d’aborder l’activité physique avec la patientèle, ainsi que les outils permettant de rendre systématique et utile la prescription d’exercice. Les définitions des termes figurent dans le tableau 1.
Encadré 1 : Données probantes employées dans la présente revue .
Nous avons effectué des recherches dans les bases de données MEDLINE, Embase et SPORTDiscus, en utilisant des mots-clés associés à divers troubles et événement indésirables (« cardiovascular disease », « cancer », « diabetes mellitus », « falls », « depression », « mental health », « frailty » [maladies cardiovasculaires, cancer, diabète sucré, chutes, dépression, santé mentale, fragilité]), en association avec des mots-clés liés aux personnes âgées (« older adults », « elderly », « geriatric » [personnes âgées, aînés, gériatrique]) et à l’activité physique (« physical activity », « exercise », « fitness » [activité physique, exercice, conditionnement physique]). Deux relecteurs ont évalué les résultats des recherches. De ceux-ci, nous avons inclus seulement les méta-analyses et les revues systématiques.
Tableau 1 :
Définitions des termes selon la Société canadienne de physiologie de l’exercice11
| Terme | Définition |
|---|---|
| Activité physique | Tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui entraîne une augmentation de la dépense énergétique et qui fait augmenter la fréquence cardiaque et le rythme respiratoire |
| Activité physique de renforcement musculaire | Activité physique qui augmente la force musculaire utilisant le poids du corps, des bandes élastiques, des machines ou des poids libres |
| Activités physiques de type aérobie | Activités dynamiques impliquant les grands groupes musculaires et entraînant une augmentation importante de la fréquence cardiaque et de la dépense énergétique |
| Entraînement de l’équilibre | Exercices conçus pour améliorer la capacité à résister aux contraintes de balancement postural ou aux stimulations déstabilisantes |
| Exercice physique | Activité physique planifiée, structurée et répétitive ayant pour but d’améliorer ou de maintenir une ou plusieurs composantes de la capacité physique |
Comment l’activité physique influence-t-elle la santé des personnes âgées?
La figure 1 résume les effets de l’activité physique chez les personnes âgées.
Figure 1 :
Bienfaits de l’activité physique chez les personnes âgées.
Longévité
Le lien entre l’activité physique, la mortalité et la morbidité est bien établi. En 2023, une méta-analyse de vastes études prospectives examinant la relation dose–réponse a montré que des niveaux d’activité physique modérée équivalents aux 150 minutes recommandées par semaine entraînaient une réduction de la mortalité toutes causes confondues de 31 %, par rapport à l’absence d’activité physique12. Les auteurs ont utilisé l’équivalent métabolique (MET), soit le rapport entre le taux métabolique à l’effort et le taux métabolique au repos. Un MET correspond à l’énergie nécessaire pour maintenir une posture assise calme. Une revue systématique et méta-analyse réalisée en 2019 a montré que, chez les adultes d’âge moyen et les personnes âgées (≥ 40 ans), des niveaux totaux élevés d’activité physique étaient liés à une réduction du risque de décès de manière proportionnelle à la dose, de sorte que les premier, deuxième et troisième quartiles les plus actifs étaient associés à des rapports de risque de 0,47, 0,35 et 0,28, respectivement, comparativement au quartile le moins actif13. En 2019, une vaste étude observationnelle a révélé que l’exercice contre résistance est également associé à une réduction de la mortalité, indépendamment du niveau d’exercice aérobique14. Selon 2 méta-analyses publiées en 2022, la pratique d’exercices de résistance 60 minutes par semaine est associée à une réduction de 27 % du risque de mortalité toutes causes confondues15, et que la pratique d’exercices de raffermissement musculaire de 30–60 minutes par semaine est associée à une réduction de 10 %–20 % de ce même risque16.
La capacité cardiorespiratoire et la capacité maximale à l’effort sont associées à la mortalité. La capacité maximale à l’effort est un meilleur indicateur du risque de décès que les facteurs de risque cardiovasculaire établis, tels que le tabagisme, l’hypertension et le diabète mellitus17. Une étude portant sur la capacité cardiorespiratoire des personnes âgées a montré des réductions proportionnelles à la dose de la mortalité dans tous les groupes d’âge (y compris des personnes âgées de 60–69 ans, de 70–79 ans et de 80–95 ans)18. L’étude a aussi permis de constater une amélioration substantielle (environ 16 %) de la VO2 max (la consommation maximale d’oxygène d’une personne, un important indicateur de mortalité19) chez les personnes aînées, après aussi peu que 90 minutes d’exercices d’intensité sous-maximale par semaine pendant 16–20 semaines20.
La force est également associée à une réduction de la mortalité toutes causes confondues chez les personnes âgées. Une revue systématique et méta-analyse datant de 2022 a mis en évidence une relation linéaire inverse entre la force de préhension et la mortalité toutes causes confondues jusqu’à des seuils différents selon le sexe (42 kg pour les hommes, 25 kg pour les femmes) chez les aînés21. Les auteurs d’une revue systématique et méta-analyse réalisée en 2018 ont constaté que la force de préhension et la force d’extension du genou étaient des facteurs prédictifs de la mortalité toutes causes confondues chez les adultes, la plupart des études portant sur des personnes âgées de plus de 65 ans22.
Autonomie fonctionnelle
L’autonomie fonctionnelle, c’est-à-dire la capacité d’une personne à accomplir ses activités de la vie quotidienne, englobe la cognition, l’appartenance sociale et la qualité de vie. L’activité physique est une des meilleures manières de préserver ou d’améliorer l’autonomie fonctionnelle, y compris chez les personnes âgées fragiles ou considérées comme à risque accru de chute23. L’activité physique et la musculation améliorent la force musculaire et la mobilité globale et préviennent la fragilité24,25. En 2012, une méta-analyse portant sur des personnes âgées fragiles a montré que l’activité physique peut améliorer la vitesse de marche, l’équilibre et la réalisation des activités de la vie quotidienne26. Selon une revue systématique publiée en 2015, la danse peut également améliorer la force et l’endurance musculaire, l’équilibre et d’autres aspects de la condition physique fonctionnelle chez les personnes âgées en bonne santé27.
Prévention des chutes
Une enquête menée en 2014 auprès de personnes âgées aux États-Unis a révélé que 1 personne sur 3 déclarait être tombée au cours d’une année donnée28. Les chutes peuvent entraîner une restriction des activités, des blessures graves, une hospitalisation et la mort. Une revue systématique et méta-analyse réalisée en 2016 a montré que les interventions en matière d’exercice et d’activité physique chez les personnes âgées réduisent les chutes de 21 %29, et une méta-analyse d’essais contrôlés randomisés (ECR) publiée en 2021 a révélé que les programmes recommandant la pratique d’exercices intégrés plus de 5 fois par semaine pendant plus de 32 semaines étaient les plus efficaces pour réduire le risque de chute30. La prévention repose sur l’amélioration de la force musculaire, de la densité osseuse et, surtout, de l’équilibre et de la coordination.
En 2019, une méta-analyse a établi que l’exercice peut prévenir les chutes et les fractures associées chez les personnes âgées atteintes de maladies cardiométaboliques et neurologiques31, et une revue systématique d’ERC publiée en 2022 a montré que les interventions fondées sur l’activité physique amélioraient la stabilité posturale de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer32. Cependant, 2 méta-analyses de 2021 portant sur des études sur des interventions fondées sur l’exercice chez des personnes âgées résidant dans la communauté et aux prises avec des troubles cognitifs légers à modérés ont fait état d’effets moins explicites33,34.
En ce qui concerne l’étude d’exercices en particulier, une méta-analyse réalisée en 2021 a montré que la pratique de la méthode Pilates chez les personnes âgées améliore modérément l’équilibre, la force, la souplesse et la fonctionnalité. Elle a également mis en évidence un important effet combiné sur la réduction du risque de chutes (taille de l’effet 0,90, intervalle de confiance [IC] à 95 % 0,41–1,38)35. La méthode Pilates et d’autres exercices de renforcement du tronc peuvent facilement s’effectuer en cours de groupe ou privés, et ce, même lorsque l’espace et le matériel sont limités.
Pour les personnes exposées à un risque de chute élevé, les prestataires de soins peuvent envisager de recommander, après une évaluation approfondie des risques, un programme d’exercices personnalisé à progression très graduelle36. La marche rapide peut être contre-indiquée pour les personnes exposées à un risque de chute élevé. En 2021, une revue systématique a montré que l’entraînement fractionné de haute intensité est généralement sûr (p. ex., sur un vélo ergomètre) et bien toléré pour la prévention des chutes, mais qu’il peut causer une instabilité temporaire, surtout après la première séance37. Une revue systématique de 2008 a révélé que le tai-chi est efficace pour réduire les taux de chutes et atténuer la peur de tomber38. Les interventions d’entraînement à composantes multiples (aérobie, musculation, équilibre) sont également efficaces dans les établissements de soins de longue durée39.
Santé osseuse et articulaire
L’exercice physique est bénéfique pour la santé articulaire des personnes aînées. Au Canada, 1 adulte sur 5 et presque la moitié des adultes âgés de plus de 65 ans sont atteints d’arthrite40. La pathogenèse de l’arthrose n’a pas encore été entièrement élucidée. L’activité physique était auparavant considérée comme la principale cause de la dégénérescence articulaire (surutilisation des articulations). En 2018, une revue résumant des données sur l’épidémiologie et les facteurs de risque de l’arthrose a toutefois conclu que des facteurs multiples contribuaient à son développement, notamment l’inflammation, les blessures traumatiques et la santé métabolique. Bien que des niveaux très élevés d’activité physique soient susceptibles d’accroître le risque d’arthrose, ce n’est pas le cas pour l’activité physique modérée41. Faire régulièrement de l’exercice est un élément important de la prise en charge visant à réduire la douleur et à améliorer la capacité physique fonctionnelle.
L’activité physique a également des effets protecteurs sur la santé osseuse. Pour prévenir l’ostéopénie, il pourrait être efficace de combiner la musculation, les exercices aérobiques (à haute intensité, avec mise en charge, ou les deux) et les vibrations transmises au corps entier, seules ou en association avec l’exercice42. L’activité physique, la nutrition et la pharmacothérapie sont au cœur de la stratégie de prise en charge pour la prévention des fractures; les interventions doivent être adaptées à chaque personne43. L’évaluation de la densité minérale osseuse doit être réalisée conformément aux lignes directrices en matière de dépistage de l’ostéoporose.
Cognition
En 2020, 597 300 personnes vivaient avec une forme de démence au Canada; elles seront près de 1 million en 2030 et de 1,7 million en 205044. L’activité physique améliore la fonction cognitive par divers mécanismes potentiels, notamment grâce à son action sur les voies de signalisation des facteurs de croissance et des hormones du stress, la réduction des cytokines inflammatoires et l’amélioration de la santé cérébrovasculaire45.
Une analyse de 14 études longitudinales sur le vieillissement publiée en 2021 a montré que, comparativement à un faible niveau d’activité physique, un niveau d’activité physique élevé chez les personnes âgées était associé à une réduction du risque que les troubles cognitifs légers et la démence légère évoluent vers une démence grave, ainsi qu’à une augmentation du taux de régression vers des formes plus légères chez les personnes atteintes de troubles cognitifs graves46. L’activité physique pourrait avoir un effet protecteur contre la démence, y compris la maladie d’Alzheimer47, mais les données sont partagées en ce qui concerne l’ampleur de l’effet48. Les interventions fondées sur le yoga peuvent améliorer la cognition chez les personnes âgées en bonne santé49, mais il y a peu d’études à ce sujet. Une méta-analyse de 2023 a conclu que, chez les personnes âgées atteintes de troubles cognitifs légers, les exercices aérobiques étaient les plus efficaces pour améliorer la fonction cognitive (taille de l’effet 0,79, IC à 95 % 0,35–1,23), suivis de la musculation (taille de l’effet 0,67, IC à 95 % 0,22–1,12), tandis que les exercices neuromoteurs (tai-chi, Qi gong) (taille de l’effet 0,57, IC à 95 % 0,06–1,19) et les exercices à composantes multiples (taille de l’effet 0,37, IC à 95 % 0,18–0,92) n’étaient pas aussi efficaces50. Une revue systématique et méta-analyse réalisée en 2021 a montré que les interventions fondées sur les jeux vidéo actifs (activités physiques médiées par la technologie, telles que Wii Sports et la réalité virtuelle) ont également été associées à des améliorations de la cognition chez les personnes âgées51.
Pour les personnes vivant avec des comorbidités, des troubles cognitifs ou de la fragilité, les interventions fondées sur l’activité physique, y compris les exercices en position assise, peuvent également avoir des bienfaits cognitifs50,51. Les exercices se sont avérés particulièrement efficaces chez les personnes âgées atteintes à la fois de troubles cognitifs et de dépression52. Il est important de tenir compte de la gravité des troubles cognitifs afin de choisir des modalités d’exercice, une intensité et une durée appropriées, et de déterminer si une supervision est nécessaire53.
Santé mentale
L’activité physique régulière peut avoir un effet positif sur la santé mentale globale et l’humeur des personnes âgées, en particulier sur les symptômes dépressifs54,55. Cela s’explique notamment par une réduction de la solitude lorsque l’activité est pratiquée avec d’autres personnes, ainsi que par la libération d’endorphines45,56. Une revue systématique de 2022 a montré que la pratique d’un jeu vidéo actif atténue les symptômes dépressifs. La pratique d’une telle activité pendant 6–12 semaines a été associée à des améliorations de l’humeur, de l’estime de soi et de l’affect, ainsi qu’à une réduction de l’anxiété et de la dépression57.
En ce qui concerne les personnes âgées vivant dans des établissements de soins de longue durée, un essai contrôlé randomisé et une méta-analyse de 2022 ont montré que des activités comme le yoga et l’activité fonctionnelle accompagnés d’objectifs individuels ainsi que les exercices de musculation sur chaise sont associés à une réduction de la dépression et de l’anxiété58,59,60. Les exercices de musculation et d’aérobie sont efficaces, particulièrement lorsqu’ils sont combinés53. Le choix du mode d’exercice par la personne elle-même améliorera probablement l’adhésion60. Il convient d’être prudent avec les personnes présentant une insuffisance pondérale et un trouble alimentaire diagnostiqué61.
Qualité de vie
Des revues systématiques et méta-analyses récentes ont révélé que l’activité physique et l’exercice sont associés à des améliorations de la qualité de vie globale chez les personnes âgées62, notamment celles atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de dépression63,64. Une des études a montré que la marche nordique, également appelée « marche avec bâtons », améliore davantage la qualité de vie que les exercices de musculation65. Deux méta-analyses de 2021 ont mis en évidence que les parcs d’exercice en plein air et les sports aquatiques avaient un effet positif sur la qualité de vie, l’humeur, l’anxiété et d’autres paramètres neuropsychologiques des personnes âgées66,67. On a aussi constaté que le tai-chi était associé à un effet positif important sur la qualité de vie des personnes âgées68.
Comment prescrire l’activité physique aux personnes âgées?
Durée, intensité et type
L’Organisation mondiale de la Santé recommande à tous les adultes de pratiquer 150–300 minutes d’activité physique d’intensité modérée à élevée par semaine, pourvu que leurs affections chroniques soient stables et qu’ils et elles soient en bonne santé physique9. Il est important d’encourager les personnes âgées à suivre ces recommandations, mais nombre d’entre elles ne seront peut-être pas en mesure de le faire, en particulier celles atteintes d’affections chroniques ou de déficiences physiques, ou qui sont sédentaires; on devrait plutôt encourager ces personnes à progresser graduellement vers le niveau d’activité physique recommandé par l’OMS (annexe 1, accessible en anglais au www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.231336/tab-related-content).
Un objectif hebdomadaire de 150–300 minutes d’activité physique aérobique d’intensité modérée ou de 75–150 minutes d’intensité élevée devrait être suggéré à toutes les personnes en fonction de leur tolérance, à l’exception de celles atteintes d’hypertension, pour lesquelles une intensité modérée est plus appropriée qu’une intensité élevée. Le choix des modalités de l’activité physique peut dépendre de l’évaluation du risque et des préférences de la personne. Une activité physique est qualifiée de modérée lorsqu’une personne évalue l’effort fourni à 5 ou 6 sur une échelle de 0–1069 ou lorsque sa fréquence cardiaque atteint 64 %–76 % de sa fréquence maximale70. Une activité physique d’intensité élevée est évaluée à 7 ou 8 sur l’échelle d’effort ou entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque à 95 % de la fréquence maximale d’une personne70.
On doit suggérer des exercices de musculation pour tous les principaux groupes musculaires, 2 fois par semaine, selon la tolérance. L’entraînement musculaire doit être adapté en fonction des facteurs personnels et de l’équipement disponible (bandes de résistance, machines, poids libres, poids corporel). Les recommandations générales préconisent 2 ou 3 séries de 1 ou 2 exercices par grand groupe musculaire, en effectuant 5–8 répétitions ou en atteignant des intensités de 50 %–80 % du maximum à 1 répétition. L’entraînement devrait être planifié 2 fois par semaine et respecter le principe de la progression graduelle7.
Stratégies
L’Organisation mondiale de la Santé a élaboré un cadre en 5 étapes (les « 5A ») pour la promotion de l’activité physique9. En bref, il est question d’évaluer le niveau d’activité physique actuel de la personne ainsi que les risques et les contre-indications; de conseiller la personne sur les particularités de l’activité physique (volume, type, etc.) et sur la réduction des comportements sédentaires; de définir un objectif fondé sur les préférences de la personne; de proposer des stratégies de soutien (solutions aux obstacles courants à l’activité physique, tels que le manque de temps et les coûts); et d’organiser une visite de suivi afin d’effectuer une réévaluation. En tant que complément au cadre des 5A, un guide pour la mise en œuvre d’interventions visant les facteurs de risque des maladies non transmissibles71 fournit une trousse pour la promotion de l’activité physique aux personnes âgées9.
Les programmes d’exercice à domicile ont l’avantage d’être personnalisables et de convenir aux personnes incapables de participer à des cours de groupe ou qui hésitent à le faire, bien que de tels cours offrent plus d’occasions de supervision et de socialisation7. La promotion de la mobilité et de l’activité physique demeure particulièrement importante dans les établissements de soins de longue durée, où nombre de résidents et résidentes vivent avec une démence ou un certain degré de déclin fonctionnel. En vertu de la norme nationale canadienne sur les services de soins de longue durée, il est recommandé que ces établissements soient pourvus d’un espace destiné aux activités de groupe, notamment aux programmes de mobilité et aux cours de conditionnement physique, d’un accès à la nature et aux activités de plein air, et qu’ils permettent aux personnes résidentes de réaliser des activités quotidiennes utiles contribuant à satisfaire leurs besoins physiques72.
En complément à l’exercice aérobique, l’entraînement musculaire progressif améliore la force musculaire et les capacités fonctionnelles des personnes âgées vivant dans des établissements de soins de longue durée, y compris celles atteintes de maladies chroniques, sédentaires ou présentant une déficience fonctionnelle73. L’augmentation du temps accordé à l’activité physique de loisir ou à la marche peut améliorer les capacités physiques et la composition corporelle des personnes âgées fragiles vivant dans des établissements de soins de longue durée74.
En 2024, un essai contrôlé randomisé75 a montré que l’utilisation de stratégies interpersonnelles de changement du comportement (p. ex., discuter de l’activité physique avec des pairs) était efficace pour accroître les niveaux d’activité physique chez les personnes âgées, et ce, 1 semaine, 6 mois et 12 mois après l’intervention, en comparaison avec les techniques intrapersonnelles (p. ex., l’établissement d’objectifs personnels et l’auto-évaluation) et à des groupes témoins. Ainsi, l’intégration de stratégies interpersonnelles dans la prescription d’exercices pourrait constituer un outil efficace pour améliorer l’observance. Une consultation en physiothérapie, avec un ou une spécialiste de l’exercice ou d’autres prestataires de soins, pourrait permettre de guider les personnes âgées qui ne sont pas habituées à faire de l’exercice7.
Les médecins et les autres prestataires de soins se heurtent à des obstacles les empêchant de prescrire l’activité physique, notamment des contraintes de temps, une formation insuffisante et un manque de conviction que la patientèle suivra les conseils7. Considérer l’activité physique comme un signe vital à suivre au fil du temps, ou encore utiliser des outils de télésanté lors des visites de routine pourrait permettre de lever ces obstacles. Il existe de nombreuses initiatives visant à mieux former les médecins en devenir à la prescription de l’activité physique76–79.
Risques et effets indésirables
Malgré tous les bienfaits qu’elle procure, l’activité physique peut, dans certains cas, accroître le risque de blessure ou entraver la prise en charge d’une maladie chronique. Inspiré du Questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique80, un outil d’auto-dépistage, le tableau 2 résume quelques facteurs généraux à prendre en compte chez les personnes âgées présentant des problèmes de santé particuliers. Les restrictions du volume d’exercices chez les personnes âgées dépendent des pathologies individuelles, des comorbidités et de la capacité physique4. Les personnes âgées sédentaires, mais en bonne santé, peuvent progressivement s’efforcer d’atteindre les niveaux d’activité recommandés par l’OMS. Les personnes présentant des métastases osseuses ou une faible densité osseuse courent un risque accru de fractures81,82, ce qui doit être pris en compte lors du choix du type et de l’intensité des exercices. Même lorsqu’un outil d’autodépistage laisse croire que l’activité physique est inappropriée pour une personne, les médecins doivent évaluer cette dernière pour déterminer les contre-indications absolues et relatives à l’exercice (telles qu’indiquées dans le tableau 3).
Tableau 2 :
Critères indiquant qu’un examen médical est recommandé avant d’entreprendre un programme d’exercices, d’après le Questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique80
| Problème de santé | Facteurs importants à considérer avant d’entreprendre un programme d’exercices |
|---|---|
| Arthrite, ostéoporose, problèmes de dos | Difficulté à maîtriser l’affection; troubles articulatoires causant de la douleur; fracture récente, ostéoporotique ou liée à un cancer; vertèbre déplacée, spondylolyse |
| Cancer | Cancer du poumon, myélome multiple, cancer de la tête ou du cou, traitement en cours contre un cancer (p. ex., chimiothérapie ou radiothérapie) |
| Maladie cardiovasculaire (coronaropathie, insuffisance cardiaque congestive, arythmie) | Difficulté à maîtriser l’affection, arythmie nécessitant une prise en charge médicale, insuffisance cardiaque chronique, coronaropathie et absence d’exercices réguliers dans les 2 derniers mois |
| Hypertension | Difficulté à maîtriser l’affection, tension artérielle systolique au repos > 160 mm Hg ou tension artérielle diastolique > 90 mm Hg |
| Trouble métabolique (diabète mellitus de type 1, diabète mellitus de type 2, état prédiabétique) | Difficulté à maîtriser la glycémie, symptômes d’hypoglycémie, neuropathie diabétique, complications vasculaires ou cardiaques, maladie rénale chronique, maladie du foie |
| Maladies respiratoires (maladie pulmonaire obstructive chronique, asthme, hypertension pulmonaire) | Difficulté à maîtriser l’affection, faible saturation en oxygène au repos ou à l’effort, oxygénothérapie, symptômes d’asthme présents, utilisation d’un médicament de secours plus de 2 fois au cours de la semaine précédente, hypertension pulmonaire |
| Lésion médullaire (tétraplégie, paraplégie) | Hypotension symptomatique, dysréflexie autonome |
| Antécédent d’AVC (ou accident ischémique transitoire ou autre événement cérébrovasculaire) | Mobilité réduite, déficit neurologique ou déficience musculaire dans les 6 derniers mois, accident vasculaire cérébral dans les 6 derniers mois |
| Autres problèmes de santé | Infection respiratoire ou fièvre présentes, traumatisme crânien avec perte de conscience au cours des 12 derniers mois, épilepsie, autres affections neurologiques, autres affections rénales, présence d’au moins 2 problèmes de santé |
Tableau 3 :
Considérations et contre-indications relatives à l’activité physique pour divers problèmes de santé et exemples d’examens permettant d’orienter les interventions
| Problème de santé | Considérations | Exemple concret | Contre-indications | Examens appropriés |
|---|---|---|---|---|
| Maladie cardiovasculaire | Les exercices à haute intensité sollicitent fortement le cœur. | Environ 30 minutes de vélo stationnaire (échelle de perception de l’effort : 5/10), 5 fois par semaine | Absolues : angine instable, arythmie non maîtrisée, apparition récente et invalidante des symptômes83 Relatives : arythmie en présence d’hypoglycémie et/ou de déshydratation83 |
En présence de facteurs de risque cardiaques, réaliser une épreuve d’effort pour déterminer l’intensité et le volume d’exercices à prescrire |
| Cancer | Les séquelles (p. ex., anémie, thrombopénie, syndrome paranéoplasique, fracture pathologique) de certains cancers doivent orienter les modalités, l’intensité et le volume des exercices. | Environ 40 minutes de gymnastique aquatique (échelle de perception de l’effort : 5/10), 4 fois par semaine | Absolues : chimiothérapie ou radiothérapie active en cours en présence d’un faible taux de leucocytes, d’hémoglobine ou de thrombocytes; fièvre ou neutropénie fébrile4; exercices qui imposent des charges élevées aux os présentant des métastases ou qui sollicitent fortement les muscles rattachés au siège des métastases osseuses82 Relatives : autorisation de l’équipe d’oncologie requise en cas de thrombopénie, de neutropénie ou de faible taux d’hémoglobine84 |
Selon le type de cancer; analyses sanguines pour exclure un faible taux de leucocytes, d’hémoglobine ou de thrombocytes; neutropénie fébrile; imagerie si nécessaire pour exclure des métastases osseuses ou autres |
| Diabète mellitus de type 2 | Une neuropathie autonome peut contribuer à une hypotension lors des exercices d’intensité élevée. Les complications rétiniennes et rénales peuvent justifier une réduction de l’intensité. Les exercices d’entraînement à l’équilibre peuvent réduire le risque de chute associé à la neuropathie périphérique85. | Environ 30 minutes de marche rapide (échelle de perception de l’effort : 5/10), 5 fois par semaine | Absolues : risque élevé d’hypoglycémie, rétinopathie proliférative instable ou non traitée, chirurgie oculaire récente85 Relatives : neuropathie autonome, maladie rénale chronique85 | Explorations courantes pour évaluer la gravité de l’affection et la réponse à l’exercice |
| Hypertension | Les exercices à 90%–100% de la VO2 max ainsi que les entraînements musculaires intenses doivent être évités chez les personnes atteintes d’hypertension84. Les exercices au-dessus de la tête et les exercices isométriques* font augmenter la pression artérielle et doivent être effectués avec prudence. | Environ 40 minutes de marche rapide (échelle de perception de l’effort : 5/10), 4 fois par semaine | Absolues : tension artérielle systolique > 200 mm Hg, tension artérielle diastolique > 115 mm Hg84 Relatives : tension artérielle systolique > 180 mm Hg et tension artérielle diastolique > 105 mm Hg sans traitement pharmacologique84 | Explorations courantes pour évaluer la gravité et la réponse à l’exercice; mesure de la pression artérielle pendant l’exercice |
| Maladie pulmonaire obstructive chronique | L’intensité et la durée devraient permettre à la saturation de demeurer dans une plage appropriée84. | Environ 20 minutes d’entraînement par intervalle à vélo (2 minutes à 80 % de la FC max, 2 minutes de repos, 5 répétitions) | Absolues : insuffisance cardiaque non maîtrisée, syncope, insuffisance respiratoire, saturation en oxygène au repos ≤ 85 %84 Relatives : cardiomyopathie hypertrophique, hypertension pulmonaire grave84 |
Examens fonctionnels, dont la saturation en oxygène avant la prescription d’exercices84 |
| Fragilité | Le choix des modalités d’exercice doit tenir compte du risque de chute et de fracture associé. L’exercice doit être introduit progressivement chez les personnes précédemment sédentaires4. | Environ 30–40 minutes d’exercices à composantes multiples, 3 fois par semaine. Les exercices utilisant des bandes élastiques sont une solution de rechange efficace aux exercices réalisés avec le poids du corps ou des machines4. |
Aucune contre-indication | Risque de fracture établi par radiographie et évaluation de la densité minérale osseuse, le cas échéant |
| Arthrose | Éviter les charges excessives sur articulations qui occasionnent de la douleur. Les modalités réduisant le risque de blessure au minimum sont préférables41,84. Les exercices aquatiques, le tai-chi et le yoga sont associés à une réduction de la douleur et à une amélioration de la capacité fonctionnelle86. | Environ 40 minutes de natation ou de gymnastique aquatique (échelle de perception de l’effort: 5/10), 4 fois par semaine. La marche nordique (avec des bâtons de marche) est un choix idéal pour les personnes atteintes d’arthrose de la hanche65, la charge sur les articulations portantes étant modérée87. |
Relatives : arthrose généralisée, fibromyalgie84 | Examens d’imagerie courants |
| Ostéoporose | Tenir compte du risque de fracture lors de la prescription d’exercices. L’innocuité des exercices à impact (course, saut vertical) chez les personnes exposées à un risque élevé de fracture est incertaine43. | Exercices d’équilibre (attraper et lancer une balle, se tenir sur un pied, déplacer le poids du corps) et entraînement fonctionnel (se lever d’une chaise, monter des escaliers), 2 fois par semaine43 Entraînements musculaires ciblant les extenseurs du dos (hyperextensions inclinées, oiseau-chien) et les muscles abdominaux (planche avant, planche latérale), 2 fois par semaine43 |
Relatives : l’innocuité et l’efficacité des exercices à impact chez les personnes exposées à un risque élevé de fracture est incertaine | Mesure de la densité minérale osseuse selon les lignes directrices pour le dépistage de l’ostéoporose |
Remarque : FC max = fréquence cardiaque maximale, VO2 max = consommation maximale d’oxygène.
Les exercices isométriques concernent la contraction statique d’un muscle sans changement visible de l’angle de l’articulation.
Conclusion
L’activité physique est une intervention de santé sous-utilisée tant au sein de la communauté que dans le cadre de la prestation des soins aux personnes âgées. L’âge, la fragilité ou les déficiences fonctionnelles, au lieu d’être considérés comme des contre-indications absolues à l’activité physique, devraient plutôt motiver sa prescription, compte tenu des bienfaits qu’elle procure. Lorsque les personnes âgées adoptent un mode de vie plus actif, elles peuvent espérer vivre plus longtemps et profiter d’une meilleure qualité de vie pendant ces années supplémentaires.
Supplementary Information
Remerciements
Les auteurs et l’autrice remercient Susana Correa pour son expertise administrative et en infographie.
Voir la version anglaise de l’article ici : www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.231336
Footnotes
Intérêts concurrents : Jane Thornton détient une chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur la prévention des blessures et l’activité physique pour la santé et est directrice médicale et scientifique du Comité International Olympique. Samir Sinha est directeur du groupe de recherche sur les politiques de la santé au National Institute on Ageing, membre du conseil consultatif scientifique de la Croix rouge américaine, membre du conseil d’administration de HelpAge International, et membre du conseil d’administration de la Toronto Metropolitan University. Aucun autre intérêt concurrent n’est déclaré.
Cet article a été révisé par des pairs.
Collaborateurs : Les auteurs et l’autrice ont rédigé et révisé le manuscrit, ont donné leur approbation finale pour la version destinée à être publiée et endossent l’entière responsabilité de tous les aspects du travail.
Traduction et révision : Équipe Francophonie de l’Association médicale canadienne
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Associated Data
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